Chroniques visuelles

Chroniques de dvd, films et autres...

mardi 26 septembre 2006

La grande Illusion (1937)

renoirestgrand

En 1917, dans un camp en Allemagne, deux ennemis se lient d'amitié: l'officier allemand Von Rauffenstein qui dirige le camp et le capitaine de Boïeldieu, un de ses prisonniers. Mais la loyauté envers sa patrie conduira l'officier français à commettre un acte désespéré afin de sauver les siens...

Dit comme ça, ce résumé assez succint ne montre en rien pourquoi ce classique est grand (comme d'autres films de Renoir dans cette période avant seconde guerre) et pourtant, tout est là mais sans les détails. Ainsi l'on pourrait dire du bien de Jean Gabin, oh combien sympathique avec sa grosse tronche (le Gérard Depardieu de l'époque ?), mais ce n'est pas là lui qui éblouit le plus malgré de belles scènes qui lui sont réservées, notamment à la fin face à la jeune Allemande dont il tombe amoureux. Non, le plus impressionant, c'est la relation presque fusionnelle d'amitié qui unit le commandant allemand et ce capitaine français au charme et au flegme si britannique, un français issu de la haute bourgeoisie avec certains tics qui pourtant nous touche car le personnage heuresement, est loin d'être traité comme une caricature ou du manichéïsme (une des raisons pourquoi je n'irais pas voir le dernier Charlotte de Turckheim même si je reconnais qu'il est salutaire au cinéma de se foutre de la gueule de son prochain mais j'ai peur d'un film français qui dénonce mollement, une satyre gentillette sans plus, sans mordant qui n'irait pas bien loin) et est écrit (et joué) avec de petites touches d'humanités bouleversantes et oui, à la fin (ou presque) on finit par pleurer pour son sort. Voilà un être qui ne laissait rien transparaître de ses émotions ou si peu, qui pourtant n'hésites pas a se sacrifier pour ses deux amis.

Le personnage de l'officier allemand n'est pas en reste non plus. Malgré sa droiture dûe à ses blessures de guerre (une métaphore ingénieuse de l'évocation des gueules cassées) et l'appareillage qui lui en coûte, c'est au fond un homme brisé et fragile. Erich Von Stroheim incarne avec une rare justesse cet officier qui se répugne à agir en soldat et pourtant, le fait pour sa patrie parce qu'on est en temps de guerre. Sous ses dehors rustres, il est aussi fragile que la petite fleur qu'il cultive dans ses appartements secrets et qu'il coupera en dernier hommage pour De Boïeldieu. Un personnage aussi humain que les autres, enchaîné à la grande illusion que constitue la Grande Guerre, celle qu'on espérait la Der des Ders.

Le film résume dans son titre tout ce qu'il transporte. La guerre comme illusion mais aussi l'illusion de pouvoir s'évader (le premier tunnel creusé au début), l'illusion de l'amour, de la survie, de l'amitié. Renoir semble lancer un avertissement à une France qui en grande partie tente d'oublier la guerre de 14-18 et y a malheuresement bien réussi. Dans peu de temps, prévoyant la Guerre à venir, il s'exilera comme de nombreux cinéaste français de cette époque vers les Etats-Unis...

Ce film mérite largement son statut de classique français à voir pour tous les cinéphiles en herbe. :)

Posté par Nio Lynes à 11:11 - Films anciens - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 23 septembre 2006

Star Trek saga : from I to VI

Voilà, dans un certain ordre chronologique qui m'obligea à commencer par l'épisode VI plutôt que le I, je traite de la saga Star Trek ou plutôt de son premier cycle, le second étant pour moi avec l'arrivée de Jean Luc Picard les bons surgelés (désolé, je ne peut pas m'en empêcher) dans l'épisode transitoire "Star Trek VII : Generations". J'émettrais aussi --au grand dam de nombreux fans qui dorénavant m'attendront à la sortie de mon chez moi pour m'étriper façon Romulanais ou Klingon en colère-- que j'ai volontairement choisi de traiter de la première saga de Star Trek pour deux raisons. La première est certes assez égoïste, je suis un fan du bon vieux Star Trek avec la bande à Kirk et consorts même si je trouve les autres séries (et films) Star Trek plaisantes mais que je préfère laisser celà à d'autres (Chris si tu es intéressé pour parler des films des autres Star Trek, ne te gêne pas) qui en parleront sans doute aussi bien voire mieux que moi.

La seconde raison est que je considère le premier cycle plus riche que le second. Certes, dans celui-ci on traite de sujets intéressants aussi, je pense par exemple à la communauté Borg (déjà visible dans la série Star Trek the next generation) qui se base sur le "système monarchique" des insectes mais voilà pour moi les meilleurs Star Trek sont surtout les premiers. Un choix certes contestable mais que voulez vous, je suis très têtu (Bélier pour les intéressés) malgré mon ouverture et surtout guidé par la nostalgie.
Maintenant si vous souhaitez me forcer à parler des autres Star Trek, envoyez moi les dvds, je vous remercierais pleinement, mouarf !

Récapitulatif de l'ensemble :

Bonne lecture....

Posté par Nio Lynes à 17:00 - star freak - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Star Trek I : the movie.

Après cette petite mise en bouche (pas encore mise en ligne --et j'ajouterais que je répondrais aux commentaires prochainement, promis-- pour ceux qui suivent le blog régulièrement vu que c'est la première fois que je fais tout à l'envers dans la chronologie des Star Trek pour plus de lisibilité), let's go pour le premier film, ancienne génération de l' équipe de Kirk, avec le monumental film de Robert Wise, grand réalisateur (cf, "la maison du diable" en chronique ici), pour un film qui d'un point de vue scénaristique n'a pas pris une ride.

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/3/3559.jpg

Pour le reste, l' image à été soignée et la bande son entièrement remastérisée en 5.1. Mazette, le jerry Goldsmith de Alien, ça en jette là dedans, il n'y a pas à dire...

