Chroniques visuelles

Chroniques de dvd, films et autres...

mercredi 30 août 2006

Hannah et ses soeurs

Hannah et ses soeurs (1986)

hannahe

Je poursuis mon cycle Woody Allen entamé précédemment et je tombe donc sur ce film.

Une fois de plus, Woody réalise un grand film et surprend agréablement en adoptant la narration de ses personnages, leurs ressentis par le biais de la voix-off tout en enchevêtrant les destins croisés de 3 soeurs (Hannah --Mia Farrow--, Lee --Barbara Hershey, sublime-- et Holly --Dianne Wiest) et de leurs proches, maris (Michael Caine, tout de finesse et de subtilité ainsi que Max Von Sydow) comme ex (et nous retrouvons d'ailleurs Woody dans ce rôle de névrosé hypocondriaque qui gesticule partout tout en trouvant paradoxalement l'un de ses meilleurs rôles, sombre et assagi avec le personnage de Mickey, ancien mari de Hannah).

Si le film est comme souvent chez Woody une déclaration d'amour à New York, sa ville (cette fois, on a droit aux "rues sombres et éclairées au néon" ainsi que des passages dans Central Park), c'est aussi pour lui, l'occasion de retrouver l'un de ses thèmes de prédilection à travers les relations de ces couples qui se font et se défont, par envie, par amour. Et notre New-Yorkais adoré de découper le film en autant de chapitres aux titres se résumant à une phrase, presque une synthèse de ce qui va suivre (je pense à cette phrase de Tolstoï reprise justement : "La seule vérité que l' Homme soit capable de saisir, c'est que la vie est dénuée de sens"), que celà puisse être comique ou désabusé. Woody déplace uniquement ses névroses sur son personnage mais bien avant Match Point, on ressent soudain une crainte viscérale à l'image de la scène de tentative de suicide de son personnage. Suicide raté heuresement qui permettra au personnage au détour d'une salle de cinéma de se réconcilier avec la vie sur fond de Marx Brothers.
Auparavant, il aura cherché un sens à sa vie du côté de la foi (les scènes où Allen désire changer de religion pour le salut de son âme sont tout bonnement hilarantes) avant de revenir au cinéma, éternel créateur d'illusions qui guérissent ou détruisent.

Le film commence sur un repas de Noël (enfin Thanksgiving...) avec la famille au complet pour se terminer deux ans plus tard, sur un autre repas de fin d'année en famille, l'occasion pour tous de prendre les bilans et d'aller de l'avant pour de nouvelles vies avec les décisions et les conséquences prises. Mickey reprend goût à la vie et sort avec Holly qui reprend confiance en elle-même en écrivant des livres inspirés de sa vie ou de celle de ses proches (un parallèle avec Woody et ses films ?), tandis que Elliot (Michael Caine) après s'être brièvement adonné à l'adultère avec Lee prend conscience lentement qu'il aime quand même Hannah et reviendra vers elle, néanmoins marqué pour toujours par sa brève liaison avec la soeur d'Hannah.

Woody ne donne aucune morale, il met juste en scène avec tendresse, humour et mélancolie, des moments personnels qui peuvent arriver à n'importe qui et signe au final l'un de ses meilleurs films.

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lundi 21 août 2006

Ombres et brouillard.

Ombres et Brouillard. (1991)

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Je n'y croyais pas avant de l'avoir vu, mais Woody a vraiment fait péter son casting pour ce film :

  • Woody Allen (Kleinman)
  • Mia Farrow (Irmy)
  • John Malkovitch (le clown)
  • Madonna (Marie)
  • Donald Pleasence (le docteur)
  • Jodie Foster (prostituée)
  • Kathy Bates (prostituée)
  • John Cusack (Jack l'étudiant)
  • Lily Tomlin (prostituée)

Et excellente surprise, non seulement tous les acteurs sont bons, mais le film l'est également se hissant presqu' au niveau de Manhattan. Un mélange de surréalisme, de poésie, de drôlerie (toujours les répliques chez Woody) et encore une histoire de couples, cette fois ancrée dans de nombreux hommages : A Kafka, Kurt Weill (et Brecht pour la musique), aux artistes du monde du cirque, à Jack l'évantreur (sauf qu'ici c'est un étrangleur), aux films des années 20 et l'expressionnisme allemand...

Disons le, le sublime noir et blanc brumeux (ayez une bonne télé) du film est grâcieusement obtenu par Carlo Di Palma, excellent directeur de la photographie, hélas récemment décédé et au vu de son travail, on ne peut que le regretter amèrement.
La musique emprunte à l'univers du cirque et de la musique de chambre et participe à l'univers onirique partagé entre rêve et noirceur de la vie. Allen capture bien l'univers Kafkaïen à travers des scènes absurdes souvent hilarantes (Kleinman qu'on avertit d'un plan mais jamais on lui dira ce que c'est, les gens qui prennent peur et se constituent en petites milices d'autodéfenses souvent constituées d'eux seul, le don prodigieux de "renifleur" du grand "spyro" un étrange charlatan dont le fait de dénoncer les gens soit devenu le meilleur gagne-pain...) et livre un hommage au monde de la magie mais aussi des freaks tels que les artistes et autres avaleurs de sabres... D'ailleurs dans notre société moderne, l'artiste n'est il pas une sorte de "Freaks" ?

Et le film de culminer sur une fin surprenante qui révèle que dans la vie, "tout n'est qu'illusion, mais elles nous sont souvent nécessaires pour vivre".

Un très grand film qui capte la vie avec poésie, rire, noirceaur et absurdité presque comme Kafka, mais c'est du Woody. J'avoue que je le range volontiers à côté de Manhattan.

Une ville tranquille d'Europe Centrale, dans l'entre-deux guerres... Recruté de force par la milice d'autodéfense, Kleinman, un petit employé craintif, doit capturer un étrangleur qui rode et terrorise la ville. Dans le brouillard sombre et humide de la nuit, Kleinman croise une avaleuse de sabre au chômage. Désireux d'aider cette "âme en détresse" et d'échapper aux griffes de la milice, Kleinman abandonne ses recherches. Mais pendant ce temps, les meurtres se succèdent...

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mercredi 16 août 2006

Alien vs predator

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Grand fan des alien mais aussi passionné de la bêbête à Mc Tiernan, je profitais d'un instant pour voir ce film sur mon pécé, la télévision étant occupée (donc pour se regarder la maison du diable, c'est loupé, sorry Patch'...) par le paternel, trop occupé à se regarder des bêtises télévisuelles en tout genre...

Première constatation au générique, le film est réalisé par le tacheron Paul W.S.Anderson. Non, pas le gars qui a réalisé Magnolia ou Punch-Drunk-Love, mais l'autre Anderson, le gars hélas responsable du nanar Mortal Kombat et le très moyen Resident Evil. Aïe.
Bon soyons bon joueur et admettons que le gars en question n'avait jamais eu un bon scénario en main. Et puis quoi, bon sang, on va avoir droit à du Predator et du n'alien en un seul film, deux pour le prix d'un.
Oui mais non. Et le ratage fait d'autant plus mal que là, c'est un fan qui se sent blessé.
Et le fan Blessé, il est limite hargneux si il a pas sa pâtée quotidienne.

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Pub pour les lunettes Afflelou : "T'as de beaux yeux tu sais.
_ Embrasse moi."

