starboitier


Quid ? "Une pâle copie de Star Wars en jeux vidéo !" dit le fan pourtant blasé par la nouvelle trilogie de Lucas. agnaaa

Il ne faut pas oublier que "les chroniques visuelles" ne se bornent pas qu'aux films mais parlent aussi de Jeux vidéos, que je considère comme un Art proche du cinéma (l'intéractivité en plus), ce qui à tendance de plus en plus à se confirmer avec l'évolution des technologies vidéoludiques tandis que dans un mouvement inverse, le cinéma plonge de plus en plus dans le numérique et le jeu vidéo (caméras HD, films parfois bidouillés entièrement sur un portable avec un simple logiciel de montage, sans parler des films qui sont des adaptations de jeux vidéos --"max payne" grosse bousasse, hoho-- quand ils n'adaptent pas l'esthétique de certains jeux). Il faut dire que depuis longtemps les deux médias se font des clins d'oeils, des bisous en cachettes, sortent ensemble le temps d'un soir et finissent toujours par se quitter devant une relation pas si terrible que ça (on passera d'ailleurs sur les adaptations nanardesques de "Tomb Raider" en film et les ratages horribles que sont devenus les "resident evil", pourtant d'excellents jeux qui en deviennent des films horriblement mauvais). Mais comme la vie continue, ils se remettent parfois ensemble face à la solitude ou se trouvent un nouveau compagnon de lit.

stargenerique

L'ouverture sur fond d'images de synthèses et de lumières fabuleuses. Jusqu'ici tout va bien.

Or votre Nio a été particulièrement gâté en cette fin d'année puisqu'il a eu le dernier gros bidule en date des laboratoires Sony, la playnichon 3 qui permet de lire les jeux playnichons 1 (ce qui est très bien, vu le prix des jeux play3 *rire jaune*) mais pas play2. Enfin ça dépend des modèles. Sony ayant décidé de faire comme les gros studios américains de cinéma, adopter la politique de l'Autruche en espérant que le joueur/spectateur n'y voit que du feu. Et hop, je te traficote la puce du modèle de la play3 à 80go comme ça elle sera moins chère pour le marché. Content les ptits joueurs ? Maintenant vous m'achetez mes hits, je gagne des sous et on en parle plus. Heu, mais msieur Sony, on peut pu jouer avec les jeux play2, c'est normal ? Mais oui bougre de gland, c'est pour que je me fasse des sous tout en t'entubant. Pouf, pouf. Le monde du jeu vidéo, c'est comme celui du cinéma, parfois c'est vil.

Bref, j'ai pris une bonne fricassée de jeux en occasion (j'ai mes ptites boutiques sur Paris, j'y reviens fréquemment) playstation 1 qui datent de 1994/1995 à 1998/99 pour jouer sur une console nettement plus évoluée (elle à un disque dur, lit des photos, on peut y brancher une imprimante, on y met nos morceaux de musique comme sur un ipod, bientôt elle fera le café avec téléphonie mobile mais je passe...), CQFD. agnaaa

starbof

Puis on commence à jouer et c'est là que la misère du Tiers-Monde nous saute aux yeux.

Star Gladiator, développé par Capcom et édité par Virgin, date de 1996 respectivement. A l'echelle cinématographique, c'est récent. Sur l'échelle vidéoludique, ça fait déjà très loin, les strates temporelles ne sont décidement pas les mêmes. De loin que je me souvienne, ce n'était pas l'un des premiers jeux de bastonnade en 3D puisque nous avions déjà eu auparavant Battle Arena Toshinden et dans la même foulée, le trippant Tobal, le sympathique Tekken et ses suites et le très bon Soulblade (qui s'imposa par la suite avec ses séquelles --soulcalibur-- comme une référence...). Mais Star Gladiator sentait bon l'hommage à Star Wars puisque c'était un jeu de combat 3D avec des sabres lasers (je ne saurais dire si Capcom faisait dans l'hommage de fan sincère ou dans le juteux filon), ce qui attirait un tant soit peu le fan Lucassien. Ainsi chaque personnage était une déclinaison d'un personnage de la saga star wars ou presque. Sur la photo du dessus, vous pouvez voir une sorte d'être humanoïde ailé bleuté, Zelkin. Ce n'est rien de moins qu'un décalque de Boba Feet qui, à défaut de réacteurs dans le dos, pouvait pourtant faire un double saut (les autres personnages du jeu, non) pour fondre sur sa proie ou voler un court laps de temps. Quand à Hayato et son sabre vert sur la couverture du jeu (première photo), on reconnait là une déclinaison de Luke Skywalker, tandis que le méchant casqué derrière, l'ignoble Bilstein, eh bien, vous aurez reconnu Dark Vador à peine décalqué je pense.

stargladiatorg

Pouf, prends ça dans ta sale tronche, sale.... clone. (où comment anticiper Star Wars).

Le problème de Star Gladiator, c'est qu'il ne dispose pas de toutes ces choses qui font un grand jeu vidéo comme celles qui font un grand film. D'abord, les coups ne sortent pas toujours bien et le jeu s'avère moins fluide qu'un bon vieux jeu de combat en 2D. Et si la cinématique d'ouverture en image de synthèse s'avère encore belle à regarder, l'enluminure finale du produit laisse elle, à désirer : écrans pauvres pour les temps de chargements entre chaque round, peu de mouvements pour les personnages, des modes de jeux qu'on compte sur les doigts de la main d'un pauvre lépreux (ça en fait des doigts en moins...), des décors qui sentent bon l'aridité désertique (je ne me rappelais pas qu'une crise financière avait touchés les jeux de mon enfance pourtant), des effets de lumière que même sur la Nintendo 64 alors sortie dans ce laps de temps on ne reprenait pas. Et des pixels qui, même lissés par la puissance de la playstation 3, ressortent comme ça par vagues. Quid de l'ambiance ? Il n'y en a pas, hélas. C'est tout un mythe de mon enfance qui s'envolait en seulement 15 minutes de jeu. Dur.

stargladtwo

La "suite" sur dreamcast. Je l'avais en plus. Le jeu avait été (par honte ?) retitré "plasma sword" chez nous.

Le pire, c'est que plus jeune, je n'avais pas de playstation mais d'autres consoles dont celles de la bande à Sega et Nintendo. Sony comme Microsoft étaient alors naïvement considérés comme des intrus qui venaient s'immiscer dans des plates-bandes qui ne les concernait pas, croyais-je. J'eus donc le second volet de Star Gladiator sur ma Dreamcast, rebaptisé en Europe "Plasma Sword". Stupeur en jouant au jeu, c'était des graphismes et effets lumineux qui auraient pu être dignes d'un jeu de l'ancienne playstation 1 me disais-je. Seules les textures et décors changeaient d'un chouïa, montrant la formidable capacité de recyclage de Capcom (cf, les portages de resident evil 2 et 3 un peu partout sur toutes les consoles, sans que rien ne change) et je pensais alors : "quel jeu moyen... Heuresement que le premier volet était génial". J'étais victime de la nostalgie enfantine visiblement puisque quand je rejoue maintenant enfin à Star Gladiator premier de ce nom, je m'aperçois qu'en fait, c'était déjà très moyen, voire médiocre dès le début.

Mais bon, comme les gens qui ont vécus les années 80 ("arheu, arheu" pour moi, dit la baleine), j'étais prisonnier de mon passé de gamer des années 90, que voulez-vous... agnaaa


4 jours après avoir pris le jeu en occasions, je l'échangeais contre un autre, plus mythique, un certain Silent Hill. Mais ça, c'est une autre histoire....