Et l' histoire est superbe, que l'on ne soit d' ailleurs pas vraiment fan, jugez en...

Dans un futur proche, une étrange nuée dont l' apparence extérieure serait une galaxie d' antimatière avec pourtant en son centre un curieux objet projetant des signaux d' interférences inconnues, pénètre les frontières terrienne à une vitesse des plus inquiétantes non sans avoir entièrement désintégré (dématérialisée ?) 3 vaisseaux Klingons ainsi qu'une base terrienne. Le capitaine Kirk devenu amiral à Starfleet prend ce pretexte pour réquisitionner à nouveau l' Enterprise (refait pour l' occasion) et tenter une approche de "la chose"...Pour communiquer mais aussi sinon pour tenter de le détruire quand tout s' avererait inutile. Car la Terre n' est plus très loin...

Il me faut parler des effets spéciaux, qui sont superbes et réalisés par le grand Douglas Trumbull, déjà à l' oeuvre sur 2001, Rencontres du 3e type et Blade Runner. A l'écoute de ce nom, on sait qu'on ne va pas être trompé sur la marchandise.
Ensuite la présence d' Isaac Asimov en tant que conseiller technique sur le film. Fichtre !
Car oui, il y aura un robot.
En fait sans trop le dévoiler, ce premier film de Star Trek parle sans ambiguité mais avec une histoire très métaphysique et d'une grande force, d' intelligence artificielle, de machines vivantes, de trou noir, d' amour et de difficulté de compréhension tout en se basant sur un fil rouge, ou plutôt un mince point rouge dans la trâme, mais quel point : les tentatives d' explorations de la Nasa du 20e siècle (j'en dis pas plus sauf dans mon spoiler, en anglais).

Le film regorge de scène lyriques et désenchantées à tomber à la renverse : Le départ de l'Enterprise, la spirale et l'astéroïde dedans, la poésie du personnage de Ilya, les scènes psychologiques concernant la robotique, le voyage de Spock (presqu'une tentative de suicide mais Spock en a conscience et le voyage se révèle presqu'un voyage intérieur métaphysique dans une entité au délà de la conscience humaine qui pourtant ne demande qu'a la connaître inconsciemment en tant de retrouver son créateur), la nuée elle-même (un passage très "2001" que je ne me lasse pas de contempler), l'attaque ratée des Klingons au début du film (comme un avertissement lugubre signifiant que la force brute ne pourra rien cette fois...), le cérémonial Vulcain... Wise embellit son film, le laisse prendre son tempo de croisière et le laisse se développer lentement pour le laisser vivre.

Bon là, je n' en dirais pas plus (je pourrais néanmoins...), si ce n' est :Regardez le, ce premier film de Star Trek, car c' est clairement un chef d' oeuvre mais aussi un film d'une grande beauté.

Disque 1 toujours : 2 types de commentaires. Celui audio de tout le gratin (les interventions de Trumbull et Wise s' avèrent très intéressantes) et celui écrit de Michel Okuda, auteur de l' encyclopédie Star Trek, passionant tout simplement, un commentaire de fan qui sait tout sans tomber dans l'académisme rebutant et lassant. Ainsi saviez vous que si la série classique datait de 1969, le film ne date que de 1979 car 10 ans de galères, une série star trek avortée (star trek phase II) une série dessin animée pitoyable (pas mieux que star wars droid le dessin animé, d'ailleurs Sonador en parle en comentaires en plus   http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif ) etc....
Vraiment passionnant et plein de notes sur l'univers star trek que je ne peut que vous le conseiller...

Le menu du disque 2 s'avère assez bien rempli et donne à cette version director's cut ses lettres de noblesse :

*Dans documentaires, il y a 3 documentaires (chacun oscillant entre 15 et 30 mn)

*Publicité regroupe la bande annonce 1979 (bof...), le teaser 1979 (excellent et kitsch par contre) ainsi que la nouvelle bande annonce, la "director's cut 2001", absolument sublime où pour une fois je ne trouve rien de malséant envers les effets spéciaux, sublimes à pleurer.
Il suffit de comparer les bandes annonces pour le voir, ça saute aux yeux.
Et chose négligeable (quoique, on y repensant on aurait pu avoir des bonus uniquement promotionnels et stupide proposant des bandes annonces de films n'ayant rien à y voir, tandis que là on reste dans l'univers Star Trek) une bande annonce promotionnelle en plus pour la série star trek enterprise !

*Scènes supplémentaires supprimées montrent les rajout finalement dispensable supprimés ainsi que des scènes des version 1979 et 1983. On peut même remarquer les manoeuvres de drague de Sulu envers Ilya, assez pitoyables...  http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

*Archives regroupe 3 storyboards du film (assez moyens).

Maintenant je vais ouvrir une annexe en anglais, très spoiler mais d'une grande richesse et dotée d'une fine analyse, tirée d'une revue d'essai anglophone heuresement consultable à ma fac. C'est en blanc pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient encore vu le film, il suffit donc de surligner pour en prendre connaissance.

Cosmic Beginning, heterosexual Begetting and Star Trek's Primal Scene.

The first Star Trek movie (dir. Robert Wise, US - 1979) concerns the uncanny reappearance of humankind's long lost technological offspring, the Voyager satellite. Unbeknowst to Earth, several hundred years after its launch, Voyager has evolved into "a life form of its own, a conscious, living entity", Spock (Leonard Nimoy) says, and for that reason it is at first unrecognizable when it returns to the solar system "looking for its creator". Having been rebuildt and sent "on its journey back" home by "a machine planet" it has encountered, the satellite calls itself VGER, its abbreviated name marking the loss of its memory concerning those who constructed it. Althought it has acquired a new identity, it retains its original programming : "to collect all data possible" and "to transmit its information" to its maker, which is mistakeny "believes...is a machine". Once Admiral Kirk (William Shatner) convinces VGER otherwise --that "we [humans] are the creator" -- it insists that "the creator must join with VGER". So intones Ilia (Persis Khambatta), the enterprise officer VGER has reduced to a data structure and then reconstituted to serve as its interface with the carbon-based units" it has not known are "true life forms." Star Trek ends when Kirk's first officer and captain, Will Dekker (Stephen Collins), and Ilia, metonymical figures of humankind and the alien consciousness, "join" in a PG-rated (note de Nio : Tiens, tiens...) act of symbolic intercourse. As they stand face to face, Dekker and Ilya become sparkling particles of swirling light that stream outward in a fantastic explosion and diffusion. The scene condenses into a brilliant moment --a cosmic conception, parturition, and birth. "Spock, did we just see the beginning of a new life-form ?" Kirk asks. "Yes, Captain. We witnessed a birth-- possibly the next step in our evolution." To which the good doctor (De Forest Kelly) remarks, "Well, it's been a long time since I've delivered a baby."