Déjà, les personnages sont creux et l'on arrive même pas à s'attacher à eux, même l'héroïne qui fera copain-copain avec le pred'...Ah mais elle était prédestinée dès le départ, elle pourrait presque se faire des dread' dans les cheveux !
Je suis méchant parce que c'est le seul personnage un tant soit peu intéressant dans le film, le reste c'est de la figuration bonne à faire de la bouffe à Alien ou du déchargeage de gunshot pour predators.
Ah mais merde, même les seconds couteaux doivent servir à quelque chose ! Merde, quand un personnage crèveouille, il faut que ça nous fasse mal, que ça nous fasse paniquer et là, rien. Plat comme des oeufs à peines réchauffés je vous dis. Et ça blablate et ça blablate. Lance Henriksen lui-même vient payer ses impôts, faut dire que Millenium de Chris Carter, ça marche moyen là bas sur la Fox... Pauvre Bishop, mais qu'est tu venu faire dans cette galère ? Si seulement on avait un background suffisant sur la Weyland, voire la Yutani (puisqu'on se doute bien que la Weyland fusionnera avec la Yutani pour créer "la compagnie" omniprésente et menaçante, telle qu'on la connaît dans la saga Alien), mais rien : aventurier milliardaire pionnier et zouplà, vite expédié msieurs-dames et pour un rôle un peu antipathique.

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Vite, vite il nous poursuit, fuyons !
_ Une seconde, je prends une photo pour mes gosses.

Pour un tel budget, c'est même pas une série B, mais Z luxueux. Carpenter peut se rendormir sur ces deux oreilles, on a fait pire que Ghosts of mars (*). Trop de textes, des plans foutraques, une pyramide en légo démontables avec des salles qui changent toutes les 10 minutes. Tiens c'est Cube ? Non, non, chut tais toi et dis rien, les spectateurs sont tellement mous du bulbe qu'ils ne diront rien. Et l'histoire....

OK. Admettons qu'une civilisation précolombienne-Egyptienne et je sais plus la troisième ait crée les pyramides servant de terrain de chasse aux predators, mais même en partant de ce constat, les écritures devraient être mélangées et fusionnées entre elles (à moins que les trois civilisations aient juste fait campement là pour quelques sacrifices et faire un pic-nic avec les predator sous le soleil) et le scientifique devrait avoir du mal à traduire. Là il y arrive comme un pro alors qu'au début il confondait une capsule de pepsi avec les ruines d'une civilisation disparue au Yucatan ou que ne sais-je...

Le simple fait de situer la pyramide en Antartique relève de la gageure à travers une scène sublime mais qui fout tout le truc en l'air (c'est aussi la seule scène à priori sauvgardable dans le film) : L'on voit les Predator régner sur les indiens sous un soleil formidable. Il doit y faire très chaud...Pas de problème coco. Comment s'appelle ce pays ? Ah oui l'Antarctique, j'oubliais qu'il y avait eu des palmiers sous 300 mètres de glace en Antarctique mais bon...

Le problème de ce film, c'est de s'appuyer sur du rien alors que Stargate par exemple s'appuyait sur des points solides forts. Sur le papier, en comics ça marcherait, en film la baudruche se dégonfle et révèle ses failles.

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Hé regarde, par terre, y'a des cartes Magik.
_ Trop bien, je les ai pas dans ma collection !

Ensuite le film est filmé comme du gros n'importe quoi....Comme un jeu vidéo mal foutu oui... Les plans sont mous quand pas bâclé et jamais la caméra n'impressionne la rétine. Anderson n'est pas Mc Tiernan ou Tsui Hark mais quand même... Les face-huggers volent sur leurs victimes et hop, ralenti ! N'importe quoi. Les bébés alien naissent et grandissent à une vitesse, fouyaaaa, ils ont dopés leurs aliens mr le juge ! Le combat avec la reine Alien ? Un gros mix pompé sur le Aliens de notre cher Cameron et le Jurassik Park de Spielberg. Les pauvres réalisateurs n'avaient certainement pas mérité ça. En gros, la reine Alien se déplace comme un T-Rex sans aucune classe. Finie la maestria digne du film de Cameron, Anderson film ça avec ses pieds et semble y prendre un malin plaisir. Et puis, il faut noter que les aliens ne supportent pas le froid, on se rappelle dans le film de Ridley Scott que l'alien se préparait pépère à hiberner, gelé par le processus déclenché par Ripley et que celle-ci allait le réchauffer en petite culotte et gros scaphandre (ouh la cochonne !). Bref voir une reine alien courir comme un t-rex dans un froid glacial où même l'héroïne ne porte plus son blouson mais son petit pull rouge, j'étais en train de me gausser.

Le comble du film, c'est quand l'héroïne se sert de la tête d'un alien comme bouclier et de sa queue comme épee. Certes, on veut faire un clin d'oeil métaphorique à la scène où Ripley arrache la machoire de l'alien dans Alien Resurrection mais que c'est lourd... Et cette morale "les ennemis de mon ennemi sont mes amis". C'est tiré d'un film de Besson ? Ah tiens non...

Quel gâchis, mais quel gâchis. Les comics et le jeu vidéos évitaient tous pièges en se basant sur un postulat de pur science fiction mais en basant ce film dans le monde moderne (donc un XXe siècle qui sera périmé dans 10 ans), tout s'effondre.

Ah oui, le plan final achève de consterner ou faire rire : le predalien (j'ai même pas remarqué que le "predator héros" avait été accouplé avec un face-hugger). Même dans Alien 3 quand le face-hugger "s'accouple" avec un chien/boeuf (dépend de la version du film, cf (**)), l'alien même si il adopte les caractéristiques techniques de sa victime (course et rapidité du chien, esprit primaire du boeuf) reste au final un alien. Sinon il aurait fallu lui coltiner des cornes ou des oreilles tombantes poilues et une truffe. Bref, le plan final se mord lui-même la queue.

Quel gâchis, bordel, quel gâchis....Heuresement que j'ai passé ma journée d'hier à matter les excellents bonus du coffret Alien mais quand même...

(*) J'avais bien aimé Ghosts of mars a sa sortie en 2001. En le revoyant dernièrement, j'étais consterné. Du Carpenter ça ?...
(**) chronique du coffret Alien quadrilogie sur ce même blog en plus, heureux veinards.

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samedi 12 août 2006

Vos woody allen préférés ?

Quel sont vos Woody préféré ?
Débuts et comédie...
Quoi de neuf, Pussycat ? (pas woody mais bon...)
La première folie de Woody Allen
Lily la tigresse
Prend l'oseille et tire toi
Bananas
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander
Woody et les robots
Guerre et amour
Intériorisation...
Annie Hall
Intérieurs
Manhattan
Stardust Memories
Comédie érotique d'une nuit d'été
Zelig
Broadway Danny Rose
La rose pourpre du Caire
Hannah et ses soeurs
Radio Days
87 à 96
September
Une autre femme
Crimes et délits
Alice
Ombres et brouillard
Maris et femmes
Meutre mystérieux à Manhattan
Coups de feu sur Broadway
Maudite Aphrodite
Tout le monde dit I love you
Déchéance, routine et lumière.
Harry dans tous états
Celebrity
Accords et désaccords
Escrocs mais pas trop
Le sortilège du scorpion de jade
Hollywood ending
Anything else
Melinda et mélinda
Match Point
Scoop (sortie 2006 ou 2007)

Résultats

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Accords et désaccords

Accords et Desaccords (1999)

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Accords et desaccords est un excellent Woody, qu'on se le dise !

