Chroniques visuelles

Chroniques de dvd, films et autres...

jeudi 2 juillet 2009

Cowboy Bebop again.

watanabenico

Non rien, juste pour dire que j'étais content d'avoir eu une super dédicace hier... 6f428754

Maintenant je peux me rendormir dans les limbes du wouaib....

*m'enfin je ne pars pas loin non plus puisque le prochain message réserve une petite surprise...*

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mardi 9 juin 2009

Le septième sceau (1957)

A écouter avec la chronique : "Danse macabre" de Saint-Saëns à télécharger en mp3, lisible sur n'importe quel lecteur et hébergé ici. Bonne écoute et bonne lecture.

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Retour avec plus de détails sur le film d'Ingmar Bergman dont j'avais brièvement déjà parlé là.

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Le chevalier Antonius Block, de retour des croisades croise La Mort sur son rivage natal. En la défiant aux échecs, il négocie un délai, en espérant pouvoir trouver, après tant d'années d'horreur, sur son chemin, les questions sur la foi qu'il se pose...

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On a tendance à parler d'austérité en évoquant le cinéma du père Bergman. Force est de constater que, même si c'est rarement la joie chez le bonhomme, ces films ne sont pas non plus enfermés dans un hermétisme à toute épreuve. En témoigne la farce burlesque (peu connue et peu appréciée du public hélas) qu'est "Toutes ses femmes" en 1964 où le regretté suédois, en plus d'essayer brillament la couleur le temps d'un film (il replonge ensuite au noir et blanc pour sa trilogie de la terreur avec le chef d'oeuvre Lynchien avant l'heure Persona (1965), l'inquiétant Heure du loup (1968) et La honte (1968). On pourrait ajouter aussi à ce tryptique, Une passion (1969), qui se déroule sur Färo, son île fétiche mais dispose de superbes couleurs et part dans une autre direction --mi documentaire assez étonnante-- qui ne sera pas plus explorée), faisait exploser toutes les conventions humoristiques. Et puis n'oublions pas avant ça, "Sourires d'une nuit d'été" (1955) et autres "Oeil du diable" (1960).

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Sans donc être un monument d'humour, le film, sorte de méditation métaphysique est quand même des plus ironiques, voire doté d'un sacré humour noir. Au fond, semble questionner le Suédois disparu, que sommes nous face à la mort ? Rien ou si peu. Nous sommes tous égaux en fait puisque dans le jeu, c'est toujours elle qui gagne à la fin. Antonius essaye de retarder l'échéance mais sa quête est piégée dès le départ : Où qu'il aille en quête de réponse (savoir si Dieu existe et pourquoi il ne répond pas à ses appels de fervent chrétien), c'est toujours La Mort qui se dresse sur son chemin. Une Mort (jouée par Bengt Ekerot) personnifiée si bien dans sa cape noire, qu'elle en marquera plus d'un, notamment un John Mc Tiernan qui lui rendra un hommage puissant à travers son Last Action Hero (1989). Une Mort qui s'amuse comme elle peut (et le réalisateur avec elle, est on tentés de dire), qu'elle joue aux échecs avec le chevalier (grandiose Max Von Sydow au passage) ou n'hésite pas à scier l'arbre où s'est réfugié un acteur qui se faisait passer pour mort (pas de pot, La Mort, la vraie, passait justement dans le coin avec sa hache) !

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Quand il ne verse pas dans le propos (vertigineux et puissant), le film se pare de détails et de plans hallucinants quand ils ne sont pas tout bonnement géniaux. Par exemple, juste sur le tronc scié de l'arbre (par La Mort) où s'était réfugié l'acteur, on voit apparaître un petit écureuil, très brièvement. Un détail quasiment cartoon, en apparence mais qui signifie surtout que dans la Nature, l'Homme n'est finalement rien, de poussière il retournera en poussière. Les plans de la nature et de sa faune, même moins importants et moins contemplatifs que chez Monika (1953) le montrent bien. Quand ce n'est pas un écureuil tout mignon qui apparaît, un aigle noir survole les plaines, les cheveux boivent tranquillement, le temps lui même change (la caméra s'attarde plus que prévu sur une clairière où vient d'agoniser un pestiféré : au moment de sa mort, la lumière se fait alors lentement --captures en dessous-- : quelque chose a eu lieu, au délà de la pellicule. La Mort est passée mais finalement, ce n'est sans doute pas le plus essentiel au sein de cette nature idyllique, juste un élèment intégré de plus au cycle de la vie semble nous dire le Suédois).

