dimanche 31 décembre 2006
Bilan 2006...
Vu qu'il y en a certains ayant votés en plus des femmes à oilpé qu'ils voulaient que je ne chronique pas que les dvds mais aussi les sorties en salles, je livre sans ambages mon bilan cinoche 2006...
Allez j'y vais !
Eh bien 2006 fut une fois de plus une très bonne année cinéma, n'en déplaise à certains grincheux, tant dans le blockbuster sympathique que
le domaine artistique cinématographique avec le retour de poids lourds dans des domaines où on ne les attendait guère...
Bien sûr on a eu aussi droit chacun à nos déceptions cinéma. Pour ma
part, ce fut "Pirates des caraïbes 2". Pas que j'attendais spécialement
quelque chose des aventures en roue libre de Depp mais comparé au
premier, je ne retrouvais plus le fun (on peut lire mon avis certes
contestable chez Sonador et j'ai plus regardé hélas ma montre que le
film, mais passons, on a tous nos moments de décrépitude honteuse
devant un film que ne nous intéresse guère (pour de nombreuses personnes ce fut Miami Vice).Tant pis on se rattrapera avec le 3 sans doute...
Pour le reste de l'année ? Que du bonheur en vrac.
Au rang de mes 3 grands films de l'année, le trio déboule sans aucun problème : Le nouveau monde
de monsieur Malick, toujours aussi beau et stupéfiant (si il en
est bien un qui ne fera jamais de faux pas, c'est bien lui par son
perfectionnisme et l'intelligence et la finesse de son propos), ensuite
je dirais Paprika de Satoshi Kon. Paprika ? le titre
veut tout dire, c'est l'étincelle piquante qui tel un grand huit
emporte le spectateur dans des tourbillons de bonheur, pas plus, pas
moins. Enfin Miami Vice de michael Mann, mon grand film estival de 2006. Pur divertissement qui en laissa plus d'un sur la
route, par ses nombreux aspects. Miami Vice, comment dire ? Disons que
ce film suscita dans mon entourage, soit la plus totale approbation,
soit le plus grand rejet ce qui est certes compréhensible tant le film de Mann est tout sauf un film d'action normal. Un grand film controversé (pour reprendre Jesus Gris) qui controversa les spectateurs....
Le reste de l'année, que des bons films msieurs-dames ! Le Parfum
que Stanley Kubrick pensa un temps adapter mais renonça, se retrouve
finalement une adaptation à peu près réusssie mais pardonnable. En effet
comment retranscrire visuellement ce qui tient du domaine de l'odorat ?
Tenir le pari d'adapter le livre de Süskind tenait du suicide
cinématographique pourtant le film se révèle agréable et fascinant sans
être un chef d'oeuvre. On change de style, zoupla. Little miss sunshine
est sans doute la meilleure comédie américaine de 2006 et en tout cas
la plus farfelue et déjantée qu'on pu voir ces dernières années dans le
cinéma indépendant américain et ça fait du bien. Rien que pour entendre
le "superfreak" avec une gamine mimant un strip tease en scène finale
devant une assistance choquée mais sa famille qui l'encourage (ce sont
bien les seuls d'ailleurs). Jouissif. Severance dans
un autre domaine tiens, très fun et l'on ne remerciera jamais assez
Shaun of the dead d'avoir ouvert une brèche certes visible auparavant
mais moins disponible en salle avec autant de sincérité. Severance fait
du bien et même si ce n'est pas drôle de voir des personnages qui se font
littéralement (et connement souvent) zigouiller, l'humour noir n'a
jamais tué personne (sauf dans le film). Plus ironique, sarcastique et
cruel sans oublier d'être drôle, impossible d'oublier le petit film
espagnol La méthode. Non, ce n'est pas un petit film
à la Francis Veber même si ce genre de titre peut porter à confusion.
La méthode c'est juste le dur monde du travail en entreprise croqué
sévèrement pour révéler jusqu'où des candidats à l'emploi sont prêt à
aller. Ahurissant, inquiétant, kafkaïen, drôle.
Toujours dans le registre du drôle mais animé, L'âge de glace 2
qui hélas nous trafficotait une amourette certes attachante et
intéressante mais qui se révélait un peu ennuyeuse. Non, si on va voir
le film c'est pour Scrat, avouons le. Scrat toujours aussi drôle et le
passage au paradis à la toute fin du film manque presque de faire
chavirer le coeur du pauvre spectateur. Coeur qui chavire
définitivement avec Happy Feet. Avec une incroyable maîtrise, George Miller, notre
George Miller responsable de Mad max, Babe et autres sorcières
d'Eastwick nous livrait en pâture un grand film d'animation pour les
petits...Et les grands. Car même ludique, Hapy Feet n'oublie pas de se
départir d'un propos cruel et écologique (si, si, regardez la fin) en diable réjouissant et
bienvenue là où Disney nous abrutirait avec quelques phrases vite
poussées, vite oubliées. Miller va au bout de son propos et frappe fort
donc.