Servi par une excellente musique de jazz des années 30 et par des excellents acteurs, Accords et Desaccords est le dernier grand Woody avant Match Point (2005). Enfin, je dis ça, je n'ai pas vu Hollywood Ending (2002)...

Emmet Ray est un guitariste de jazz extrêmement doué, insouciant, coureur de jupon, doublé d'un flambeur invétéré. Mais la musique ne paie pas et Emmet aime les femmes, les belles voitures et les costumes de luxe... La solution ? Conquérir Hollywood pour y trouver la gloire et surtout pour sortir de l'ombre de son idole : le grand Django Reinhardt...

Le problème avec les génies, c'est que non seulement ils ont du talent, mais aussi un gros égo, les rendant quasi indispensables à l'humanité, du moins le pensent-ils. Emmet n'échappe pas à la règle, se prôclamant "le plus grands guitariste du monde...Enfin, après le gitan", lequel correspond en fait à l'idôle suprême d'Emmet, Django Reinhardt. Une idôle qu'Emmet cite constamment et dont il ne peut se défaire : C'est bien simple, dès qu'on prévient Emmet que Django va se produire dans la même ville que lui ou a quelques mètres même, celui-ci s'évanouit invariablement ou paralysé de peur, s'enfuit par n'importe quel moyen (ce qui donnera lieu dans le film à une scène assez amusante) !

Le personnage d'Emmet (interprêté génialement par Sean Penn) mis à part qu'il joue de la guitare comme un Dieu est aussi terriblement humain et complexe grâce à ses défauts à la fois énervants mais aussi attachants. Emmet adore tirer avec un révolver sur les rats et regarder les trains...Sans autres but qu'un dépaysement simple sans se poser de questions. Autres défauts, moins sympathiques ceux là,Emmet est kleptomane (en plus ça lui sert pratiquement à rien puisqu'il jette les objets l'instant d'après !), c'est un invariable macho, toujours sûr de lui-même, qui n'hésite pas a quitter une femme pour une autre, un peu coureur de jupons qui prévient pourtant chacune de ses conquêtes de ne pas trop l'aimer dès le départ.

Un jour pourtant, il éprouvera véritablement de l'amour pour une femme et ne se voudra jamais de l'avoir quittée, ce qui provoquera une remise en question douloureuse à la fin du film. Aime t'on pour l'être en question ou le talent ?..

Avec cette fausse biographie d'un vrai-faux guitariste (on continue de se demander si le personnage a réellement existé) entrcoupée d'interviews de passionnés du guitariste (dont Woody), le réalisateur en profite pour poursuivre ses obsessions : les relations humaines amoureuses et le ballet des corps de l'un à l'autre, les "accords et désaccords" entre nos relations amoureuses, interprétation autre que musicale du titre, à travers un regard sur l'ensemble de l'oeuvre du Woody.

Les acteurs sont au diapasons et la musique (jazz) est à se damner : Sean Penn joue avec grande finesse un personnage mi-fascinant, mi-ridicule; Samantha Morton (Minority Report...) est incroyable de justesse dans le rôle d'une jeune muette amoureuse du guitariste, elle émeut à chaque instant dans son dévouement, sa gentillesse, sa coquetterie; Uma Thurman joue une jeune journaliste vamp qui n'hésitera pas a se marier avec Emmet pour écrire un bouquin puis le tromper (c'est même à partir de là qu'il doutera de lui-même et que le film partira dans 3 versions supposées de ce qui a pu arriver a Emmet sur le tard), enfin Gretchen Mol (oui j'aime bien cette actrice je sais) fait un court passage un peu injuste car elle mérite mieux, mais pourquoi pas ?

Bref un bon film à consommer sans modération !

Posté par Nio Lynes à 13:57 - Le New-Yorkais à lunettes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 10 août 2006

Aeon Flux - intégrale -

Enfin !
Plus de 14 ans après sa première diffusion en 1992 dans Liquid metal television (qui passait originellement sur mtv mais qu'on pouvait voir sur canal + dans la cultissime et décalée "Oeil du cyclone") et 11 ans après la diffusion de la 3e et dernière saison en 1995 dans les pays anglo-ricains saxons, sort enfin chez nous en dvd remastérisée Aeon Flux, série décalée, ultra violente, brillante, cynique, complexe, remplie d' allusions sexuelles plus ou moins implicites et...

Et en version non censurée et remastérisée, à la différence de ce que les ricains ont eus.

Nyark !

aeonfluxdvdintegra

Comment décrire la joie qui m'a tenaillé quand j' ai eu ce coffret dans les mains en dépensant sans regarder (encore que 3 dvd à 25 euros dans un même coffret avec un packaging artwork de classe ça le fait bien hein) ? C'est simple, j' ai même mis la pauvre Aude devant le fait accompli en lui faisant regarder (bouffer plutôt) 3 épisodes d' affilés ainsi que l' intégralité des épisodes des 1eres et secondes saisons.
Oui, elle est encore vivante la Aude, ne vous inquiétez pas hein, je suis pas un monstre non plus avec ma coupine.

Quand même, je dis ça parce que la complexité de la série est... Hors norme.
Et là je m' adresse à ceux qui ont déjà vus les films "puzzle" et "casse tête" d' intelligence et de classe que sont Donnie Darko et Memento. Vous voyez ces films ? OK alors accrochez vous parce que Aeon Flux c'est aussi balèze.

Et c'est là que la série devient culte : épisodes complexes, trames léchées en plus d'un style de dessin lorgnant sans vergogne vers le comics pur et dur à la Frank Miller (les personnages peuvent même verser dans la caricature !) avec des couleurs criardes ou ocres donnant dans la sensation voulue de malaise. Et le style de dessin change par détails subtiles à chaque épisode tout en conservant la même homogénéïté, c'est assez dingue et il suffit de regarder le visage d' Aeon d'un épisode à un autre pour s'en convaincre.

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Ah oui, la série n'est pas pour les gamins à moins que vous vouliez qu'ils se transforment en Nio 10 à 15 ans plus tard...


1ere saison

A l' origine en 1992 la série était constituée d' un moyen métrage de plus de 20 minutes qui fut sectionné en 6 parties indépendantes pour MTV dans liquid television, ce fut la première saison, laquelle donne tout de suite le ton : plans saccadés et incroyables (notamment Aeon vue de dessous quand elle parcourt une mare de sang avec la vision rouge que pourrait avoir une créature dans cette mare immense rougeâtre !), cadrages maîtrisés à l' extrêmes, idées folles frôlant le n'importe quoi, ultra violence (à la Tarantino !) mâtinée d'humour noir et d'un pessimisme flagrant (il faut voir Aeon abattre une armée de plus d'une centaine de gardes et les corps s' accumuler en tas pour s'en convaincre), fluidité de l' animation (oubliez Uma thurman dans Kill bill volume 1 et son combat dans la maison de "Charlie Brown" et revoyez vous Aeon faire du surf sur un corps accroché avec un grappin à une balustrade et descendant la pente de la cordelette à coup d' uzi dans une séquence filmée en arrière à 45°. Essayez d'imaginer cela...) et bien sûr, des scènes courtes de "sexe soft" avec léchouilles oreille, léchouille langue, léchouille pieds.

