Après cette petite mise en bouche (pas encore mise en ligne --et j'ajouterais que je répondrais aux commentaires prochainement, promis-- pour ceux qui suivent le blog régulièrement vu que c'est la première fois que je fais tout à l'envers dans la chronologie des Star Trek pour plus de lisibilité), let's go pour le premier film, ancienne génération de l' équipe de Kirk, avec le monumental film de Robert Wise, grand réalisateur (cf, "la maison du diable" en chronique ici), pour un film qui d'un point de vue scénaristique n'a pas pris une ride.

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/3/3559.jpg

Pour le reste, l' image à été soignée et la bande son entièrement remastérisée en 5.1. Mazette, le jerry Goldsmith de Alien, ça en jette là dedans, il n'y a pas à dire...

Et l' histoire est superbe, que l'on ne soit d' ailleurs pas vraiment fan, jugez en...

Dans un futur proche, une étrange nuée dont l' apparence extérieure serait une galaxie d' antimatière avec pourtant en son centre un curieux objet projetant des signaux d' interférences inconnues, pénètre les frontières terrienne à une vitesse des plus inquiétantes non sans avoir entièrement désintégré (dématérialisée ?) 3 vaisseaux Klingons ainsi qu'une base terrienne. Le capitaine Kirk devenu amiral à Starfleet prend ce pretexte pour réquisitionner à nouveau l' Enterprise (refait pour l' occasion) et tenter une approche de "la chose"...Pour communiquer mais aussi sinon pour tenter de le détruire quand tout s' avererait inutile. Car la Terre n' est plus très loin...

Il me faut parler des effets spéciaux, qui sont superbes et réalisés par le grand Douglas Trumbull, déjà à l' oeuvre sur 2001, Rencontres du 3e type et Blade Runner. A l'écoute de ce nom, on sait qu'on ne va pas être trompé sur la marchandise.
Ensuite la présence d' Isaac Asimov en tant que conseiller technique sur le film. Fichtre !
Car oui, il y aura un robot.
En fait sans trop le dévoiler, ce premier film de Star Trek parle sans ambiguité mais avec une histoire très métaphysique et d'une grande force, d' intelligence artificielle, de machines vivantes, de trou noir, d' amour et de difficulté de compréhension tout en se basant sur un fil rouge, ou plutôt un mince point rouge dans la trâme, mais quel point : les tentatives d' explorations de la Nasa du 20e siècle (j'en dis pas plus sauf dans mon spoiler, en anglais).

Le film regorge de scène lyriques et désenchantées à tomber à la renverse : Le départ de l'Enterprise, la spirale et l'astéroïde dedans, la poésie du personnage de Ilya, les scènes psychologiques concernant la robotique, le voyage de Spock (presqu'une tentative de suicide mais Spock en a conscience et le voyage se révèle presqu'un voyage intérieur métaphysique dans une entité au délà de la conscience humaine qui pourtant ne demande qu'a la connaître inconsciemment en tant de retrouver son créateur), la nuée elle-même (un passage très "2001" que je ne me lasse pas de contempler), l'attaque ratée des Klingons au début du film (comme un avertissement lugubre signifiant que la force brute ne pourra rien cette fois...), le cérémonial Vulcain... Wise embellit son film, le laisse prendre son tempo de croisière et le laisse se développer lentement pour le laisser vivre.

Bon là, je n' en dirais pas plus (je pourrais néanmoins...), si ce n' est :Regardez le, ce premier film de Star Trek, car c' est clairement un chef d' oeuvre mais aussi un film d'une grande beauté.

Disque 1 toujours : 2 types de commentaires. Celui audio de tout le gratin (les interventions de Trumbull et Wise s' avèrent très intéressantes) et celui écrit de Michel Okuda, auteur de l' encyclopédie Star Trek, passionant tout simplement, un commentaire de fan qui sait tout sans tomber dans l'académisme rebutant et lassant. Ainsi saviez vous que si la série classique datait de 1969, le film ne date que de 1979 car 10 ans de galères, une série star trek avortée (star trek phase II) une série dessin animée pitoyable (pas mieux que star wars droid le dessin animé, d'ailleurs Sonador en parle en comentaires en plus   http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif ) etc....
Vraiment passionnant et plein de notes sur l'univers star trek que je ne peut que vous le conseiller...