Autre grand film à fort propos écologique, c'est bien sûr l'étonnant The Host
qui sous couvert d'une histoire de monstre (la créature est superbe au
passage : chacune de ses apparitions, incroyablement réalistes, ne
manquent pas de faire jouir le spectateur venu là pour avoir de la
bestiole. Et là, le spectateur il en a pour son argent c'est dire...)
en profitait pour toucher à tous les genres (on passe du rire aux
larmes comme rarement) tout en assénant une charge virulante tant
contre le gouvernement américain que celui de la Corée du Nord en
rappelant l'écologie comme donnée fondamentale du film. Enfin dans le
domaine de l'écologie, il y a UN maître qui fit son entrée à rebours
cette année, c'est Miyazaki avec la sortie de 20 ans de retard en
salles, de Nausicäa de la vallée du vent, incroyable
chef d'oeuvre matriciel de pratiquement tous les films du maître à
venir, notamment Princesse Mononoke qui entretient de nombreux points
communs avec Nausicäa.
D'écologie, il n'y en avait pratiquement pas dans Nos voisins les hommes,
juste une sympathique histoire d'animaux au pays de la consommation
humaine, mais pourquoi diable chercher midi à quatorze heures ? Mieux
que Madagascar, nos voisins les hommes ne possède lui, aucun temps mort
et remplit son contrat de film divertissement pour toute la famille.
Dans les fils de l'homme pas d'écologie mais plutôt
les conséquences de la conduite de l'homme dans un avenir proche et
croyez-moi c'est pas beau à voir. Un monde où la surpopulation mais
aussi les guerres et la perte totale de toute fertilité chez les femmes
fait peur. Rien de moins que la fin du monde que Cuaron nous donne à
voir avec une maîtrise technique frôlant le sublime. Histoire au top,
futur cohérent, acteurs formidables et musiques d'un peu tous les
genres qui laissent rêveur (mettre King Crimson, Aphex Twin et
Radiohead dans la même B.O, fallait oser !).
Vous reprendrez bien encore un peu de fin du monde ? Oh oui, oh oui !
Allez, encore un peu d'apocalyptique mon cher Kilgore. Passons à Silent Hill,
semi ratage pour beaucoup, film sympathique pour votre Nio. Oui,
j'ai bien aimé Silent Hill malgré ses défauts, il faut dire que d'un
point de vue esthétique ça calme. De l'horreur aussi belle, c'est beau
(oui je fais dans le superlatif stupide mais je me comprends) et puis
réutiliser la musique des 4 jeux vidéos, merci j'en attendais pas
moins, je peut donc presque tout pardonner au film. Encore fin du monde
mais d'un point de vue light et encore des semi-réussites (ou ratages)
qui pourraient diviser un peu tout le monde, j'évoque deux autres films
qui sont X-men 3 et Wu-ji. Du
premier on retiendra de beaux effets spéciaux et une musique classieuse
du grand John Powell mais ça ne suffit pas à sauver le film et Brett
Ratner a définitivement moins d'aisance que notre
usual-Bryan-Singer-suspect en sacrifiant très vite des persos plus ou
moins essentiels (Bon Cyclope personne ne l'aime mais Xavier, raaah
Brett, malheureux !) quand d'autres ne passent pas à la trappe (Ben et
Diablo qu'on voyait dans le second film ?) et croyez moi, je me
souviens bien mieux de visions issues des X-men de Synger que de celui
de Ratner hélas. Et Wu-Ji... Eh bien le parfait exemple du film de
sabre qui en fait par contre un peu trop et les effets spéciaux ne
suffisent plus à cacher un scénario anachronique et bourré de failles.
Quand aux personnages ils sont aussi charismatiques qu'une vieille
chaussette séchant sur un balcon du haut du 18e étage. On relève un peu
la tête, mr Shyamalan nous regarde mais las, La jeune fille de l'eau
n'eut pas un gros effet sur moi. Certes, il est largement supérieur à
X3 et Wuji cités précedemment mais malgré sa bonne volonté et des plans
magnifiques à en tomber à la renverse (ahhh la fin), j'eus l'impression
de regarder le film d'un artisan égocentrique voulant se venger que Le
village fut détesté par une grande partie de spectateurs. Mais Night,
moi je l'ai adoré ton Village. Plus qu'adoré ! Je l'ai défendu bec et
ongle là où pour la jeune fille de l'eau je ne bougerais pas le ptit
doigt. Je ne sais pas pourquoi mon vieux Night...Peut-être parce que je
trouvais ta créature à moitié sublime là où les grands singes à la fin
font pitié (on voit plus les acteurs dans les costumes que dans les
singes de 2001 l'odyssée de l'espace !) et que tu pris tant de place
dans le film (alors que Hitchcock ne vampirisait pas autant ses
créations) là où dans tes autres oeuvres, tu restais discret, jouant du
clin d'oeil complice avec le spectateur le temps d'une scène ne
perturbant pas le récit....