The ending of Star Trek thus depicts the fulfillment of a wish --that the future is conceivable in human terms as an extension of heterosexual conception. That wish, however, betrays the anxiety that motivates it-- the dread of a nonhuman, indeed an inhuman, future, a future that will spell the end of the human. As do countless science fiction films, Star trek evokes this fear, at first imagining the future as the time of a nonhuman consciousness unable to hear humankind's welcome and therefore about to obliterate the earth. Star Trek then converts this fear into exultant joy by discovering the alien consciousness to be seeking in human consciousness precisely its future in the form of the "simple feeling" that would give it the meaning and hope that it lacks. (...)

Camera Obscura 50 (page 70).

Erf, ça valait le coup de lire tout ça hein ?
Il y aurait encore de nombreuses choses à dire sur ce film très riche (la conscience, la volonté de découverte, la robotique... Le fait que l'épisode IV (pas lu encore les commentaires en entier, mais Sonador/Chris l'a perçu tout comme moi) remanie et reprenne des choses de cet épisode controversé a sa sortie mais pourtant devenu culte car génial de bout en bout) mais le temps et l'envie me manque. Néanmoins vous pouvez m'envoyer des sous à quelques années buros de la Terre pour que je fasse des chroniques encore plus longues et chiantes euh élaborées. Non, je plaisante, c'est juste qu'avec le travail scolaire et mes 1200 et quelques blogs je manque de temps mais c'est un choix....

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vendredi 22 septembre 2006

Star Trek II

"La vengeance est un plat qui se mange froid"
Proverbe Klingon.


Beaucoup auront vu cette phrase dans Kill Bill vol.1 montrant là l'ouverture cinéphile vers la SF de mr Tarantino (dis Quentin, c'est quand que tu nous fais de la SF ? ) et pourtant cette phrase vient de ce film.
De la bouche de Khan, ancien renégat terrien, pire ennemi de Kirk et qui compte bien lui faire passer un sale quart d'heure...
En route pour les hostilités...

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/3/3560.jpg

Comme pour les autres Star Trek (sauf film I) c'est l' édition simple et la jaquette est la moins belle de tous les anciens star Trek, mais c'est du chipotage parce que le film en lui même est bien. Très bien même, même si inférieur au I qui est un chef d' oeuvre métaphysique.

Ce star trek est donc une nouvelle histoire au sens propre du terme puisque tout évolue selon une chronologie bien précise. Cette histoire forme aussi un triptique avec le III et IV (les films reprennent les vaisseaux des épisodes précédents et s'inscrivent donc dans une certaine continuité temporelle).

C'est aussi au vu du succès unanime (critique et public) remporté par le premier film, une nouvelle manière de remettre le couvert, et celà de fort belle manière. 

Certes, James Horner (mr Titanic et aliens) à la musique est moins lyrique que le grand Jerry Goldsmith (mr Alien le 8e passager  http://dougall.variclier.free.fr/images/love.gif ) mais dans les phases d' actions il se taille la part du lion.
Certes, les effets spéciaux ne sont plus de Douglas Trumbull (mr 2001 et Blade Runner  http://dougall.variclier.free.fr/images/love.gif  ) mais de ILM, la maison de papa Lucas, ce qui n'est pas rien non plus hé ! 
A noter au passage que les effets spéciaux malgré leur infériorité au premier film restent plausibles et agréables et puis l' image de synthèse pointe le bout de son nez, si si. Juste un court passage nous montrant l' étendue du projet Génésis en développement mais quand même...
Si vous aimez les effets spéciaux de TRON, vous n' y verrez pas trop d' inconvénients  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

Le son est en surround 4.0 pour France et espagnol (haha et mono pour les italiens) et petite injustice, en 5.1 en V.O. Au passage la V.O s' avère excellente mais la VF n'est pas en reste puisqu'on retrouve les doubleurs du premier film donc chouette. 

Ce Star Trek en profite comme le premier pour inviter d'autres acteurs, de nouveaux personnages. On appréciera donc SAAVIK (chouette une femme) en vulcaine capitaine mais on râlera un peu sur David, le fils caché de Kirk (sale gosse va) dont le jeu s'avère moyen ainsi que Khan qui cabotine un peu trop...

Cet épisode II s' avère des plus ambitieux dans ses idées, ainsi un méchant de la série classique refait son apparition (les fans ont dû être content, les autres peinent à suivre un peu --hein il vient du XXe siècle ? C'est quoi l' embrouille ?), Khan qui désire sa revanche sur Kirk tout en s' emparant d'un dispositif avancé, le projet Genésis, dont la grande force est de faire émerger la vie en améliorant et accélérant le processus sur des planètes inhabitées. D'où le problème en substance, peut on jouer à Dieu au risque de compromettre peut être des formes de vies déjà pré éxistantes au niveau embryonnaire peut être ?

Ensuite, grande nouveauté, radicale, il y a du sang qui gicle dans ce star trek.

Bon c'est pas la foire du gore non plus, mais certains plans (l'oreille de Tchékov et le parasite qui en sort en faisant gicler le sang, les cadavres dont un visage en gros plan) profitent d'un semi état choc pour relancer l' histoire et celà n'est pas des plus négligeable non plus.
L'idée des petites bestioles dans la tête n'est pas nouveau dans la SF mais reste toujours aussi plaisante.