Peter Cheung aime bien les léchouilles quoi...

http://www.dvdrama.com/menus/aeonfluxtv42.jpg

Cette première saison à défaut d' indiquer d' autres pistes que la satire et la critique de la vanité de l' être humain mettait au moins bien dans le ton.

Mais le pas est atteint avec la seconde saison : 5 courts métrages (5 minutes a chaque fois) tout aussi muets que la 1ere saison et tout aussi complexes voire plus où a chaque fois, Aeon manquant sa mission et meurt connement, à tel point que ça en devient vraiment jouissif...

...Pour réapparaître vivante dans l' épisode d' après.

A ce stade la série s' élève au rang de concept artistique génial. Retour en détail dessus.

2e saison

* Guerre (War)

Un épisode qui démarre en fanfare où Aeon tente de délivrer un prisonnier avant de mourir dès la 1 ère minute. Le prisonnier lui va abattre son geolier avant d' exterminer une armée entière puis de mourir sous les balles d'une personne qui décimera une armée entière avant de périr sous les balles d'une personne qui...

L'épisode dingue qui confine à l' absurde et montre de toute façon bien l' absurdité héroïque de la guerre. Les gens ne sont plus que de la chair à pâté et on se sert des cadavres pour en faire un escalier alors qu'ils sont encore accrochés à des cordes ! Barbare et qui part dans toutes les directions... (3/5)

* Gravité (Gravity)

Où comment Aeon tente de capturer des documents d' un avion tout en faisant une chute libre à plus de 1000 mètres d' altitude, apercevant un véhicule et des hommes étranges, un train qui contient son amant et supérieur Trevor Goodchild et sa descente impitoyable qui continue. N' ayant rien d' autre à faire, elle prend les jumelles et regarde les hommes en combinaison. Et elle continue de chuter...

Impitoyable, implacable, cynique, bourré d' idées, un épisode essentiel d' Aeon Flux basé sur une chute sans parachute et une totale perte des objectifs. Jouissif. (5/5)

* Loisirs

Où comment Aeon s' amuse à s' entraîner aux barres fixes, au tétris avec des bébés extraterrestres avant de se rétamer méchamment dans une compétition pro bouffe ironique....
Méchant, ironique et moraliste mais qu'est ce que c'est bon... (4/5)

* Miroir (mirror)

Aeon rentre dans une maison, il est 1 h 01. En tombant, elle se ramasse devant une caméra qui la filme. En allant chercher la personne qu'elle doit assassiner, elle tombe sur le circuit vidéo où un court instant elle envisage de détruire la K7. Puis elle rembobine celle ci et se met à la regarder, hélas la bande a des parasites et au moment où elle se baisse pour remettre la prise, elle ne voit pas qu'a 1 h pile, une personne étrange est passée par le même chemin qu'elle...

Basé sur le jeu avec le temps et le décalage, cet épisode a pour thème la vision, le regard, un thème qui deviendra récurrent dans toute la série, surtout la 3e saison. Aeon en croyant avoir un contrat pour tuer quelqu'un se fait doubler toujours d'une minute ou plus sur son propre terrain avant de se faire assassiner et d' agoniser lentement devant la cassette qui continue de se dérouler. Avant de pousser son dernier soupir, va t'elle pouvoir voir son assassin...? (3/5)

Marées (tides)

Un épisode irracontable autour d'un ascenseur/chambre, d'une clé et d' un compte à rebours qui s' égraine lentement de 7 à 0 et toujours sortir, vérifier la clé si elle correspond à la porte, tirer sur le grappin qui se déploie à l' angle, abattre un garde de l' étage et revenir dans l' ascenseur. Puis recommencer à chaque étage jusqu' au niveau 0 où...
Suspense haletant, musique construite comme un boléro, jeu de pistes, agents doubles, tout l' épisode relève du génial comme Gravité. (5/5 voire 6/5 ah que si.)

La première et la seconde saison sont rangées dans le 3e dvd à côté des bonus et documentaires sous l' appellation de "courts métrages aeon flux". Le Pilote 1ere saison lui se voit a nouveau rattaché en une seule et même partie, un peu indigeste alors que les courts métrages 2e saison eux restent totalement indépendant ce qui fait toute leur force.
Les autres bonus eux concernent la conception graphique (photos nombreuses, croquis, story boards, planches, essais), 2 documentaires, un extrait de Liquid Télévision (ah ouais ça fait hyper peur et décalée cette émission quand on y pense... Mais comment j'ai pu regarder ça ? O_o ) ainsi que divers travaux vidéos de Peter Cheung notamment sa pub sublime pour Honda et ses pubs pour MTV ou Aeon Flux le jeu...

... Travaux que vous pourrez visionner et télécharger chez Catsuka si le lien marche encore^^ :

http://www.catsuka.com/focuson_anim.php?id=chung_peter&page=2

La pub Honda est sublime vraiment.

Aaaaah si ils avaient pu mettre un extrait du "matriculated" d' Animatrix que Cheung à réalisé ou encore un extrait de sa série avec Rintaro "Alexander", on aurait touché au suprême bonheur mais non, tans pis, c'est déjà pas mal.


http://www.dvdrama.com/menus/aeonfluxtv31.jpg

Beau plan, belle domination.


La 3eme saison

En 1995, la 3e saison d' Aeon Flux est diffusée à partir du 8 août. Cette fois les épisodes font 25 minutes chacun et Aeon et Trevor les deux seuls personnages récurrents qui s' aiment et s' affrontent à chaque fois sur les trois saisons, parlent comme tous les protagonnistes et les voix sont sublimes. Denise Poirier de sa voix rauque campe magnifiquement la voix originale U.S d' Aeon, une Aeon qui d' ailleurs dans ses rares paroles --pour garder tout le mystère et l' ambiguïté du personngae-- reste aussi cynique quand elle ne fait pas preuve d'un humour décapant.

Trevor Goodchild n'est pas en reste et contrairement à son nom, il n'est pas l' enfant sage qu'il devrait être ou aurait dû être. Quand il n'est pas en train de tirer toutes les ficelles, cet amant/Pire ennemi (leur relation n'est jamais très claire) d' Aeon manigance toujours un sale coup. Déjà dans le premier épisode, il réussit à kidnapper le président de la cité pour devenir calife à la place du calife, un peu comme un Sarko qui kidnapperait un Chirac et se ferait président comme ça d'un coup. Et le peuple ne dit rien comme des moutons... Ce qui pourrait très bien arriver dans notre monde, les premiers résultats de 2002 ne l' ayant que trop montré...

Voici la liste des épisodes de cette troisième saison qui tient sur les dvds 1 et 2.

DVD 1

Utopie ou Deuteroanopie ?

Trevor Goodchild vient de s'emparer du pouvoir à Bregna. L' ancien chef, Clavius, à disparu en des circonstances mystérieuses. Ce ne sont pas les affaires d' Aeon mais...

Encore un truc qui démarre follement, on nage même en plein Cronenberg quand on ouvre le ventre de quelqu'un à l' aide d'une clé, parcourt son ventre pour arriver à une chambre avec lit et robes. L' idée d'un espace temps brouillé et accessible uniquement en se mettant sur la même longueur d' onde rien qu' avec des bretelles spéciales est géniale en elle même et réhausse cet épisode portant sur l' identité et la folie, l' usurpation et la trahison. (4/5)

Thanatophobie

Aeon et Trevor se battent pour une question d' éthique concernant le sort d'un couple d' amoureux séparé par la frontière lourdement armée entre Bregna et Monica.