M'enfin je préfère la jeune fille de l'eau à Wu-Ji et Volver.
Là aussi petite déception et l'impression de voir une espèce de redite
chez Almodovar en plus d'une certaine artificilaité malgré la bonne
volonté hyper visible du réalisateur. On sent qu'Almodovar est prêt à
demander en mariage Penelope Cruz, ça oui ! Il n'y a qu'a voir tous les
plans où Almodovar film Penelope et son décoleté, Penelope et ses
jambes, Penelope qui va aux toilettes soulager une petite envie et même
ça, il nous le montre ! M'enfin Pedro, tu filme une mannequin à la
plastique superbe (et Penelope est belle et Pedro le sait bien ce
sagouin) ou une actrice qui doit nous émouvoir et nous briser le coeur
? Ecartèlement d'un film entre un certain sens du glamour romantique,
une sincérité bouleversante (la conversation sur le banc) et des plans
un peu énervants, redondants et frustrants pour le coup. Bref, pas
aussi impliqué qu'il l'aurais voulu le Nio. Par contre, je ne
regrettais nullement d'assister au Labyrinthe de Pan.
Guillermo est grand et son film est sans conteste l'un des plus beaux
de l'année, doté d'une imagerie formidable (ahhh le pâleman !) et d'un
grand méchant en la personne de Sergi Lopez qui crève littéralement
l'écran pour le coup.
Un autre crève-coeur (ou arrache-coeur pour reprendre l'ami Vian) ? Oui, A Scanner Darkly
fut clairement pour moi, fan inconditionnel de Ph.K.Dick, le plus bel
hommage posthume qu'on pouvait lui faire et d'une façon des plus
étonnantes. Linklater ose l'animation en cell-shading (avant c'était
uniquement pour le domaine du jeu vidéo) pour servir son propos et
reste fidèle en tous points au livre de Dick ("Substance mort" dans nos
contrées francophones). Plus cérébral, un autre hommage, celui de Raoul
Ruiz avec son Klimt, qui tente de cerner le fameux
peintre hors d'une quelconque approche narrative. En résulte un film
étrange, un puzzle destabilisant d'une grande beauté. Autre crève-coeur
sinon, Pompoko de Isao Takahata, déjà responsable du
larmoyant Le tombeau des Lucioles et comme ce dernier, encore un grand
film. Parti-pris écologique mais le propos même ludique pour les
enfants se déploie autour de scènes d'une grande noirceur qui prennent
à la gorge. Rendez vous compte, c'est un film au départ pour les
enfants mais Takahata n'hésite pas à nous montrer les cadavres des
tanukis (sorte de raton laveur japonais doté d'une énorme paire de
coucougnettes ce qui occasionne des gags savoureux) dans toute leur
crudité. Et ça fait mal, assurément.
Encore un animé (décidement
2006, c'est l'année de l'animation ou quoi ?) mais français cette fois,
cocorico. Non, ce n'est pas Azur et Asmar mais ça aurait pu (pas pu le
voir ce dernier, tant pis je me rattraperais en dvd ou divx)...Il
s'agit du grand oublié de 2006, Renaissance. Malgré
un scénario policier des plus simplistes, il faut louer le film par son
incroyable prouesse techniqu de noir et blanc qui enfonce le noir et
blanc de Sin City encore plus loin. Au début on a un peu mal aux yeux,
puis on s'y fait. Et puis un Paris clin d'oeil à Blade Runner,
plus-grand-film-de-science-fiction-merci-mr-Scott, c'est des plus
sympathiques non ?
Tiens pendant qu'on est dans le rayon
des bizarreries françaises, évoquons les films drôles. Alors, ça va
être très rapide, je vais être clair et net :
* Les Bronzés 3 est une daube...Pas drôle pour un sou.
* Camping est un looooong sketch de Dubosc...Pas drôle non plus (mais qu'est venu faire Lanvin dans cette galère ?).
* Oss 117
est drôle et pour cause : de l'humour à la Monthy Python et à la "Les
nuls" au sein d'un film bien de chez nous. Hourra, il y a un espoir, Dieu me tripote, on
arrive encore à faire des films drôles loin de la clique vampirisante à
Clavier.
Et puis dans l'humour qui va loin, vite, fort, bourrin et sans aucun complexe, n'oublions pas Borat.