Et la bataille navale finale dans la nébuleuse brouillant toute formes de communication et vision est un grand moment de duel digne des westerns (l' attente qui monte).

Et puis Spock meurt à la fin en tentant de sauver l' enterprise....Et ça c'était risqué à faire.
Et c'est beau et triste....

Synopsis :
A bord de l' USS enterprise de la fédération des Planètes Unies (Starfleet), l' Amiral James T Kirk (William Shatner) accomplit une mission d' inspection de routine. Il reçoit un appel urgent du laboratoire spatial Regular ONE.
Khan, brillant renégat sur Terre au XXè siècle, et vieil ennemi de Kirk, s' est emparé d'un dispositif ultra-secret : le projet Génesis. A la tête d'une bande de surhommes génétiques, Khan menace l' Univers entier....

Bref pour finir que pourrions nous dire ?

Les seuls points noir seraient le cabotinage de certains acteurs (Khan !), certains costumes trop kitsch (les hommes de Khan) et les effets spéciaux parfois plan plan mais il faut aussi tenir compte de la date (1982) du film alors bon...
Et puis Star Trek n'a pas le luxe de se refaire un lifting à la papa Lucas (qui bidouille un peu trop ses trucs en multiples remastérisations pouvant énerver...) et puis tant pis, ça garde son charme hein.

Bref pas un chef d' oeuvre comme le premier film, mais un bon film qui a ses qualités. Un bon moment à passer en famille quoi et pourquoi pas ?

Posté par Nio Lynes à 19:08 - star freak - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Star Trek III

Chaque critique se suit mais ne se ressemble pas. En l' occurrence, celle ci comme la précédente reprécisera les choses en ajoutant des détails certains aux autres. En clair, si le premier film était un chef d' oeuvre et le second très bon, cet épisode là est un peu mou...Manque de rythme quoi...
Dommage avec des idées aussi sympathiques en tête...

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/3/3561.jpg

La jaquette reste belle, bref c'est toujours la classe chez Star Trek.

Pour ce dvd, on s' aperçoit aussi contrairement au précédent, que l' image est sublime. Pas une poussière là où c' était un peu granuleux et ternes à certains moments de Star Trek II.
Impression vérifiée d' ailleurs après comparaison des dvds l' un après l' autre.

Bref l' image est parfaite et les décors...

Contrairement au précédent, cette fois le budget a été largement agrandi, donc allez on met le look sur les vaisseaux et entrepôts de Starfleet. Donc apparition des spatiodocks (maquettes magnifiques) et puis apparition de l' USS Excelsior, sublime vaisseau que l'on retrouvera dans le VI...

Pour le son, c'est du surround comme le II mais la qualité de la VF n'est pas si mal. Bon en V.O c'est du 5.1 on s'en doutait évidemment...
Mais en français bordel, y'a une chose impardonnable...
IMPARDONNABLE !
Ils ont changés la voix du doubleur français pour Tchekov. 
C'est quoi cette voix hyper aïgu et fluette, on dirait Jon Anderson de Yes, non pire un eunuque carrément ! Et c'est un fan du groupe Yes qui vous le dit hein !    

Bon par contre toujours côté son, la piste sonore de James Horner est cette fois bien agressive et rutilante, bref très audible et... Très (trop ?) proche de celle d' Aliens, inoubliable. Bref un James Horner qui fait dans la bagarre et le lyrique là où l'on espérerait plus proche de la finesse, de l' émotion.... 

Et pour l' histoire et les acteurs invités ? Eh bien là, on a droit à la présence de Christopher Lloyd en guest star, dans le rôle d'un salopard Klingon.... Et notre docteur fou de retour vers le futur s' en sort d'ailleurs très bien, c'est d'ailleurs le seul tant les seconds rôles semblent piétiner dans la semoule...
OK, Mc Coy se montre très sympathique (mais il a toujours été sympathique) dans son rôle d'humain possédé par l' esprit du défunt Spock.
Kirk pour une fois se montre moins héroïque et balai dans le cul que les autres fois et de plus n' accapare pas tout l' écran comme d'habitude.
Sulu à droit enfin à sa scène où l' espace d'un instant il nous fait une prise de karaté...

Bref un star Trek plaisant mais par faute de baisses de rythmes et d' erreurs à la noix, parfois lassant, n' empêche c'est pas le naufrage catastrophique non plus mais on regarde le film avec un certain ennui là où les autres s'avéraient excitants ou passionants... 

L' histoire : L' U.S.S Enterprise toujours dirigé par le commandent Kirk est ramené à Starfleet pour remise définitive. Il faut dire que l' appareil à quand même 20 ans de service malgré les améliorations apportées dans l' épisode I. La disparition de Spock à la fin du second épisode à laissé un grand vide chez Kirk surtout qu' il considérait Spock presque comme son propre fils...Lequel explore désormais la planète Genesis désormais interdite et en quarantaine avec la vulcaine lieutenante Saavik. Genesis détient le secret du renouveau de vie et de plus, cache une étrange nouvelle forme de vie.
Le problème c'est que le projet Genesis intéresse aussi le seigneur de guerre Klingon Kruge...

Au final :

Les plus :  images/icones/icon7.gif

* Bonne idées pour l'histoire
* Spock adoré qu'on retrouve, enfant, adolescent puis adulte.
* Kirk moins lourd et apprenant enfin à se servir de son visage pour y mettre des émotions.
* Mc Coy, amusant.
* Les décors et vaisseaux, sublimes grâce au pétage de budget visible  http://dougall.variclier.free.fr/images/love.gif.
* Image sublime et moins granuleuse que le II

Les moins :  images/icones/icon6.gif

* Manque de rythme qui fait qu'on se lasse un peu de l' histoire...
* Emotion peu visible. Certains acteurs ont un balai dans le cul hélas visible...