Ouh la claque. Douloureux, froid et impitoyable, l' histoire s' attache plus à un couple d' amoureux cherchant à passer de l' autre côté de la frontière par un mur style Mur de Berlin mais lourdement armé de mitraillettes à capteur/caméras. Le retournement de situation final est doulouresement brillant et dur et ne laisse pas de pitié pour une personne pourtant qu' aeon essaya de protéger... (5/5)

Une dernière fois pour toutes

En clonant Aeon, Trevor découvre que la ressemblance ne s' arrête pas seulement à son physique...

L' identité même celle d' un clone peut elle être la même que celle de l' original ? Partant de ce principe, L' Aeon originale et la Aeon clonée s' entendent pour s' interchanger et faire tourner Trevor en bourrique pour mieux le casser sentimentalement. Oui mais voilà, l'une des deux tombe définitivement amoureuse au point de vouloir en oublier sa propre liberté. Au final, l'une des deux devra disparaître, l' originale ou la dupliquée ? Et si la clonée n' était pas celle que l'on croit et vice versa pour l' originale ?
On s' enmêle et c'est ça qui reste génial. (5/5)

Hypothèse de la dérive éthérée

Les expériences de Trevor en matière de vie artificielle sont gardées dans un écosystème nommé l' Habitat.Tout un océan de liquide paralysant le protège des intrusions d' influences extérieures...

Mon 2e épisode préféré avec Thanatophobia. Un immense cube sous une mer paralysante laissant les gens en semi vie et Aeon qui arrive et perturbe tout ça juste en faisant tomber ses munitions dans un conduit d' égout et voilà que tout commence à se désagréger.
Non seulement un espèce d' acide parcourt le cube mais le liquide paralysant s'y engouffre aussi et l' Habitat en plus de se désagréger, coule aussi petit à petit....(5/5)

La purge

Aeon est sur les traces d'une brute criminelle : Bambara, un être abject. Et elle craint d' avoir été "contaminée" par un programme de modification de comportement mis au point par Trevor...

Encore un épisode qui regorge d' idées : un tuteur mécanique pour donner une "simili conscience" de bonté aux criminels, la poursuite démoniaque du train, la secte de folles qui ferait passer le MLF pour un groupe hippie des 60's, les cadrages et le sniper lors des files d' attente, tous ces gens qui viennent pour manger non pas une soupe populaire mais du chou gouuutte ...
Gros décalage avec pourtant cette question sérieuse sur le bien, le mal, l' identité encore. Peut on donner une bonne conscience aux criminelles quand même leurs bienfaiteurs font le mal ? Ambigüe. (5/5)

DVD 2

http://www.dvdrama.com/menus/aeonfluxtv35.jpg

Le démiurge

Aeon Flux et les forces de la résistance Monicane ont capturé le Démiurge, une créature divine et puissante. Elles se préparent à l' envoyer dans l' espace pour débarasser la Terre de son influence. Les Breens, dirigés par Trevor Goodchild se battent pour empêcher son lancement...

Que faire si Dieu ou un Dieu arrive sur Terre et convainc le monde entier qu'il est bon, que tous doivent croire en lui, qu'il faut arrêter de se battre et qu'il peut ressusciter les morts ?
Ben il devient une drogue puissante et inquiétante. Si on ne peut plus mourir, quel intérêt de vivre ? D' autant plus que ce Dieu se développe dans tout humain ou créature, chat, oiseau qu'il rencontre, comme un parasite... Un peu inquiétant.
Comment critiquer la foi et la religion par Peter Cheung. Episode sympathique mais faible dans son traitement qui rappelle le dieu de Star Trek V en plus bleu et moins agressif. (2/5)

La chambre secrète

La dernière obsession de Trevor Goodchild est une femme oiseau sublime qu'il détient enfermée, au loin dans une chambre secrète. Aeon pourra t'elle a nouveau déjouer ses plans ?

Un épisode où Aeon retrouve une amie d' enfance, espionne elle aussi, qui vient de rompre avec son ex, et ce couple d' homme et de femmes oiseaux que tout le monde convoite, même l' amie d' Aeon qui n' hésitera pas à la trahir...(3/5)

Réeffacement

Aeon doit mettre fin aux effets d'une mission gagnée quand elle apprend qu'une victime innocente doit en faire les frais.

Le thème de la mémoire, de la perte de celle-ci et du sacrifice de soi par amour pour un autre. La fluidité et l' histoire sont au top, on se croirait chez ph.K.Dick... (4/5)

CHRONOPHASE

La lutte d' Aeon contre Trevor est surpassée par une menace les concernant tous les deux, elle vient d'une ancienne et mystérieuse force du mal.

Montage frénétique, jeu sur le temps, paradoxes temporels à la Tarantino, séquences en boucle, on n' échappe pas au vortex de cet épisode, où peu de questions sont élucidées. Tous les futurs restent possibles et ouverts jusqu' au final l' apparition d'un temps statufié qui n' est qu'une porte ouverte sur NOTRE dimension. D' où venait ce bébé, est celui qui a maintenant des crocs aiguisés, qui règne tel un semi dieu ? Qui est cet enfant gardien du sanctuaire ? L' unique survivant d'une expérience qui a mal tourné ? Pourquoi tout recommence, pire que "un jour sans fin" ? (5/5)

Sinistre fin

Aeon chasse Trevor dans le futur pour des milliers d' années plus tard se retrouver seuls tous les deux.

Cette fois, ça se termine très mal pour tout le monde a cause de leurs conneries...(5/5)


http://www.dvdrama.com/menus/aeonfluxtv39.jpg


Ce qui frappe c'est que la série a été remastérisé intégralement et oh mazette !!!!
Moi qui ait les épisodes enregistré voilà quelques années sur MTV france lors d'une rediffusion lointaine, je reste sur le cul.
Le mot "remastérisation" prend vraiment pour cette fois ses lettres de noblesse, c'est pas possible.

5.1 français, 5.1 anglais et même la VF est sublimement faite même si évidemment elle est moins impressionnante en comparaison des V.O, notamment la voix de Denise Poirier, notre aeon américaine. Mais bon vous pouvez oublier le mono hein...

Du côté de l' image fini le jauni, ça pète de partout et on a même rajouté des effets de lumière.

Sans compter à chaque épisode un commentaire audio intelligent qui laisse respirer l' oeuvre et garde tout mystère dessus alors c'est bon ! C'est trop bon !!!

http://www.dvdrama.com/menus/aeonfluxtv11.jpg

Une série indispensable pour moi, oh que oui !!

Et pour clouer le tout, je vous envoie à cette sublime chronique sur le site "dvdenfrançais" dont je met un extrait :

Citation :

(...) "Les scénarios d'une violence extrême, aussi bien physique qu'intellectuelle, des histoires à déroulements non linéaires, des fins rarement heureuses et une propension de "l'héroïne" à manquer ses objectifs de manière spectaculaire sont le squelette de la série. Les limites ne sont jamais nette, Æon effectuera des mission aussi bien pour Monica que pour Trevor, qui lui même travaillera plus d'une fois contre le camp qu'il dirige. La série est un opéra Wagnérien dans sa forme, Kafkaïen dans son fond auquel on assiste médusé, le cerveau pas vraiment certain des informations que l'écran cathodique vient tout juste de distiller.