Alain Chabat disait de ce film "a pleurer de rire" et c'est vrai. Et il
faut rire de tout, crédieu ! Enfin le Allen de cette année, Scoop,
sans être un chef d'oeuvre, s'avérait un bon cru. Woody ne vampirise
plus l'écran, il gesticule moins et accepte de devenir un second
couteau et celà lui va bien.
Une bizarrerie pas drôle, mais nettement attendue depuis un certain temps par votre serviteur, c'était The Prestige
par Christopher Nolan. On sait depuis Memento (et Following avant ça)
que Nolan était doué et malin et le Prestige va aussi loin que ces
films cités sans oublier d'émerveiller le spectateur et proposer une
réflexion sur le pouvoir illusoire de l'image à travers l'affrontement
de deux magiciens. Scénario complexe, histoire prenante et casting
incroyable (Michael Caine, Hugh Jackman, Christian Bale, Scarlett
Johansson, David Bowie, Andy "Gollum" Serkis...), The prestige fait
énormément plaisir. Allez hop, the dark knight en 2007 maintenant mr
Nolan. Et on vous attendra encore au tournant bien sûr.
Enfin, le dernier poids lourds non évoqué ici (je ne parle pas de Spielberg, je n'ai hélas pas vu Munich), c'est le retour fracassant de Paul Verhoeven, qui --surprise !-- avec Black Book
nous signait une fois de plus un grand film. Après une période
Hollywoodienne giclante (mais des plus réussies dans son ensemble.
Basic Instinct, starship troopers, Robocop et Total Recall c'est pas
rien), notre hollandais violent revient au pays et le critique sans
vergogne comme à ses débuts, et ce, avec intelligence et subtilité. Est
il nécessaire de dire que cet ironique Black Book est l'un des
meilleurs films de 2006 ? L'un des plus intelligents et intéressants,
ça va sans dire.
Voiloù....
vendredi 29 décembre 2006
Changes...
Eh bien voilà, la nouvelle année se profile à l'horizon et on l'espère meilleure que celle de 2006. Pour l'occasion, le lay-out et les couleurs changent (le bleu ça commençait à me déprimer un peu, rien de tel que le changement). De nouveaux liens sont ajoutés également notamment ceux d' Aspirine (amateur bienvenue de fantastique et d'horreur), La main gauche (ce qui me prive hélas d'un jeu de mot foireux à mon grand regret), Phantom (tiens du fantastique aussi...), l'ami Jesus Gris (cinéphile de son état) ainsi qu'une presse picarde neutre qui n'épargne ni les grands ni les petits pour le bonheur parfois des zygomatiques avec une bande de Schmurpzismes (pour une définition précise de ce mot, se reporter au dictionnaire La Rousse 2008).
Pour ce qui est du blog, j'en ai profité pour rajouter de nouvelles vidéos pour vous, bande de petits curieux... Bref, si vous cherchez bien (en même temps vous n'aurez pas à chercher bien loin, c'est pas spécialement loin dans les abymes du blog non plus), vous trouverez 2 extraits croustillants pour Oss 117, l'ouverture de Paris Texas (la qualité est à mon grand étonnement assez bonne pour de la vidéo You Tube), les clips de Bowie et NIN chez Mark Romanek (et pas n'importe lesquels), ainsi qu'une vidéo pour Profession Reporter d'Antonioni (et aussi une surprise sur ce même post pour les amateurs de Zabriskie point et Pink Floyd...)...
Amusez vous bien....So long boys...
lundi 25 décembre 2006
Gogolerie de Noël...
Je ne compte plus le nombre de gens qui viennent ici grâce à Gogole © et aussi, spécialement pour Noël, j'en profite pour recenser un peu tout ce qui tombe sur mon blog...



Alors....
- Mickey à la découverte du monde... > Non, je ne connaissais pas. C'est un jeu éducatif ?
- On achève bien les chevaux, Thèse Pollack > Oui ben je veut 50% hein.
- Picardie presse > Un lien sympathique, à droite...
- KitanoJackson > Un autre lien très sympathique à droite avec le duo Kit/Shaman. Allez zieuter, ça fait du bien par là où ça passe. Un peu comme les mini kiss cool...
- Sous titres Meurtre mystérieux à Manhattan > Tiens donc, ce Woody Allen n'aurait pas de sous-titre sur le dvd ?
- Star Trek et Jin-Roh > De la bonne came de cinéphile...
- Attaque de requin blanc sur hélicoptère > Ah non, c'est chez Patchworkman qu'on peut trouver ce genre de trucs ma bonne dame :) !
- Mini bande annonce de 5 cochonnes > Croyez bien que si j' étais au courant, je ne partagerais pas ça...
- renata > On en a plus en stock, modèle épuisé.