La qualité baisse en rythme après le I (génial), le II (très bien), cet épisode s' avère décevant, néanmoins ça se laisse voir.

D' ailleurs, Leonard Nimoy (Spock), réalisateur de ce III comprend bien qu'il devient vital d' insuffler un nouveau souffle à la saga, ce sera chose faite avec le IV où la bande à kirk se reprend en main...

a suivre....

Posté par Nio Lynes à 19:02 - star freak - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Star Trek IV

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/3/3441.jpg

Star Trek IV : Retour sur Terre - 1986.

Après un épisode III lyriquement mou d' après de bonnes idées, de chouettes effets spéciaux et des décors et maquettes sublimes, il fallu se rendre à l' evidence : Si on faisait pas un tant soit peu évoluer l' univers Star Trek, on courait à la catastrophe de la redite molle et finalement lassante (le pire à éviter pour une licence cinéma)...

Et arrive Star Trek IV....

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Au XXIIIe siècle dans notre galaxie, un étrange cylindre non identifié neutralise plusieurs vaisseaux tout en émettants de bizarres signaux radios ressemblant plus à première vue à des cris qu' a un quelconque langage. Mis sur orbite terrestre, la "sonde" étrangère commence à aspirer l' eau des océans tout en projetant de la vapeur, laquelle occulte peu à peu le soleil. La température et le climat terrien se dégrade, des tempêtes et ouragans se créent, la terre et l' humanité à plus forte raison semble condamnée...

On reprend donc le triptique II-III-IV puisqu' on retrouve notre équipage sur Vulcain peu de temps après le sauvetage de l' âme de Spock (episode III). Kirk et ses hommes doivent faire face à un dur retour. Sur Terre (Starfleet), la cour martiale à été votée envers Kirk et son équipage pour diverses raisons : Insubordinations, vol de l' enterprise et destruction de celui-ci (cf Star Trek III) par exemple. Après un vote, L' amiral Kirk décide finalement de rentrer sur Terre avec le vaisseau Vulcain capturé (cf episode III) afin d' assumer les conséquences, mais pendant ce temps une étrange sonde cylindrique émettant des bruits étranges en replay, entre dans le système terrien.

Tout vaisseau passant à proximité de cette sonde se voit s' arrêter. Toute l' énergie disparaît (un peu comme dans "la guerre des mondes" de Spielberg récemment mais je dis ça a titre d'exemple, les deux films n'entretenant finalement peu de rapports) et les docks de Starfleet cessent peu de temps après le passage de l' énorme sonde, d' émettre.
Rien ne peut stopper l' incroyable cylindre vers son voyage sur la Terre. Sauf Kirk et ses hommes qui ont découvert que la fréquence de la sonde étrangère ressemble étrangement aux signaux et chants des cétacés : des baleines à bosses terriennes.
Problème : Les baleines ont toutes disparues au XXIIIe siècle.
Pour l' équipage du U.S.S Enterprise, il n' existe qu'une seule solution, tenter un voyage à travers le temps pour revenir en arrière au XXe siècle, quand ces espèces existaient alors... http://dougall.variclier.free.fr/images/wah.gif

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_ ayez l' air naturel Spock, on dirait que vous êtes un hippie ou un membre de la secte aum... http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

La grande nouveauté du film c'est l' omniprésence de l' humour en plus d'une histoire très écologique, ce qui finalement apporte un sang neuf salutaire. Là où avant c'était plus complot, guerres Klingons/Fédération, objets et énigmes menaçants, se trouve éclipsé le temps d'un film par la préoccupation principale : comment ramener une baleine à bosse au XXIIIe siècle ?  http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

Et puis rien que voir l' équipage du futur débarquer sur Terre en 1986 est franchement hilarant. Pour Mc Coy en hopital, on est en temps de barbarie, quand à Tchekov et Uhura qui demandent à un flic dans la rue pour chercher de quoi booster le vaisseau camouflé :

"Excusez moi vous avez une centrale nucléaire dans le coin ?
_ Oui nous cherchons de l' énergie nucléaire."

(un temps. Le flic ne dit rien et les regarde comme si ils s'étaient échappés d'un asile.)

- Il a pas compris (se tournant vers le flic). Nucléaire.
_ Nou-clé-aire."
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Mon dieu, nous sommes retournés à...L' inquisition ! 

Vous l'aurez compris, ce Star Trek fait dans l'humour et dans l'auto dérision face à un sujet important d'écologie bien traité. Et l' évolution des personnages se précise. Dans l' épisode III ils avaient des petites scènes, là ils y ont encore droit, même carrément des scènes entières comme la poursuite de Tchékov, voire son interrogatoire, la séquence avec Scottie aussi pour convaincre un ingénieur d'usine de leur passer des matériaux pour la réparation et s' apercevoir qu'il faut encore utiliser un clavier pour l' ordinateur dans cette époque dégénérée. La séquence de Spock avec la baleine, voire le Punk dans le bus, Sulu et l' hélicoptère...
Que du bonheur  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

Après y'a bien deux-trois petites incohérences dans le film mais ça passe. Et ça passe même très bien tellement on passe un bon moment.

L'image est sublime comme pour le III (tenons compte de l' âge du film aussi et là, c'est pas mal). Le son en V.F est du dolby surround 4.0 mais Tchekov a retrouvé sa belle voix d' éphèbe russe donc ça va !
La V.O en 5.1 roxxe bien quand même, rien que pour les effets sonores, on est gâtés. Mettez plus fort pour vous immerger avec le son des baleines...
Merde ça fait presque même mieux que le grand bleu, j' étais aux anges moi  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

http://dvdbcko.dvdcritiques.com/upload/774/Capt_son.jpg

Allo ordinateur ?

_ Euh Scottie, il faut utiliser un clavier à cette époque...