Peter Chung s'amuse avec la vision du spectateur, il la modèle faisant pencher les sympathies d'un coté ou de l'autre au gré de son plaisir, certaines fois au sein d'un même épisode, le court métrage War en est un excellent exemple. Il n'existe pas de thème ni même de message, si ce n'est, peut-être, la futilité de ces derniers. L'oeuvre est souvent déroutante et l'interprétation n'en est jamais facile, si tant est que l'exercice ne soit pas tout simplement futile.
Le style même du dessin est à l'extrême pointe stylistique des comics américains du début des années 90, le trait est très visible, le dessin tout en ligne, les caractéristiques des personnages sont soulignées à tel point qu'ils en deviennent laids, un dessin très dur se situant quelque part entre celui de l'Elektra de Frank Miller et du V for Vendetta d'Alan Moore. "


c'est ici : http://www.dvdenfrancais.com/titres/index_critiques_template.php?key=10333

Pour moi cette série est indispensable...

Posté par Nio Lynes à 19:58 - Animation - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 8 août 2006

Sol Bianca - the legacy

"L' obscurité lointaine, à l' avant du bateau, semblait une nuit d' un autre monde." (Joseph Conrad)

 

 

Dans un futur proche, l' humanité par le biais du projet "Genesis" s' est libéré des chaînes du système solaire pour explorer l' univers. Cette période d' expansion monumentale nommée "l' Âge d' or" la fit bénéficier de nouvelles terres à coloniser, à terraformer....Le Sol Bianca fait partie des vaisseaux sériels destinés à explorer cet univers si riche en possibilités et en ressources, mais cet âge d' or à lentement sombré dans un futur crépusculaire.

Un beau jour, l' on eut plus aucune nouvelles de la Terre berceau de l' humanité et les vaisseaux de l' âge des conquêtes disparurent...

Un autre jour April une jeune femme orpheline retrouva un vaisseau des temps anciens perdu près d' un champ d' astéroïdes... Le Sol Bianca.

(Les graphismes réalistes sont d' une rare élégance...Ici April)

Avec le temps, April est devenu la meneuse du groupe de femmes pirates sous la bannière du vaisseau blanc. Il y a Feb (comme le mois...Toutes les "femmes fatales" de cette série ont un nom de mois, ce qui n' est pas un hasard loin de là...(*)), une jeune femme au teint bronzée, passionnée, alcoolique et terriblement humaine (voir l' épisode 4) en quête de sa vraie place; Jan (January) ancienne championne de tir au look de garçonne androgyne et au tempérament des plus impulsifs voires violent (**); June timide et réservée mais courageuse, maniant assez bien la technologie et possédant un étrange lien empathique avec le vaisseau (un mystère qui sera creusé un peu plus loin mais que le spectateur devra aussi comprendre par lui-même...) et enfin May petite dernière du groupe, en fait passagère clandestine qui s' est embarquée dans le vaisseau à l' une de ces escales, dans le seul but qu' un jour il retourne sur Terre, pour retrouver ses vrais parents....

Les 6 OAV de cette série malgré un scénario assez simple  mais intéressant se révèlent bourrés d' idées et de trouvailles. Les thèmes de la science fiction (terraformation, hologramme, colonisation, dictature et utopie d' un monde meilleur (***)...) se cotoîent pour harmonieusement se mélanger. Les graphismes sont d' une beauté renversante. L' animation est entièrement sur ordinateur avec intégration de 3D (les vaisseaux réalisés en images de synthèse) dans la 2D (personnages et décors) mais contrairement à l' oav de 4 épisodes Blue submarine 6, la 3D ne prend jamais le pas sur la 2D et là c' est une excellente surprise. Les musiques sont relativement soignées. Mais ce qui me donne envie de hurler au génie avec toute la passion dont je fais preuve et dont j' essaye de vous abreuver dans de nombreuses chroniques, c' est l' hommage flagrant à "l' Art Nouveau" qui émane de la série.

Oui, oui, l' Art Nouveau, celui utilisé par Horta, Guimard, Gaudi et bien d' autres au début du XXe siècle. C' est la représentation parfaite de ce fabuleux âge d' or dont le Sol Bianca est issu. Tout l' art nouveau se retrouve presque sur le sol Bianca, que ce soit dans le design du vaisseau (les petites mosaïques au sol à l' intérieur et l' emblème du soleil sur la coque qui renvoient au park Güell réalisé par l'artiste catalan Gaudi) ou dans son interface virtuelle (voir photo ci dessous), pure référence à Horta...Et là, je ne peut que m' incliner avec fierté. (j' adore l' art nouveau aussi et je sais reconnaître un hommage sincère)

(l' interface du vaisseau. Chaque rose pousse et représente une fonction...En mouvement c'est impressionant...)

Il faut à ce propos noter qu'il existe deux Sol Bianca ....La première série (saison ?) ne comportait que 2 épisodes sur les 4 prévus. Mais AIC manqua de budget....On peut trouver ces 2 épisodes sur une même K7 éditée par Kaze. Aucun dvd n 'en est encore sorti, et ces deux épisodes en plus de proposer un graphisme normal (en comparaison avec "the legacy") n' ont que peu d' intêret. Le scénario est simple --trop simple--, trop gentillet et comment dire.... On a du "fan service (****)" (je déteste purement et simplement ça !) et...et puis diantre, c' est mou ! Les personnages ne sont pas assez étoffés, c' est un animé banal en comparaison du merveilleux "the legacy".

(le vaisseau et la voile solaire de combat déployé...)

Sol Bianca The legacy, la seconde, dont je parle, la plus récente aussi à été crée par AIC, qui s' est cette fois ci associé au studio Pioneer (Lain !!!! ) pour 9 ans après la première série, sortir enfin une suite, celle ci, en 1999 n' en est pas vraiment une puisque tout repartit à zéro avec une nouvelle histoire tournant plus autour de nos femmes pirates et d'un mystérieux artefact terrien (un pistolet incrusté d' or du XVII e siècle) qu' April recherche mais aussi l' armée Terrestre...

(la magnifique jaquette zone 1)

Au final de par sa réalisation et sa poésie Sol Bianca -the legacy- est une des meilleures OAV de la décennie avec celles de Gunbuster et de Kenshin et je vous la recommende vivement....

 

(*) Je repense au calendrier des femmes saisons de Mucha....

(**) ....Mais son passé ne sera jamais dévoilé dans la série. Le personnage le plus énigmatique avec June dont on peut se poser de réelles questions sur son identité. June.....Humaine ? Androïde ? Humaine avec des implants technologiques ? Allez savoir. Il n'empêche qu'elle fait corps (esprit comme physique) avec le vaisseau comme un élement matriciel, une partie du corps de ce vaisseau. L'Äge d'or aurait il donc pu permettre des liaisons biologiques-technologiques a ce point ?....

(***) La politique de la nouvelle terre d' après l' âge d' or des conquêtes de par sa puissance militaire et le salut du bras levé au 6e et dernier épisode ne laissent planer aucun doute sur une société proche de certaines dictatures de notre triste Histoire...

(****) Fan service : purement et simplement proposer aux pauvres ados mâles gnaponiais des élements de poitrine féminine, fessiers et petites culottes propres à le détourner d'un sérieux manque d'inspiration scénaristique dans la série qu'il peut regarder. Pour un film série B ou Z, je ne rechigne pas. Dans le cadre d'une série animée ou non, si c'est purement gratuit j'ai tendance a grincer des dents...