- Mr Poulet > C'est comme le célèbre Mr Moyen ?
- René Coty Poulet > Bon ça suffit les fantasmes zoophiles là !
- photo fille poilue 1970 > Pourquoi que 1970 ? Les filles sont donc devenues moches depuis tout ce temps ?
- Oss 117 le vrai film > Pour du vrai autant relire les bouquins de Jean Bruce, crédieu !
- Y'a trop de couples qui se défont > Ah, j'étais pas au courant, à vrai dire je m'en fout comme de ma première chaussette.
- Japonnaise très poilue > On en apprend tous les jours...
- Bérenice Bejo photo > Oui c'est vrai qu'elle est mignonne...
- Il était une foi en Antarctique > Encore une crise de foi...
- Filles nues > Oui, j'en ai promis deux-trois bande de cochonous mais c'est pas une raison. Allez, j'en donne une parce que c'est Noël mais c'est bien parce que c'est vous hein...

dimanche 17 décembre 2006
Rajouts....
Rajout de liens à droite dont celui du Dr Devo ainsi que la tribu des nains diens ainsi que vidéos you tubiennes sur certaines chroniques : Day of the dead, Gunslinger girl, Jin-roh..... ![]()
....Et bien d'autres à venir !
Le jour des morts vivants (Day of the dead)

"Une vingtaine de balles de 12,7 farcirent le corps de Justin qui explosa presque, lui aussi. Le soldat dégueula dans son masque à gaz et faillit s'étouffer le temps qu'un autre lui en mette un propre sous le nez."
Stephen King - Les Tommyknockers. (*)
Zombie (alias "Dawn of the dead pour les puristes) étant à peine sorti sur les écrans que Romero se remit au travail. Pas question de laisser écouler encore une decennie comme ce fut le cas entre les sorties de La nuit des morts-vivants (1968) et Zombie (1978), le réalisateur de Pittsburgh à pleins d'idées en tête et compte bien les utiliser. Après tout, il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, la sortie de Zombie et les premiers chiffres de recettes confirmen bien que l'on attendait enfin une digne suite (du moins dans le même univers) à la nuit des morts vivants. Bref échaudé par ce début de reconnaissance enfin mérité (les droits de "la nuit des morts-vivants" étaient tombés dans le domaine public ce qui en faisait un film très rentable pour la télévision américaine mais Romero ne gagna alors pas un sou...) tant publiquement qu'artistiquement et professionnellement (surtout auprès des producteurs), l'ami George écrit un long script ambitieux décrivant dans un avenir pas si éloigné, un système de caste et un affrontement dantesque entre derniers humains et hordes de zombies.
"L'ébauche de scénario du Jour des morts vivants, George Romero la laisse de côté quelques temps. Il n'y reviendra qu'après avoir emballé Creepshow en 1982. (...) Ce Jour des morts vivants débute sur une île tropicale, plus précisément dans une cité balnéaire desertée. Les immeubles y sont dégradés, les rues entièrement vides. Seuls quelques alligators s'y promènent en toute quiétude. Une tranquilité toute relative puisque perturbée par l'irruption d'un mort vivant affamé, signe qu'il n'est pas le seul de son espèce à battre le pavé dans le secteur et même au délà...
Arrive alors un bâteau de pêche non pas rempli de marins mais de guérilleros spécialisés dans la recherche d'éventuels survivants et d'enclaves protégées. S'ensuit alors une séquence anthologique que Roméro voit déjà comme le clou de sa carrière : un combat monumental où s'affrontent humains et zombies, telles deux armées en mouvement. Seuls trois guérilleros survivent au raid carnassier. Réfugiés dans la jungle, ils découvrent un ascenseur menant tout droit dans les entrailles d'une base militaire souterraine. A l'intérieur, les survivants se retrouvent nez à nez avec un commando de soldats dirigé par un chef mégalomane. Eux aussi s'emploient à domestiquer les morts-vivants, les nourrissant même de chair humaine entreposée dans des caissons frigorifiques. A ce niveau de l'histoire, Romero s'arrête à une satire d'une civilisation constituée de différentes castes. D'un côté les "humains de base" regroupés à l'extérieur dans des stalags proches de la prison à ciel ouvert de New York 1997, lieux de miséricorde où la violence, la drogue et la dépravation sexuelle bercent le quotidien des résidents. C'est évidemment là que les militaires se servent en victuailles destinées à leurs cobayes. Des scientifiques composent l'essentiel de la seconde caste. Chargés d'étudier les morts-vivants sous toutes les coutures, Romero les décrit "comme des chercheurs venant d'inventer la bombe atomique tout en souhaitant que l'humanité n'ait jamais a s'en servir. La responsabilité de leurs actes, de même que le fruit de leurs recherches, ils les laissent à l'armée, la dernière caste..."