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Face à une destinée forcément implacable (et qui nous guette tous à la fin du chemin), chacun des personnages réagit différemment. Si le chevalier espère un répit pour trouver des réponses dans la foi, son écuyer, athée résolu, s'en fiche, pour lui, la vie reste cynique et sans véritable sens, Il faut surtout en profiter le plus possible. D'autres ne comprennent pas ou prou (le bûcheron crétin) quand d'autres, acceptent celle-ci avec résignation (l'ultime phrase prononcée par la jeune muette, dans un plan magnifique --un de plus au milieu de tant d'autres !--).

Pourtant, Bergman va sauver un couple d'artistes comédiens de l'emprise de la Mort, comme si, l'Art était la seule chose capable de sauver l'Homme au délà de la disparition : Un jour,  Josef remarque avec horreur le chevalier jouer aux échecs avec La Mort et s'aperçoit qu'il est le seul, ce qui le sauvera, lui, sa femme et leur enfant. Dès le début, le personnage avait déjà dans ses visions, des dispositions créatives et poétiques qui le mettaient déjà sur un autre plan que bien d'autres personnages.

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La danse de mort.

Il est probable que le public de l'époque a sans doute été plus touché par l'image imposée par le film (personnification de La Mort, Moyen-Âge stylisé avec un peu de budget --dans "Sacré Graal" des Monthy Pythons (1972), il y a bien des costumes similaires mais on a pas les moyens de se payer des chevaux. Par contre, des noix de cocos... ) que par son propre discours qui implique un peu de réfléchir malgré l'aspect purement divertissement du film (on est loin des grands drames tels que A travers le miroir (1961) ou Sonate d'Automne (1978). Pour autant, la récompense décernée au film était amplement méritée (prix spécial du jury en 1957 à Cannes) et son importance aujourd'hui se révèle encore des plus déterminantes. D'autant plus que le film n'a pas pris une ride et se révèle une vraie merveille et annonce un très grand chef d'oeuvre du même réalisateur peu de temps après : La source en 1960, qui se déroulera aussi au Moyen-Âge Suédois...

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samedi 6 juin 2009

"Je vais d'ailleurs là où le temps, on l'oublie... Music is a lover..."

A télécharger avec cette note (cliquez sur "free user" et attendez) : "Aquarium / Personnage aux longues oreilles" de Camille Saint-Saëns, extrait du carnaval des animaux. Morceau en m4a, donc lisible avec itunes, chers amis. :)

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Générique de fin de "Badlands" (La ballade Sauvage - Terrence Malick)

Je ne remercierais jamais assez les génériques de fin des films car c'est grâce à eux que j'ai découvert des artistes dont, pour certains, je n'aurais pas fouillé suffisamment la discographie (Philip Glass), quand d'autres, je ne connaissais même pas le morceau de musique en question (Arvo Pärt, Camille Saint-Saëns) mais que, du fait de son association avec une image en mouvement déjà plus que chargée de force, cette musique, déjà puissante en soi, gagnait une force nouvelle et obtenait son objectif : frapper au coeur.

Ainsi, fréquemment, quand le film me subjugue suffisamment, je reconnais que sa réussite est aussi liée à sa musique (même si le réalisateur possède une maîtrise technique formidable). Evidemment, pas pour tous les films, mais pour certains, ça fait mouche. Ainsi, comment ne pas parler de mon émoi à l'écoute de Carl Orff dans "la ballade sauvage" ou de l'utilisation que fait Terrence Malick du "Aquarium" de Saint-Saëns dans "Les moissons du ciel" (Days of heaven). La vue des génériques de fin me permet grâce à ma télécommande (si c'est un dvd ou une vhs) ou à internet (si film vu au cinéma) de recopier les thèmes utilisés sur papier pour les chercher ensuite et les écouter au casque (rare) ou sur la chaîne (je suis plus un afficionado de la hifi et de la qualité du son procuré que du mp3).