_ Ah euh oui, où avais je la tête... http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

Bref gros moment de plaisir qui fait franchement du bien après l' episode III moyen.
Un très bon film. Ah que oui !^^

Et en bonus, comme les autres versions simples, la bande annonce pour les puristes de la V.O (parce qu'on peut pas mettre les sous titres erf) mais aussi un mini documentaire sur la réalisation du film par notre mr Spock (Leonard Nimoy), qui même si il ne dure que 15 mn, est bien intéressant. Vous verrez comment ils ont fait avec les baleines, c'est hallucinant, mais je conseille de voir le film d' abord pour ne pas gâcher le plaisir^^

Bref Star Trek IV est un excellent film ! Le meilleur avec le I pour moi et aussi le plus simple d'accès à tous les réfractaires à l'univers de Star Trek aux esprits bourrés declichés juste après avoir vu l'antique série des 60's.


P.S : Vous trouvez que j'abuse inhabituellement de smileys ? Vous avez raison mais celà montre clairement mon enthousiasme pour cet épisode.

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Star Trek V

Espace...
La dernière frontière...
Calendrier stellaire, officier Fally : 2382 et des poussières...

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/2/2970.jpg

Bon ben encore une fois, on a une putain de jaquette. J'aime l'illustrateur qui les a réalisées, vraiment... 

Donc reprenons les choses où on les a laissées.
Star Trek IV (1986) fût un grand succès autant critique, que public. Si jusque là le grand public ne regardait pas trop Star Trek, là il le fît. Les recettes furent bonnes, ce qui permit à la Paramount de lancer l' année d' après la série Star Trek : The next génération sur les écrans tandis que l' équipe de l' enterprise originale, ne revint qu' en 1989 avec ce 5e épisode...

Ce Star Trek V , réalisé par William Shatner (notre Kirk national quoi) nous conte l' histoire d' un renégat Vulcain, également frère de Spock, qui décide de franchir la grande barrière, une zone interdite de la galaxie, afin de trouver un lieu légendaire, qui serait situé sur une planète dans cette zone. Ce lieu connaît plusieurs noms...Et dans la langue terrienne, c'est l' Eden, le paradis. Or qui dit paradis ou/et Eden, signifie aussi Dieu. Ou quelque chose qui y ressemblerait...

Bon, disons le franchement, cet épisode tient plus d'un bon gros nanar de série B que d'un réel chef d'oeuvre de science fiction comme le premier pouvait l'être mais à vrai dire, on est aussi en dessous de la qualité auxquelle nous a habitué les autres épisodes, d'ailleurs les effets spéciaux étaient peu fameux et effectivement, parfois le carton pâte est franchement visible ("l' autel de Dieu") mais ça ne change en rien que ça reste un spectacle sympathique et agréable à voir. Et puis, qui n' a jamais voulu voir un être divin de près ?

Certes, le fait de montrer Dieu, au sens, lui donner une figure humaine peut être discutable mais bon, à mon sens, c'est l'unique chose qui m'ait un tant soit peu gêné. J'avoue aussi que j'aurais aimé qu'on développe plus ce segment sur ce fameux dieu ectoplasmique régnant en maître incontesté de cet eden perdu, plus une prison qu'autre chose au final...

Parce que sinon, c'est bien chouette. 

Les personnages qui avaient commencés à être développés dans le III, puis continué dans le IV, sont ici au mieux de leur forme. Mc Coy, Spock et Kirk s' entendent comme des ptits fous tandis que le vulcain renégat, Cybok (Sybok ?) est parfait dans son rôle de semi gourou extatique qui manipule les foules "montrez moi votre douleur !" Quel sens donner de plus à un épisode qui montre le danger de la manipulation et de la foi, surtout si c'est une foi qui se base sur un "faux" Dieu...Ou un Dieu qui aurait cessé de faire le bien... http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

A la musique, on retrouve Jerry Goldsmith qui avait déjà travaillé sur la partition du premier film de Star Trek. Ici la musique est à la foi apaisée (ah la séquence générique avec Kirk qui fait de l' escalade au début du film) et grandiose. C'est boooon  http://dougall.variclier.free.fr/images/love.gif

Le son est en 5.1 pour ces cochons d' anglais et nous franco/italos/espagnolos, on a du stéréo 4.0...Ce qui est, bah, pas si mal finalement.

Beaucoup de personnes avaient râlés sur ce Star Trek, car, certes, des choix étaient négligeable (montrer Dieu et surtout donner un visage humain à une conception proche de l'abstraction, le décor risible de l' autel) mais d'un autre côté, force est de reconnaître que c'est enthousiasmant et plus rythmé et intéressant que le Star Trek III.

Et puis c'est mon premier Star Trek vu à la télé. J' étais tout petit. C' était bien.

Bref un épisode fandard et rigolo après l' excellent IV  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

edit : j' avais oublié de parler des bonus ! Bon et bien comme dans les autres éditions (sauf la I gorgé de bonus et le IV qui lui à droit à un court making of de 15 à 20 minutes), on a droit à une pauvre bande annonce, même pas sous titrée/titrable, et ---oh surprise, ça alors !---....Un teaser.
Bref édition simple vraiment mot pour mot. Bof. http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

Posté par Nio Lynes à 18:44 - star freak - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Star Trek VI

Dernier épisode de la saga Star Trek avec l'ancienne génération avant le passage à la nouvelle avec Jean Luc Picard, un cryogénisé capitaine de vaisseau qui mange du poisson gelé. nooooodles


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Star Trek VI : terre inconnue.

Son 5.1 pour l' anglais, Français, Italien, espagnol.
Image : parfaite !

"C'est celui qu'il faut voir ! Le meilleur de tous !"
Dennis Cunningham, CBS-TV

Bon ben voilà. Ceci est le dernier Star Trek avec l' ancienne génération d' aventuriers/explorateurs du cosmos vu que l' épisode d' après sera avec la nouvelle génération même si Kirk et 2,3 autres font des apparitions plus ou moins longues dans "générations" (le VII)...

Et pour un dernier épisode, on a donc décidé de mettre le paquet.

Ce qui en fait un des meilleurs Star Trek, un des plus accessible et un des plus intelligents dans son scénario.