Mad Movies - Hors série George.A.Romero.

Moi les étudiants qui me font chier, je les enchaîne. Regardez celui-là derrière, même pas foutu de me finir un exposé sur Dario Argento. Quelle misère !
Vous auriez remarqués outre le fait que "frigorifique" rime avec "horrifique" (y'a un concept à tenir les gars là...) que Romero reprendra de nombreuses idées de ce script tant dans ce film que Land of the dead. L'armée de zombie en guerre, ce sera land of the dead, quand aux militaires et scientifiques, c'est pour "day of the dead". Les civils tenus à l'écart à l'extérieur, "land of the dead" (encore que ce dernier ira plus loin qu'un simple constat de pauvreté. Pour moi "land of the dead" est carrément une critique du pouvoir en place ni plus ni moins), etc...
Au final, avec ce script dantesque, Romero est passé d'une quarantaine de pages à plus de 200 et le devis qui en résulte de 6,5 millions de dollars lui ferme les portes des studios notamment de UFD sa société de distribution devenant trop frileuse devant un tel chiffre. Alleché par les 15 millions de dollars de recettes ramassés par les dents de la mer 3 lors de sa première semaine d'exploitation, notre George pense un temps a un film de zombie bien crados en 3D. Problème : encore plus cher, trop technique. Les discussions commencent à devenir houleuses entre le distributeur et Romero d'où la réplique de ce dernier, amer : "Rambo peut massacrer tous les vivants alors qu'on m'empêche de tirer dans la tête des morts. Deux poids, deux mesures." Finalement Romero, Rubinstein (le producteur, également producteur de Zombie) et UFD se mettent d'accord sur une enveloppe budgétaire de 3,5, pas plus. Revoyant alors son script pour un budget moindre, Romero est obligé de tout changer, quitte à tout réécrire...
"Littéralement essoré, ressassant à l'infini les mêmes scènes et personnages, il reprend à zéro. " Je n'avais plus que trois semaines pour l'achever. Je suis resté assis la première semaine à réfléchir intensément, à essayer de remettre en ordre un très vaste puzzle, tout en prenant des notes avec un magnétophone. Une période très éprouvante, difficile sur le plan psychologique. Une fois reconstituée la trame d'une histoire qui entrait dans le budget alloué, je suis passé au stade de l'écriture." "
Mad Movies hors série - George A.Romero.

Woua, Led Zeppelin c'est trop bien ! (**)
Le film commence progressivement à prendre forme et s'inscrit dans la continuité des précédents volets. A l'invasion puis la débacle précemment vues, répondent le chaos et l'isolement. Un grand monde vide dont on peut imaginer quelques enclaves de survivants ça et là, disséminées, qui ne se parlent même pas, parce que tout probablement elles n'en ont pas les moyens (Mc Dermott le radio du film se plaint aux militaire que son équipement date de la seconde guerre mondiale et que tous les relais radiophoniques longue portée ont depuis longtemps cessés d'emettre) ou qu'elles ont baissées les bras. Le film montre clairement un refuge souterrain tenu par une poignée de militaires régnant en tyrannie (et glandeurisme quand on voit les autres militaires qui entourent l'inflexible colonel Rhodes) sur des scientifiques apeurés à leur solde et 2-3 civils qui peuvent leur être utile (John le pilote d'hélicoptère et Mc Dermott, le radio), face au monde extérieur peuplé aux 9/10 èmes de Zombies affamés et voraces.
D'emblée, des personnalités se dégagent entre premiers et seconds rôles, les seconds faisant généralement de la bonne chair à pâté. Au rang des personnages importants, on notera donc l'importance de Sarah (Lori Mc Cardille), véritable femme forte là où une Barbara s'évanouirait de peur (premier volet) et où une Francine (second volet), même femme d'action se retrouverait néanmoins submergée par l'adversité. Sarah impressionne face à ces militaires brutaux et stupides justes enclins à parler graveleux, à se réfugier dans les blagues/insultes de sexe ou faire parler leurs armes. En fait, tous ont peur, tous sont terrifiés mais Sarah est la seule qui ne le montre pas même si le spectateur ressent parfaitement la tension qui se fait jour en elle et menace vers la fin de se briser.

Ah merde ma collique me reprend.
Ensuite Rhodes (Joseph Pilato (***)), implacable et inflexible dans le rôle d'un colonel sur le point de craquer. Constamment dans la pression, parfait salaud dont le but (tout à fait louable à la base) est de maintenir ses hommes en vie, il est une boule de nerfs prête à exploser. Pour lui, la situation n'avance pas, ce qui l'énerve de plus en plus. Presque paranoïaque on sent chez lui, le besoin de faire presque un coupable, surtout cette femme qui semble défier son autorité et ces scientifiques qui ne mènent rien...
