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Chroniques visuelles
25 novembre 2006

OSS 117

oss117jackettesh

Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions. Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : anglais, français, soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117...

ossimage
En passant, je vous mettrait un petit coup de pollish...

Celà pourrait être une histoire simple, une histoire d'amour.
C'est l'histoire d'un homme en voyage, qui soudain se retrouve à la tête d'un élevage de poulet. Une histoire d'homme et de poulet, mais hélas ce n'est pas ça, ce serait trop simple même si Jean Dujardin se retrouve vraiment très bon dans ce rôle d'agent secret simpliste, puéril et enfantin possédant toutes les tares (misogyne, macho, homophobe, raciste et j'en passe...) et que le film joue à fond sur la carte du décalage :

  • Ennemis tout aussi comiques et grotesques (la scène de Gerard Müller, "éleveur" allemand qui veut recréer un troisième reich de pacotille en plein égypte mais se retrouve incapable d'enlever le drapeau nazi si ce n'est en le déchirant, contrepoint décalé et comique de scène de films de guerre vu déjà bien souvent, même (surtout ?) chez Indiana Jones) qu' OSS 117...
  • Faux décors comme dans les films d'époques (un exemple frappant, les décors-écrans pour toutes les scènes de voitures où Bérénice Béjo est avec Jean Dujardin : le décor bouge en arrière plan mais en remarquant la cigarette de Mlle Béjo, dont la volute de fumée n'est pas dispersée par la vitesse de la voiture, on comprend la supercherie --faut dire qu'en plus elle est hyper-visible-- et l'on sourit. Nostalgie réutilisée ici et marchant à fond).
  • Enfin OSS lui-même qui joue sur plusieurs plans : le comique décalé (il ne rate pas une occasion de faire des jeux de mots débiles assez savoureux, qui plus est), l'abruti fini et la classe folle d'un Sean Connery (et encore source de décalage, voir quand Hubert à peine levé, se passe la main dans ses cheveux ébouriffés, le plan d'après, ils sont déjà coiffés !). D'ailleurs Jean Dujardin dit de son personnage : "Un peu de Sean...Beaucoup de connerie." nooooodles

renecottyimage
Tu vois Slimane, ça c'est notre Raï à nous, le président René Cotty. Et c'est ton ami aussi.

Enfin pour compléter le tableau, le film ne se gêne pas pour égratigner les travers de l'époque que l'on pouvait aussi bien voir dans les films des années 50 que dans l'époque elle-même : Hubert est dévoué et hyper-patriotique à son président René Coty comme pas deux et distribue à qui mieux mieux, de nombreuses photos du président, croyant sans doute au fond de lui pouvoir les aider et les éduquer mieux --le fait qu'il donne de l'argent a Sidi en est un exemple à mourir de rire, où Hubert se verra clairement décontenancé : "Tiens brave Slimane, voilà cinquante francs pour acheter des chaussures a tes deux enfants" et l'employé de répondre humblement que ses enfants font de hautes études à New York...-- et de ce fait le film fait mouche en montrant la position limite colonialiste de l'époque avec un homme qui se croit partout chez lui !

ossimagedeu
Ha ha ha, Jack....

Celà faisait longtemps que je ne m'étais pas autant marré et pris mon pied devant un vrai film français humoristique qui ne nous prendrait pas pour des con-sommateurs sans cervelle (Les Bronzés 3 par exemple qui jouait énormément sur la nostalgie pour fidéliser le public français mais hem, plus de 20 ans ont passé quand même...Hélas..Vraiment hélas.) avec en plus de l'intelligence et un héros bien de chez nous, un vrai. Cocorico.

Le dvd du film en édition simple nous donne droit à des bonus non négligeables comme un commentaire audio à la fois humoristique et riche en technique par le duo tambour battant Dujardin et Hazavaniscus, sans oublier un bêtisier, des scènes coupées (qui n'apportent pas grand chose hélas) et les deux cerises sur le gâteau, un extrait des actualités gaumont de 1955 (!) ainsi qu'une photo de René Coty enchâssée dans le boîtier.

Bref, un très bon film qui fait plaisir à voir.

Et zoupla, 2 vidéos en extrait !

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Commentaires
L
ah ah excellent! Non pas du fun, de la nostalgie, le fait que le film soit tourné en technicolor et donne nombre de petits clisns d'oeil à un certain cinéma des années 50. Après l'image est soignée, on sent qu'il y a des sous, de la cinéphilie (c'est vrai, il est difficile aujourd'hui de revoir ces conneries de OSS117) L'originalité n'est pas là, certes et Dujardin m'horripile toujours autant mais bon... (;-))
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N
Pour terminer de reprendre le Shaman... "Mais bon, ça reste du fun."<br /> Voilà ! :)
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K
le commentaire plus haut c'était kit pas lace.<br /> Mais lace utilise mon ordi quand il a un soucis informatique d'ou la confusion.<br /> <br /> voila voila<br /> <br /> Donc je ne suis toujours pas convaincu.
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L
Tieeeeeeeeeeeeeeeeeeeens!!! Lace!!! Comment vas?! Ca fait plaisir de te voir ici.<br /> Pas convaincu? T'as le droit de ne pas l'être, après tout c'est pas le meilleur film du monde (et de loin mes chers frères). Mais bon...
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L
mais je suis toujours pas convaincu....
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