Puis, surviennent les difficultés de se procurer l'oeuvre sonore. Récemment, je montrai le "Syndrôme de Stendhal" de Dario Argento (1997) à mon père et la musique d'Ennio Morricone, composée avec un plaisir évident par le Morricone (qui retrouvait là le Dario après une longue période étant donné qu'ils avaient déjà collaborés ensemble dans les années 60 pour des "Giallos" comme "L'oiseau au plumage de cristal" (1969) ou "Le chat à 9 queues" (1970)) me fit une nouvelle fois grand plaisir à la vision du film. Hélas, cette bande-originale est des plus rare, et comble du comble, fréquemment oubliée dans les multiples compilations d'Ennio Morricone...

Alors, face à la rareté de nombreuses oeuvres, inutile de vous décrire l'immense joie de l'amateur de bandes originales de film quand un jour, il trouve ou reçoit chez lui, un disque avidemment et longtemps recherché et que l'écoute ne fait qu'amplifier son plaisir. Il y a une semaine par exemple, j'ai reçu chez moi, le "Candyman" de Philip Glass que je cherchais depuis des lustres.

Autant dire que ma joie continue encore et encore.

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Générique de fin des "Moissons du Ciel" (Days of heaven - Terrence Malick)

Posté par Nio Lynes à 16:35 - musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 4 juin 2009

Terminator renaissance

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2018. La guerre contre les machines, menées par Skynet, fait rage. La résistance menée par John Connor (Christian Bale) ne desespère pas et survit par tous les moyens. La trouvaille d'une fréquence coupant toute action des machines pourrait s'avérer un tournant dans cette guerre fratricide...

Je ne suis pas un fan avéré de Terminator pour pointer régulièrement les erreurs de tel ou tel volet qui viendrait après le/les films de Cameron (on ne parle donc pas d'un fan de terminator mais d'un Carmeronator dans ce cas là, blague nulle à part.), la preuve étant que, contrairement à beaucoup, j'ai vraiment bien aimé le 3e volet réalisé par Jonathan Mostow. Si, si, il était bien ce 3e Terminator. Et puis il était bien chouette hein. La chronique livrée en lien pourrait peut-être vous en convaincre. Ou pas. agnaaa

Il s'avère par contre que je suis un grand fana de Science fiction, genre littéraire et filmique que je suis régulièrement depuis ma plus tendre enfance même si, mon champ d'action s'est considérablement élargi et je sais reconnaître un bon livre/film malgré ses défauts. Commençons donc par les défauts (subjectifs, encore que...) de ce 4e volet qui amorce en fait une nouvelle trilogie : d'abord la photographie grisâtre/émaciée/terne de l'image. Bon on sait que le futur c'est pas rose (humour), mais quand même... Où sont passés nos tons si bleutés néons-80's si chics pour échapper aux lasers de la mort (manquait plus que Cameron et Mostow mettent un peu de disco et ça y est, c'est reparti pour danser toute la nuit) ? Beh en fait, on est qu'au commencement de la guerre. Ah. Mouais. Mais bon, c'est compréhensible quand on pense que chacun des volets posait un jalon de plus dans l'histoire Skynet versus machines, le 3e volet montrant largement plus que les 2 précedents, l'évolution du bidule. Jouez-vous du futur, il vous reviendra dans la gueule au plus que parfait du subjonctif.

L'autre gros défaut, c'est les coupes éffectuées par le studio. Visiblement, tout film atteignant maintenant 2h peut, dans la logique commerciale, tenir du suicide. Mais oui, rendez-vous compte, 2h, ça fait moins de séances en salles. Et donc moins de pognons. Et tant pis si des personnages sont plus développés que d'autres, hélas, faut qu'on coupe, vite, vite ! Et tant pis pour le spectateur aussi. Il se rattrapera sur le dvd.
Si il habite en Amérique.
Vous n'êtes pas au courant par les nouvelles politiques des grands studios concernant les dvds et Blu-ray disc ?
Je viens de l'apprendre aujourd'hui en même temps que la triste disparition de David Carradine (Bill dans "kill bill" de mister Tarantino. R.I.P David) : apparemment, pour un film trop long, on projette de mettre la version longue en vidéo. Celà, c'est la théorie. Dans la pratique, ce n'est que faisable pour les U.S.A souvent, en témoigne Watchmen qui aura sa version longue uniquement aux U.S. De quoi être de plus en plus dégoûté par le cinoche...