Annexe : Opening de Sol Bianca. + un hommage sur fond de K.D.Lang.


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lundi 7 août 2006

Les dents de la mer

dendents

JAWS (1975)

A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont mis en émoi par la découverte par le shérif Brody (Roy Scheider) sur le littoral du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Désireux de faire de juteux chiffres d'affaires et d'éviter la panique, le maire décide de fermer l'affaire : cadavre mutilé par une hélice au lieu de révéler la vérité : un grand requin blanc a élu domicile dans le port d'Amity. Très vite les cadavres s'amoncellent..

Brody : Roy Scheider
Hooper : Richard Dreyfuss
Quint : Robert Shaw

3e film après le monstrueux Duel (prix mérité a Avoriaz) et l'émouvant Sugarland express où Spielberg démontrait sa capacité pour l'un dans l'action et le suspence, pour l'autre dans l' émotion.
2 matrices que Steven mélange timidement ici en faisant plus ressortir le suspence et l'angoisse que l'émotion, mais émotion il y a. Ainsi, une scène sublime, improvisée en plus, entre le chef Brody (Roy Scheider) et son fils, mais aussi la lente terreur sourde qui monte du récit de Quint (Robert Shaw) dans le navire...

Avec ce film pourtant un peu détesté par le maître (Spielberg trouvait qu'il était stupide de faire une histoire de requin (pourtant l'animal terrifiant qu'est le Grand Requin Blanc était alors parfaitement méconnu du public américain à cette époque donc susceptible d'être une créature au fort potentiel) et les conditions de tournages furent catastrophiques --le requin mécanisé ne fonctionnait qu'une fois sur trois !-- pour le jeune réalisateur à la limite du découragement), il s'agissait de faire très fort : retrancher l'horreur gore très loin dans ses derniers retranchements.
Retranchements qui seront poussés d'ailleurs par Alien puis surtout le monstrueux Cannibal Holocaust mais passons...

Surtout, ce film donne l'occasion une fois de plus au cinéaste de lancer dans ses grandes marotes : la famille (recomposée ou non, éclatée ou pas) et la seconde guerre mondiale. Le requin est cette créature noire qui, dans le récit de Quint le chasseur de prime vétéran du Pacifique, est la métaphore parfaite de la mort et dévore les pilotes perdus en pleine mer : "Ses yeux noirs sont sans expression, sans vie...."

Il y a dans les Dents de la mer comme Duel, toute la matrice du cinéma Spielbergien à venir. Même la part de magie existe à travers Jaws comme le témoigne les paysages du films et couchers de soleil en pleine mer (sur le bateau) mais aussi le passage rapide dans le film d'une étoile filante (vers 1h32 environ), semblant presque concrétiser le voeu d'abattre le requin, quitte à y laisser la vie.

Et comme dans Duel auquel on a souvent comparé ce film, la créature semble presque invincible, elle est une part de réel (un camion, un requin) qui surgissent et sortent brusquement de leurs cadres respectifs. Dans Duel, le camion pouvait aussi bien surgir d'un inquiétant monde parallèle (rappelons que l'on ne verra d'ailleurs du chauffeur que ses bottes, à croire qu'il n'a jamais vraiment existé et que David Mann le pauvre représentant commence à perdre les pédales et imaginer un conducteur qui n'existe que dans son imagination vu que le conducteur du camion n'est jamais allé au resto-route !...) que le requin de la noirceur des abysses. Une noirceur qui renvoie à nos propres ténèbres, ce que Spielberg magnifie dans une séquence en pleine nuit : Brody et Hooper, un peu saoul partent sur le territoire du grand blanc quand soudain en pleine mer surgit ce qui reste d'un bateau, pauvre Hollandais Volant presque surgit d'ailleurs dans la froide nuit noire.

Pour corser le tout, Spielberg (grand bien lui en prit) choisit de ne pas montrer la bête (officiellement hein, parce qu'officieusement, c'était parce que le requin merdouillait vachement  http://ecritvain.jexiste.fr/miragev2/html/emoticons/W-rire.gif ) en vrai. On ne la voit pas, tout au plus voyons nous ce qu'elle voit (une technique reprise avec brio par John Carpenter sur Halloween : les passages dans la voiture du tueur, sa vision quand il met le masque au début...). Puis a cette vision interne s'ajoutent les victimes, puis les rumeurs diverses (le livre de Brody sur les attaques de requin permettent au pauvre spectateur de se faire son idée hors cadre et de commencer à avoir la chair de poule). Enfin on voit le requin, mais partiellement : un aileron au loin dans la baie et...Des flots de sang, preuve indéniable de son passage. Autant les corps étaient la conséquence, autant le sang montre l'instant présent.
Enfin dans la dernière partie qui voit les 3 personnages principaux s'isoler du monde pour chasser la "bête" dans une sorte de huis-clos aquatique, plus besoin de cacher le requin.
Sa puissance n'en est que plus amplifiée. 3 mètres ? Non, bien plus grand...8 mètres.
Et quand même le vétéran de la chasse au requin commence a douter, on craque aussi, la peur est a son paroxysme. Avec ses fondations qui vacillent, Quint, le dernier rempart de notre peur la laisse s'échapper et galoper en nous.

Et la fin du film de tenir toutes ses promesses : apocalyptique.

Et là encore le parallèle à Duel se fait sentir presque plan par plan : Le camion qui tombe en poussant un "cri de dinosaure" (peut-être difficilement entendu sur la zone 2) et ici, le requin qui coule en un long râle, le même cri (Steven avoue dans les bonus avoir effectivement fait réentendre le même effet sonore qu'a la fin de Duel !), plus facile a entendre sur le zone 1 que le zone 2 (mais il suffit de monter le son)...

Enfin je terminerais sur un plan que je trouve sublime, annonciateur du final, c'est quand la seconde partie du film commence et que les 3 personnages principaux prennent la mer pour pourfendre du squale. Spielberg annonce alors un pessimisme sous-jacent en un plan très esthétique où le bateau passe par les mâchoires d'un requin accrochées dans la bâtisse de Quint.

Et voilà l'image (choppée sur dvdclassik j'avoue mais bon j'adore ce site...) :

http://www.dvdclassik.com/V2/Critiques/jaws3.jpg


Aspects techniques ?

Les filmographies, notes de prod, le making of (1h seulement alors que la version laser disc fait 1h30...Où sont passées les 30 minutes ? O_o) assez intéressant, les bandes annonces d'époque (kitsch mais fun)...

Venons en aux scènes coupées. Elles ne sont pas si significatives de l'oeuvre finale mais Steven aurait pu les rajouter. Si certaines ne sont pas des mieux, d'autres auraient pu renforcer la force du film. Alors oui, on passera sur Quint faisant exprès de chanter pour troubler un pauvre clarinettiste dans un magasin de musique mais on ne ferme pas les yeux sur la bataille des pêcheurs en mer utilisant toutes sortes de techniques (même de la dynamite !) pour chasser le requin.

Autre bonus de taille pour une fois, les story boards qui révèlent de nombreuses choses (par exemple Hooper devant être tué mais Spielberg lui laissera la vie sauve) et se révèlent assez beaux, dans un style assez proche par moment des comics américains underground.

V.O en 5.1
V.F en 1.0 (gné ?)
Autres pistes en stéréo 1.0 : Italien, Allemand, Espagnol.

Un indispensable des Spielberg (avec Duel par la même occasion tant leurs structures narratives sont proches).