La guerre froide qui opposait depuis plusieurs décennies la Fédération à l' empire Klingon est sur le point de s' achever. A bout de ressources suite à l' explosion des lunes de Praxis, le peuple Klingon n'a plus que 50 ans de survie à tenir avant une extinction desespérée. Des négociations de paix sous l' égide du chancelier Gorkon sont alors proposées. Pourtant opposé aux Klingons qui ont par le passé tué son fils David (Star Trek III), Kirk reçoit bien malgré lui l' affectation d' escorter le chancelier sur le lieu des accords de paix.
C'est sans se douter qu'un machiavélique complot d' assassinat et de reprise des hostilités se trâme dans l' ombre..

N' allons pas par 4 chemins, le scénario s' inspire directement de la guerre froide USA/Russie et Gorkon est clairement une espèce de copie de Gorbatchev comme l' indique le réalisateur Nicholas Meyer, déjà réalisateur du très bon Star Trek II dans son interview sur le site officiel :
http://www.startrek.com/startrek/view/news/article/4358.html

Et effectivement l' explosion du début fait très Tchernobyl, et on retrouve même les parodies de procès ou faux procès durant lequel Mc Coy et Kirk seront jugés, ainsi que l' image des goulags sur les mines glacées où ils seront enfermés.

http://www.startrek.com/imageuploads/200402/mov-006-martia-2/320x240.jpg

Mc Coy avec une extraterrestre métamorphique (qui peut changer d' apparence quand elle le veut) qui n' est autre qu' Iman, la compagne de Bowie !

Pour ce dernier épisode, les clins d' oeils aux anciens sont légions et l' histoire évolue encore plus. Sulu à désormais son vaisseau, dont il est le capitaine, L' Excellsior (magnifique au passage)...D' ailleurs il le voulait depuis l' épisode III ce petit gourmand, c'est vous dire...
Et puis on peut voir un prototype d' oiseau de proie Klingon qui peut tirer sans désocculter c'est à dire, se rendre visible, grande nouveauté !

Les effets spéciaux ne sont pas en reste non plus, on y met le paquet avec vrais et faux décors, morphing en images de synthèses, maquettes et images de synthèses des explosions et vaisseaux (l' explosion du début du film, magnifique !), sans oublier ajouts de couleurs sur écrans, petits trucages qui marchent toujours aussi bien....

De la bonne série B, du grand film de SF comme on l' aime... http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

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Valérys et Spock. Deux Vulcains face à face mais aux motivations différentes...


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L' assassinat du chancelier en apesanteur avec le sang rose des Klingons...

Et puis en plus à la fin, juste avant le générique de la série, on a la signature de tous les membres de l' équipage de l' entreprise, enfin des acteurs, plus le réalisateur. Le pied, le vrai.  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

Et en bonus, on a droit à la bande annonce et aux teasers, enfin beaux et agréables à voir.

Bref rien à redire, du tout bon.

Posté par Nio Lynes à 18:36 - star freak - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 15 septembre 2006

La maison du diable (1961)

wiseman

Second film "classique" de la section boules à mythes naphtalinées...

Pour poursuivre ses expériences de parapsychologie, le professeur Markway réunit un groupe de personnes dans un vieux manoir réputé hanté. Dès le première nuit, les hôtes du professeur sont terrorisés par des bruits insolites. Eleanor est au bord de la dépression et le professeur lui conseille de partir. Elle refuse, prétendant que la maison la retient.

Choisissant volontairement le Noir et blanc par souci esthétique et voulant à tout prix retranscrire le livre dont il est issu ("hantise" pour le titre français, The Haunting of Hill House de Shirley Jackson pour les anglophones) en insistant bien sur le côté suggéré de la peur, Wise atteint des sommets encore peu égalés de nos jours dans les films de fantômes si ce n'est par quelques réalisateurs dont notre cher Hideo Nakata, réalisateur des excellents Ring et Dark Water. Et c'est ce côté suggéré qui donne toute sa force à ce pur film de maison hanté.

Pour autant, Wise est un habitué des films lorgnant dans le fantastique, l'épouvante ou la science-fiction et sait faire preuve d'une assez belle maîtrise de son histoire, de ses élèments. Les habitués du grand et regretté Wise auront pu voir de lui Star Trek (1979. Le premier film de la bande à Spock et pour moi l'un des meilleur, le plus épique et philosophique), La variété Andromède (une adaptation assez bien réalisée d'un bouquin de Crichton), Audrey Rose (qui n'est pas une copie de Rosemary's baby comme certains ont pu le dire), Le jour où la terre s'arrêta (1951) ainsi que bon nombre de premières réalisations où Wise s'illustra même si ce n'était pas lui le réalisateur principal.

Bref Wise préfère la suggestion que tout montrer (au contraire du pitoyable remake "Hantise" de Jan de Bont) et c'est tout à son honneur, réalisant au sein d'une film une poignée de scènes anthologiques dont certaines restent encore bien inquiétantes : les coups sur les murs, le visage de la femme de Markway, l'escalier qui penche, la fin avec la silhouette blanche et l'arbre et surtout cette scène hallucinante où en pleine nuit, Eleanore, l'héroïne dérangée (on ne sait si elle est schizophrène mais il est sûr que plus le film avance plus l'emprise de la maison sur son esprit fragile se fait ressentir) entend dans son lit des bruits inquiétants, des rires et des chuchotements dans les murs et que son amie aussi terrifiée qu'elle lui tient la main. Problème : en fait ce n'est pas son amie mais quelque chose d'autre. Et les cheveux de se hérisser lentement sur la tête.

A noter que cette idée de rire et chuchotements mi enfantins, mi démoniaques et non-humains sera exploitée formidablement dans Le projet Blair Witch lors de ce qui reste pour moi l'une des plus terrifiantes scènes du film : quand nos apprentis caméramens sous leur tente entendent les bruits d'enfants en pleine nuit et que quelque chose semble tout près d'eux, dehors sous la nuit... Et ce procédé n'a pas fini de nous glacer puisque c'est pratiquement le même pour Suspiria de Dario Argento : Vous vous rappelez la scène du dortoir et derrière la toile, les ronflements de la directrice de l'école. Mais ce n'est pas elle et les ronflements sont plus ceux d'une bête malade qui agonise. Trouillomètre à zéro.