Le menu du disque 2 s'avère assez bien rempli et donne à cette version director's cut ses lettres de noblesse :

*Dans documentaires, il y a 3 documentaires (chacun oscillant entre 15 et 30 mn)

*Publicité regroupe la bande annonce 1979 (bof...), le teaser 1979 (excellent et kitsch par contre) ainsi que la nouvelle bande annonce, la "director's cut 2001", absolument sublime où pour une fois je ne trouve rien de malséant envers les effets spéciaux, sublimes à pleurer.
Il suffit de comparer les bandes annonces pour le voir, ça saute aux yeux.
Et chose négligeable (quoique, on y repensant on aurait pu avoir des bonus uniquement promotionnels et stupide proposant des bandes annonces de films n'ayant rien à y voir, tandis que là on reste dans l'univers Star Trek) une bande annonce promotionnelle en plus pour la série star trek enterprise !

*Scènes supplémentaires supprimées montrent les rajout finalement dispensable supprimés ainsi que des scènes des version 1979 et 1983. On peut même remarquer les manoeuvres de drague de Sulu envers Ilya, assez pitoyables...  http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

*Archives regroupe 3 storyboards du film (assez moyens).

Maintenant je vais ouvrir une annexe en anglais, très spoiler mais d'une grande richesse et dotée d'une fine analyse, tirée d'une revue d'essai anglophone heuresement consultable à ma fac. C'est en blanc pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient encore vu le film, il suffit donc de surligner pour en prendre connaissance.

Cosmic Beginning, heterosexual Begetting and Star Trek's Primal Scene.

The first Star Trek movie (dir. Robert Wise, US - 1979) concerns the uncanny reappearance of humankind's long lost technological offspring, the Voyager satellite. Unbeknowst to Earth, several hundred years after its launch, Voyager has evolved into "a life form of its own, a conscious, living entity", Spock (Leonard Nimoy) says, and for that reason it is at first unrecognizable when it returns to the solar system "looking for its creator". Having been rebuildt and sent "on its journey back" home by "a machine planet" it has encountered, the satellite calls itself VGER, its abbreviated name marking the loss of its memory concerning those who constructed it. Althought it has acquired a new identity, it retains its original programming : "to collect all data possible" and "to transmit its information" to its maker, which is mistakeny "believes...is a machine". Once Admiral Kirk (William Shatner) convinces VGER otherwise --that "we [humans] are the creator" -- it insists that "the creator must join with VGER". So intones Ilia (Persis Khambatta), the enterprise officer VGER has reduced to a data structure and then reconstituted to serve as its interface with the carbon-based units" it has not known are "true life forms." Star Trek ends when Kirk's first officer and captain, Will Dekker (Stephen Collins), and Ilia, metonymical figures of humankind and the alien consciousness, "join" in a PG-rated (note de Nio : Tiens, tiens...) act of symbolic intercourse. As they stand face to face, Dekker and Ilya become sparkling particles of swirling light that stream outward in a fantastic explosion and diffusion. The scene condenses into a brilliant moment --a cosmic conception, parturition, and birth. "Spock, did we just see the beginning of a new life-form ?" Kirk asks. "Yes, Captain. We witnessed a birth-- possibly the next step in our evolution." To which the good doctor (De Forest Kelly) remarks, "Well, it's been a long time since I've delivered a baby."

The ending of Star Trek thus depicts the fulfillment of a wish --that the future is conceivable in human terms as an extension of heterosexual conception. That wish, however, betrays the anxiety that motivates it-- the dread of a nonhuman, indeed an inhuman, future, a future that will spell the end of the human. As do countless science fiction films, Star trek evokes this fear, at first imagining the future as the time of a nonhuman consciousness unable to hear humankind's welcome and therefore about to obliterate the earth. Star Trek then converts this fear into exultant joy by discovering the alien consciousness to be seeking in human consciousness precisely its future in the form of the "simple feeling" that would give it the meaning and hope that it lacks. (...)

Camera Obscura 50 (page 70).

Erf, ça valait le coup de lire tout ça hein ?
Il y aurait encore de nombreuses choses à dire sur ce film très riche (la conscience, la volonté de découverte, la robotique... Le fait que l'épisode IV (pas lu encore les commentaires en entier, mais Sonador/Chris l'a perçu tout comme moi) remanie et reprenne des choses de cet épisode controversé a sa sortie mais pourtant devenu culte car génial de bout en bout) mais le temps et l'envie me manque. Néanmoins vous pouvez m'envoyer des sous à quelques années buros de la Terre pour que je fasse des chroniques encore plus longues et chiantes euh élaborées. Non, je plaisante, c'est juste qu'avec le travail scolaire et mes 1200 et quelques blogs je manque de temps mais c'est un choix....