Troisième personnage marquant de ce triangle improbable enfin, il nous faut parler de Bub alias aussi "boubou", zombie de son état incarné avec charisme par Howard Sherman. Celui-ci en observant attentivement la petite fille de Romero sur le tournage prend conscience de cette faculté de découverte progressif et naturel des choses qu'ont les enfants et bébés en bas âge face à un environnement inconnu et calque son jeu là dessus avec naturel. Il devient donc Bub, zombie ancien tireur dans l'armée sûrement qui accède à sa mémoire et progressivement redécouvre des choses issues de son passé humain.
C'est avec ce personnage que Romero commencent à prendre fait et cause avec les zombies : Devant Bub et la brutalité des militaires, on préfère effectivement un monstre ayant de vrais sentiments humains qu'une créature qui n'a d'humain que l'apparence (Rhodes). L'évolution progressive et passionante du zombie continuera lentement mais sûrement avec Land of the Dead où cette fois ils peuvent "communiquer", se mettre en groupe, et comprendre, voire ressentir la souffrance des autres.

Ah non, pas de ventre, pas de Twix © !
Dans les personnages secondaires, notons le Dr Logan, qui nous joue ici le savant fou (et ce n'est pas fait exprès qu'on l'appelle "dr Frankenstein" croyez moi, d'où le fait que ici Bub, sa créature, tentera de le venger et non le détruire. Merci du sympathique détournement mr Romero) ainsi que les deux civils, un peu en retrait. Notamment le personnage noir de John là où dans les autres Romero, c'étaient des meneurs, symbole d'une classe opprimée de l'Amérique qui prenait en main son destin, ici il se fait légèrement en retrait, comme si il annonçait le zombie noir meneur de "Land of the dead", c'est flagrant.
On remarquera aussi que pour ce volet, Romero se concentre plus sur la psychologie des personnages que l'action. Bien sûr on ne pourra pas passer sur les grossiéretés qui rendent les militaires caricaturaux et ennuyeux (comme si Romero avait fait exprès d'écrire leurs textes en ce sens. D'ailleurs je ne doute pas qu'il l'ait fait pour ça, pour les rendre franchement ineptes à nos yeux) et parfois plombent l'histoire mais il s'en dégage un malaise et une tension constante doublée d'une belle nostalgie d'un monde disparu, l'âge d'or d'avant les zombies que, remarque personnelle, j'aurais préféré encore plus développé et noir (dialogue entre John, Sarah et Mc Dermott dans le jardin artificiel). Mis à part quelques dialogues plombant, Romero ne gâche en rien son propos et se montre toujours aussi fort dans la description d'une société au bord du gouffre et signe qu'il n'a pas perdu la main, les rares scènes chocs fonctionnent parfaitement dans le film pour marquer durablement l'esprit (notamment la scène du début, dans la chambre et son fameux "mur de mains", scène formidable pour moi et toujours aussi forte même si je commence a la connaître par coeur...) et faire de ce film un grand film.
Annexes...

- Aux dernières nouvelles, "Day of the dead" fait l'objet d'un remake inutile par notre tâcheron Steve Minner pourtant responsables de 2,3 breloques sympathiques, House et Vendredi 13 en tête. Les zombies courent (la grande mode quoi), sautent comme des crapauds et y'a un casting de djeunz. Vous pouvez déjà voir un aperçu du désastre annoncé pour 2007 par ici.
- Pour l'anecdote, le début de la partition musicale du film par John Harrison fut reprise magistralement en sample par le groupe Gorillaz sur leur premier album. Il s'agît du morceau "M1A1", la piste 15. A vos ghetto blasters mes amis !
- Vous pouvez lire une sympathique chronique de Day of the dead par ici aussi.
- Une chronique de Day of the...Ah non, c'est Land of the dead sur l'artcancre. Bah tant pis je leur fais un peu de pub, pas grave...
- Et voici le trailer, bande de petit veinard...
Vous pouvez aussi lire mes propres chroniques antérieures de La nuit des morts vivants et Zombie sur ce blog.
Ne me reste plus qu'a traiter prochainement de Land of the dead (2005) et la boucle sera bouclée...en attendant "Diary of the dead" (2007).
(*) Je voulais mettre à la base une citation de "Cellular", le King qui rend hommage à Romero (et Matheson) mais ayant un peu largué King depuis quelques années, je ne disposais pas du bouquin. D'autres part, les Tommyknockers sont tellement vampirisés par le pouvoir dont ils disposent qu'ils semblent presque devenir des zombies, d'où la citation en parallèle...
(**) Mine de rien, je crois que Bub écoute de la musique classique, mais je ne suis pas sûr donc si quelqu'un a l'information, je suis preneur...