Posté par Nio Lynes à 19:47 - Gore-tex - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 août 2006

Children of Dune

http://nouilles.canalblog.com/child_dune.jpg

La jaquette américaine, pas franchement transcendante...


Children of Dune est la suite de la mini série sur l'univers de Dune. On reprend les mêmes acteurs (sauf Saskia Reeves qui ne pouvant rejouer le rôle de Dame Jessica est remplacée par Susan Sarandon --toujours aussi belle et ma foi, je ne vais pas m' en plaindre--) et on suit les bouquins à la lettre ou presque. Ces "enfants de Dune" sont en fait la réunion des deux livres retraçant la suite de la saga des Atréïdes sur Dune, "le messie de Dune" et "les enfants de Dune". L' un n'a qu' un seul épisode à lui (1h20 quand même soit un bon film) l' autre à les secondes et troisièmes parties (soit 3h10). Bref comme pour Dune, on a droit à 4h30 environ de programme avec un son parfait et une image sublime.



http://nouilles.canalblog.com/duneart2.jpg
La couverture des "enfants de Dune" chez Pocket par Siudmak

Sauf qu' autant Dune était shakespearien dans son déroulement, chargé de toute la tragédie antique de Paul Atréïdes menant ses fremens sur les Harkonnens et l' empereur, tandis que cette "seconde saison" là, se veut plus aventureuse, plus tournée vers le grand public et avec plus d' action. Les effets spéciaux sont donc encore poussés plus loin (emmy awards 2003 des meilleurs effets spéciaux !)  pour montrer une Dune devenue 12 ans après la prise de pouvoir de Paul, le nouveau carrefour respecté de tout l' impérium.
On pourrait croire que comme dans toute grande et belle histoire, tout se serait passé pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles mais voilà non. Paul, même Kwisach Haderach (l' homme supérieur, qui avec ses visions peut tout voir mais je ne vais pas m'étendre là dessus, le mieux c'est encore de lire le livre, incroyable de richesse) n'a pas su empêcher ce Djiad que les fremens allaient déclencher dans toute la galaxie pendant 12 ans, propageant une foi fanatique en Muad' dib (le nom frémen de Paul) et asservissant, neutralisant, des mondes entiers....
Paul qui pendant 12 ans, a suivi le schéma de ses visions pour essayer de garder le contrôle de la main mise sur l' épice et pourtant a vu la fin de l' humanité à venir. 12 ans pendant lesquels Chani, la compagne de Paul n'a pu enfanter, à cause d' un contraceptif donné par Irulan, jalouse...
Et pendant ce temps, les ennemis des Atréïdes se rassemblent, prêt à tenter quelque chose de définitif...



http://nouilles.canalblog.com/Paul4.jpg
Paul, de plus en plus contrôlé par l' épice au lieu de la contrôler et qui signe lentement sa décrépitude...

Contrairement aux longueurs que l' on pouvait ressentir en voyant la série de Dune, on ne s' ennuit plus une seconde ici. Bien sûr, pour le fan de la série littéraire, quelques erreurs persistent....
Par exemple dans le roman, Scytale du Bene Tleilax peut constamment changer de tête et d' apparences, tel un caméléon. Pourquoi ne pas avoir fait un morphing à la Stargate ici (d'autant plus que le budget le permettait aisément) ? Dans les "enfants de Dune", les jumeaux sont des enfants de 9 ans, terriblement intelligents (adultes?) et douée des mêmes dons qu' Alia --et même plus puissants qu' elle-- et ici ce sont des adolescents d' une vingtaine d' années. Je suis un peu perplexe mais je comprends que placer des enfants acteurs serait plus dur à diriger que des adolescents...


M' enfin bon, mis à part ces quelques petits détails en exemple, non initiés tout comme fans vont passer un sympathique moment... Et puis bon quoi, flûte hein, on l'a la suite de Dune.

Y'aura t'il une suite de prévu ? L'adaptation de "l'empereur dieu de Dune" (considéré à juste titre comme l'un des meilleurs segments de la saga) ? On se plaît soudain à le rêver très fort...

Posté par Nio Lynes à 23:06 - Epopées épiques... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bananas

bananas

Modeste employé de bureau, Fielding Mellish (Woody) n'a qu'une idée : séduire Nancy, jeune étudiante militante avide de sensations fortes et d' idées nouvelles politiques. La séduisant en prônant une excuse bidon (genre, je suis pour la révolution cubaine ou un truc pareil, vous savez le genre de truc qui marche bien avec les étudiants et étudiantes nyark), il se fera rapidement larguer parce qu'il lui manque "un truc".
Dépité, il part prendre des vacances dans le San Marcos, petit pays indigène méconnu d' amérique du Sud et se fait enlever par des rebelles en guerre contre le régime de dictature qui y règne. Et le voilà propulsé au coeur d'une guerre civile où il va, bien involontairement, accéder au titre envié de "héros de la Révolution", devenir le nouveau président, être jugé par les américains (au cours d'un faux procès anthologique à mourir de rire), retrouver Nancy et redevenir Fielding Mellish !


Avec ce film à l' humour très proche des Monthy Pythons, (il faut voir le prêtre faire la publicité des cigarettes "Nouveau Testament" !), Woody Allen est au somment de sa première période (Guerre et amour, Prends l' oseille et tire toi, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, Woody et les robots....), celle de comique iconoclaste à l' humour ravageur qui n' hésite pas à se moquer de tout même (surtout) de lui même. Fielding est maigre, timide, inconstant, il aime feuilleter des revues avec des jolies filles dénudées (notamment la revue "Orgasm"... On voit que les créateurs du Petit Spirou ont dû en bouffer du Woody Allen) et aspire à une vie meilleure. C'est l' employé de base qui se cache presque derrière son bureau.
L' anti héros idéal quoi.
Un mec comme vous et moi.

On se demande même comment il arrive à draguer une jeune étudiante super mignonne...

La jaquette l' indique clairement avec le Woody en kaki vert et barbe, l' ombre de Fidel Castro n' est pas loin, mais le film ne juge pas, tout au plus se fout il royalement de la dictature, des petits pays, des dictateurs à 2 sous, de Woody, des relations souvent compliquées entre hommes et femmes...

D'un point de vue technique...

Comme presque tous les dvds de Woody Allen chez MGM (aaah MGM et son catalogue de dvd bâclés, c'est comme les boîtes cartonnées de la Warner, jamais pu supporter), les menus sont fixes, ça bouge pas, y'a aucun bonus...

Bref on a droit à du Mono 1.0 comme dans presque tous les Woody (ah non, incroyable mais vrai, j'ai entendu dire qu'il existait une piste stéréo pour "tout le monde dit i love you". De toutes façons il faut que je vois ce film, y'a Nathalie Portman dedans...) et baste. Montez le son, ça vaut mieux...
Français 1.0
Allemand 1.0
Anglais 1.0
Espagnol 1.0
Italien 1.0

Et plus de 9 langues pour les sous-titres. Et puis la bande annonce (non sous-titrée...) et c'est tout.

Pour l' anecdote, dans ce film joue un jeune débutant nommé Sylvester Stallone qui fait le rôle d'un voyou avec blouson de cuir et harangue les vieilles dames devant un Woody qui terrifié de peur, plaque sa revue "Orgasm" devant son visage. Une scène assez hilarante...

Posté par Nio Lynes à 15:03 - Le New-Yorkais à lunettes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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