Et je vous garantit que pour peu qu'on se plonge dans le film complétement, on a peur, très peur. Hier soir, je me faisais une séance "maisons maudites" en enchaînant sur ce film, un documentaire assez inquiétant sur les poltergeists enregistré sur arte et un peu de Resident Evil rebirth sur gamecube. Je peut dire qu'a 3 heures du matin, j'étais naze mais crevé, foutu et heureux d'être glacé de peur comme pas deux.

La maison du diable est un grand film qui fout encore bien les boules, son remake Hantise est par contre une misérable daube à éviter comme la peste.

Posté par Nio Lynes à 23:49 - Films anciens - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Soleil vert

greensoyleeeent

"Grand prix" du Festival du film fantastique d'Avoriaz'' 1974.


New York 2022, la population dépasse les 40 millions d'habitants. Un brouillard né de la pollution a envahi la surface du globe, tuant la végétation et la plupart des espèces animales, terminant ce que l'homme avait commencé sans le vouloir depuis le début de l'ère industrielle. De part la surpopulation et l'extrême pollution, le pays (le monde ?) part lentement à la dérive. D'un côté, de rares nantis qui peuvent avoir accès à la nourriture rare et très chère. De l'autre, les affamés nourris d'un produit synthétique, le Soylent (la marque Soleil dans la version française), rationné par le gouvernement... Lors d'une émeute, un membre haut placé du conseil d'administration de Soylent trouve la mort et Thorn, un flic opiniâtre, est chargé de l'enquête...


Un grand film pessimiste de science fiction engagée des années 70 comme on en trouve plus. L'extrême noirceur du scénario et le fait de déguiser le film comme une simple enquête trouvent là une richesse inattendue pour développer un message politique, humaniste et écologique fataliste mais qui aujourd'hui demeure toujours d'actualité.
Dans ce futur proche, la surpopulation fait que les rares réserves de nourriture s'épuisent et le film sans être moraliste se contente juste d'appuyer en forçant un peu le trait là où ça fait mal. Les conséquences de cette situation n'en sont que mieux montrées à l'écran : population qui dort et s'entasse dans les escaliers, qui fait la queue pour espérer avoir un peu de nourriture à certaines dates ou qui se fait carrément refouler par pelleteuse dans des camions bennes lors d'émeutes tellement la police est obligée d'employer des moyens radicaux face à une nombre qui les dépasse.

Mais les conséquences de la surpopulation vont plus loin et les 3/4 de ces personnes ne savent bien souvent pas écrire ou n'ont aucune éducation (Thorn est d'ailleurs opiniâtre à un point qu'on voit sans problème qu'il a dû avoir un passé d'orphelin élevé sur le tas) et les répliques du scénario, le montrent avec évidence :
"Vous savez écrire ?
_ Oui.
(Thorn au garde du corps)

Une formalité pour nous mais une importance essentielle dans ce monde. Un monde qui plus est, sans aucune culture où les gens survivent comme ils peuvent, avec ruse ou moyens : chaque policier ou détective parce qu'il n'a plus le temps d'apprendre ou de se renseigner (voire d'avoir un tant soit peu d'informations) est associé à un "biblio", sorte d'employé personnel se chargeant de la documentation propre à l'enquête bien souvent à l'aide de son intelligence et de sa culture personnelle. Les livres et le papier se font alors de plus en plus rares, redoublant l'étonnement et la joie de Sol, le vieux biblio personnel de Thorn (Heston), personne affectueuse, attachante et essentielle dans cette société qui condamme irrémédiablement les vieillards et s'en débarasse aussi bien que le rôle des femmes, souvent réduite à l'étât de mobilier, une femme-objet, simple possession d'un locataire aisé juste utile à le divertir quand ce n'est pas coucher avec lui.

Enfin, on ajoute à celà que les gens sont en grande partie blasés, n'ont plus goût à rien, l'envie s'est perdue.
"Mais tu ne t'énerves jamais toi ?
_ Non jamais, à quoi bon ?"
(Thorn à Hatcher)

Du fait que la culture s'est perdue, les gens ne savent plus ce qu'est un vrai légume, de vrais fruits, le goût d'un vrai steak. Les rares fermes agricoles appartiennent à de puissants trusts et sont gardés comme autant de forteresses militaires et seuls les riches peuvent encore pour quelques temps avoir des produits de ce genre.
Pour les autres, il reste des barquettes énergétiques sans goût ou presque à croquer, de trois sortes fabriquées par Soylent, les fameux soleil.

  • Soleil Rouge aux vitamines.
  • Soleil Jaune aux extrait de soja.
  • Soleil vert au plancton.

Problème, pour cette population inculte qui n'a presqu'aucune image de la Terre d'avant, personne ne cherche à savoir ce qu'est le plancton. En gros, les gens acceptent de manger curieusement quelque chose qui n'existe pas car depuis une décennie et suite au réchauffement, les océans se sont suffisamments retirés pour qu'il n'en reste plus que de rares lacs très loin des pays. Second problème, le plancton n'existe plus non plus mais personne ne le sait.
Alors avec quoi est fabriqué Soleil Vert ?

Dans cette société, les personnes âgées sont les dépositaires de la mémoire, de l'émotion, de la vie (la scène sublime de la mort de Sol face aux écrans de télé montrant la Terre du passé sur fond de 9e symphonie de Beethoven, à lâcher des larmes), elles sont même les seules a encore avoir de la chaleur humaine et un sens de l'honneur et de l'éthique face à un monde devenu trop inhumain qui les rejette, elles comme tous les mourants, les assassinés, les malades...

Un grand film douloureux aux éclats de beauté et d'intelligence.

Posté par Nio Lynes à 18:25 - Enragé - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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