(***) ...Que l'on retrouvera plus tard pour un très court rôle de faux Dean Martin dans Pulp Fiction. Sacré Tarantino va !
samedi 16 décembre 2006
Petit sondage !
Les chasses du comte Zaroff (1932)
Le Comte Zaroff, aristocrate décadent réfugié
dans une île tropicale, est habité par la passion de la chasse à
l'homme, "le gibier le plus dangereux". Zaroff provoque des naufrages
afin de s'approvisionner en nouvelles victimes, qui finissent
invariablement dans sa salle de trophées. Mais un jour il va se trouver
face à Robert Rainsford, un autre chasseur de fauves d'une habileté
égale à la sienne...

Dans
le genre survival-chasse à l'homme, impossible de ne pas mentionner
celui-là, réalisé par Ernest B. Schoedsack (qui s'associera un an plus
tard avec Meriam C. Cooper pour donner la créature velue que l'on sait
tous et qui enchantera un petit garçon nommé Peter Jackson bien des
années plus tard...). Ce film se propose d'aller à l'essentiel (la
chasse à la survie), sans fioriture et malgré les différents remakes
que l'on put en faire, il ne sera égalé véritablement que par Predator de John Mc Tiernan qui à l'instar de son personnage de Zaroff propose une créature qui n'a rien d'humaine.
Bien
sûr, le comte Zaroff (très bon Leslie Banks) est tout ce qui peut
ressembler à un homme, du moins en apparence. En réalité, il est un
être machiavélique et cruel qui profite de ses hotes pour s'en servir
pour, la seule chose qui vaille encore d'être vécue selon lui, la
chasse à l'homme, sa passion, sa vie. Face à lui, on remarque deux
autres personnages importants en la personne de Joel Mc Crea, chasseur
arrogant et sûr de lui qui se retrouve soudain du mauvais côté de la
barrière (d'où son aveu hélas tardif de comprendre enfin ce que
ressentaient les animaux qu'il traquait) et Fay Wray, jeune blonde
lucide et terrorisée que l'on retrouvera bien sûr un an après dans la
grosse production poilue de Schoedsack et Cooper.

Que
puis je dire de plus que ce film qui a maintenant plus de 74 ans tient
encore très bien la route et qu'on ne s'y ennuit nullement ? En 1932,
on est encore en pleine influence expressioniste et l'année d'avant
était sorti un incroyable film marquant d'un certain Fritz Lang. Le
point commun entre Zaroff et M le Maudit tient justement en ces détails
qui sont pourtant déjà une synthèse parfaitement digérée : même si on a
pas de Peter Lorre ici, Leslie Banks en profite pour faire aussi de
gros yeux inquiétants et le réalisateur exploite très bien son décor :
la teinture avec le centaure kidnappant la femme faisant écho à la
statuette sur la porte d'entrée du château du comte ainsi que
l'atmosphère onirique développée par la jungle (des morceaux de cette
même jungle resserviront pour le film très poilu de l'année d'après).
Tout
le film va sans fioriture à l'essentiel (ce qui explique d'ailleurs
hélas son unique point faible, sa courte durée de 63 minutes) et les
scènes incroyables (pour l'epoque mais je les trouve encore bien
foutue) se succèdent et marquent durablement le spectateur :
l'explosion du navire et l'attaque des requins sur les rares survivants
(de vrais scènes de requins insérées brièvement dans le film, une chose
que refera Spileberg pour Jaws en mettant des images de vrai requin
blanc mêlées à Bruce, le requin mécanique), la porte du château et sa
statuette blessée d'une flèche (qui annonce la fin de Zaroff), la scène
du "piège Malaisien" (qui sera reprise dans Predator justement), la traversée du tronc d'arbre (reprise sur le film d'après avec le gros truc poilu),
la salle des trophées (que l'on ne verra que très brièvement à travers
"2 trophés" furtifs mais qui laissent au spectateur le soin de faire
fonctionner l'imagination d'un coup), la poursuite (avec vue subjective
des plantes qui s'écartent)...

Je
voudrait aussi mentionner une idée que je trouve excellente avant de
terminer cette chronique, celle du générique du début. Le film commence
sur le plan de la porte du château de Zaroff avec une main qui vient
frapper un coup. A chaque coup (3), les titres et phrases du générique
apparaissent comme issus d'une résonnance ou du son formé contre le
bois (un peu comme si on mettait presqu'une bulle de BD ici), ce qui
m'a bien grisé et annonçait bien le film.
Voilà, je n'ai plus qu'a vous souhaiter une excellente séance et bon film.
P.S : Ouf, j'ai réussi a ne pas mentionner le titre du film poilu de 1933. C'était pas facile pourtant....