Bref, des coupes, un montage qui s'en ressent. Et puis, nouvelle trilogie oblige cette fois dans le futur, la fin est changée. Sans vous raconter les détails et le plaisir du film, normalement ça se terminait très méchamment pour John Connor, du moins, conformément à la sinistre prévision donnée dans le 3e terminator (qui n'a pas dû plaire justement à cause de son aspect très sombre sous le vernis). Si vous vous rappelez du film de Mostow, je crois que vous comprendrez aisément...

termijohnmarcus

C'était les point négatifs.
Pour le reste, comme je ne m'attendais pas à ce nouveau volet et que j'en attendais quasiment rien, c'est un bon divertissement. Voire même très bon.

Bien sûr, celà n'atteint pas le niveau d'excellence des autres volets, mais celà reste très bon et même si certains personnages ne sont pas plus développés (Bryce Dallas Howard, enceinte, reprend le rôle de Claire Danes du 3e volet, à savoir, la compagne de John Connor. Le rôle n'est pourtant pas aussi développé qu'on l'aurait espéré, la faute aux coupes), le trio de base, à savoir Kyle Reese (LE Kyle Reese du premier film de Cameron --bon, c'est plus Michael Biehn mais quand même-- ! Eh oui, la boucle se rejoint puisqu'on est dans le futur, les références deviennent pour le moins inévitables et sont du reste, assez bien traitées), John Connor (Christian Bale qui nous a habitué à mieux est curieusement, un peu en sous-régime, comme si le rôle de leader de l'humanité semblait trop important pour qu'il ne le prenne qu'autrement qu'avec humilité. Néanmoins, on ne le dira jamais assez, Christian Bale est un des meilleurs acteurs de ces 20 dernières années. Christian, j'ai foi en toi) et Marcus Wright, LA grande surprise de ce volet, joué par un Samuel Worthington tout simplement épatant. Bien sûr, ce rôle de machine qui a les souvenirs d'un humain et s'interroge sur le sens à donner à sa vie n'a pas la valeur métaphysique d'un Ghost in the Shell (de Mamoru Oshii), on est dans un blockbuster après tout, mais l'acteur délivre une composition suffisamment fouillée pour qu'on y croit. Et la magie du cinéma fait le reste. Et c'est justement pour cet aspect intéressant dans le cadre du cinéma Hollywoodien (comment une machine conçoit t-elle son existence ?) que j'encouragerais à voir le film. Celà et aussi les quelques guest-stars invitées qui font office de relais avec les anciens volets, en témoigne un Michael Ironside qu'on croyait disparu depuis des décennies (son dernier rôle mémorable c'était dans Starship Troopers non ? Bon là, il a un petit rôle. Il semble fatigué Michael. Mais ça fait plaisir de le revoir, même over-maquillé). Et puis devinez quoi ? Séquence hautement jouissive, l'apparition furtive de notre ancien (body)building Autrichien désormais gouvernator de Californie.
Non, vous ne revez pas.
Rien que pour ça, croyez-moi, surtout si vous êtes d'anciens fans de Schwarzy, c'est un petit plaisir coupable dont on ne peut pas se passer. Pour le reste, un bon divertissement tout comme l'étaient les autres films de la saga. Bref, 4e volet et encore aucune fioriture. J'en redemande.

Ce n'est pas la fin, celà vient juste de commencer...

Edit : Une petite précision qui a son importance : chacune des scènes d'actions sont lisibles, ce n'est pas un de ces films next-gen avec la caméra qui bouge tout partout (quantum of solace ? :) ) rien que pour le spectateur vomisse tout son quatre heures et ait mal au crane. Bref, de l'action comme à l'ancienne, que demande le peuple ? agnaaa

Posté par Nio Lynes à 21:17 - Espaces lointains - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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dimanche 31 mai 2009

Votre BD de mai/juin 2009.

bad5 Présenté par Sissi Spacek et ses mignonnes taches de rousseurs (la photo est une capture d'écran du "Badlands" de Terrence Malick), voici vos petits strips de mai-juin. Plutôt juin que mai à vrai dire, vu mon niveau d'absenthéïsme de ces derniers temps, ce qui ne veux pas dire que j'étais totalement absent loin de là.

Nos strips sont donc issus de "la vie est courte" mini-série en 3 tomes de Larcenet et Thiriet aux éditions Dupuis (collection humour libre), où les deux compères, liés par ce goût commun de l'absurde s'en donnent à coeur joie pour leur (et notre) plus grand plaisir. Bons strips !

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(cliquez pour voir en plus grand :) )

Posté par Nio Lynes à 17:55 - Strips, cases et pin-ups... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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