terminatoreuh

2018. La guerre contre les machines, menées par Skynet, fait rage. La résistance menée par John Connor (Christian Bale) ne desespère pas et survit par tous les moyens. La trouvaille d'une fréquence coupant toute action des machines pourrait s'avérer un tournant dans cette guerre fratricide...

Je ne suis pas un fan avéré de Terminator pour pointer régulièrement les erreurs de tel ou tel volet qui viendrait après le/les films de Cameron (on ne parle donc pas d'un fan de terminator mais d'un Carmeronator dans ce cas là, blague nulle à part.), la preuve étant que, contrairement à beaucoup, j'ai vraiment bien aimé le 3e volet réalisé par Jonathan Mostow. Si, si, il était bien ce 3e Terminator. Et puis il était bien chouette hein. La chronique livrée en lien pourrait peut-être vous en convaincre. Ou pas. agnaaa

Il s'avère par contre que je suis un grand fana de Science fiction, genre littéraire et filmique que je suis régulièrement depuis ma plus tendre enfance même si, mon champ d'action s'est considérablement élargi et je sais reconnaître un bon livre/film malgré ses défauts. Commençons donc par les défauts (subjectifs, encore que...) de ce 4e volet qui amorce en fait une nouvelle trilogie : d'abord la photographie grisâtre/émaciée/terne de l'image. Bon on sait que le futur c'est pas rose (humour), mais quand même... Où sont passés nos tons si bleutés néons-80's si chics pour échapper aux lasers de la mort (manquait plus que Cameron et Mostow mettent un peu de disco et ça y est, c'est reparti pour danser toute la nuit) ? Beh en fait, on est qu'au commencement de la guerre. Ah. Mouais. Mais bon, c'est compréhensible quand on pense que chacun des volets posait un jalon de plus dans l'histoire Skynet versus machines, le 3e volet montrant largement plus que les 2 précedents, l'évolution du bidule. Jouez-vous du futur, il vous reviendra dans la gueule au plus que parfait du subjonctif.

L'autre gros défaut, c'est les coupes éffectuées par le studio. Visiblement, tout film atteignant maintenant 2h peut, dans la logique commerciale, tenir du suicide. Mais oui, rendez-vous compte, 2h, ça fait moins de séances en salles. Et donc moins de pognons. Et tant pis si des personnages sont plus développés que d'autres, hélas, faut qu'on coupe, vite, vite ! Et tant pis pour le spectateur aussi. Il se rattrapera sur le dvd.
Si il habite en Amérique.
Vous n'êtes pas au courant par les nouvelles politiques des grands studios concernant les dvds et Blu-ray disc ?
Je viens de l'apprendre aujourd'hui en même temps que la triste disparition de David Carradine (Bill dans "kill bill" de mister Tarantino. R.I.P David) : apparemment, pour un film trop long, on projette de mettre la version longue en vidéo. Celà, c'est la théorie. Dans la pratique, ce n'est que faisable pour les U.S.A souvent, en témoigne Watchmen qui aura sa version longue uniquement aux U.S. De quoi être de plus en plus dégoûté par le cinoche...

Bref, des coupes, un montage qui s'en ressent. Et puis, nouvelle trilogie oblige cette fois dans le futur, la fin est changée. Sans vous raconter les détails et le plaisir du film, normalement ça se terminait très méchamment pour John Connor, du moins, conformément à la sinistre prévision donnée dans le 3e terminator (qui n'a pas dû plaire justement à cause de son aspect très sombre sous le vernis). Si vous vous rappelez du film de Mostow, je crois que vous comprendrez aisément...

termijohnmarcus

C'était les point négatifs.
Pour le reste, comme je ne m'attendais pas à ce nouveau volet et que j'en attendais quasiment rien, c'est un bon divertissement. Voire même très bon.

Bien sûr, celà n'atteint pas le niveau d'excellence des autres volets, mais celà reste très bon et même si certains personnages ne sont pas plus développés (Bryce Dallas Howard, enceinte, reprend le rôle de Claire Danes du 3e volet, à savoir, la compagne de John Connor. Le rôle n'est pourtant pas aussi développé qu'on l'aurait espéré, la faute aux coupes), le trio de base, à savoir Kyle Reese (LE Kyle Reese du premier film de Cameron --bon, c'est plus Michael Biehn mais quand même-- ! Eh oui, la boucle se rejoint puisqu'on est dans le futur, les références deviennent pour le moins inévitables et sont du reste, assez bien traitées), John Connor (Christian Bale qui nous a habitué à mieux est curieusement, un peu en sous-régime, comme si le rôle de leader de l'humanité semblait trop important pour qu'il ne le prenne qu'autrement qu'avec humilité. Néanmoins, on ne le dira jamais assez, Christian Bale est un des meilleurs acteurs de ces 20 dernières années. Christian, j'ai foi en toi) et Marcus Wright, LA grande surprise de ce volet, joué par un Samuel Worthington tout simplement épatant. Bien sûr, ce rôle de machine qui a les souvenirs d'un humain et s'interroge sur le sens à donner à sa vie n'a pas la valeur métaphysique d'un Ghost in the Shell (de Mamoru Oshii), on est dans un blockbuster après tout, mais l'acteur délivre une composition suffisamment fouillée pour qu'on y croit. Et la magie du cinéma fait le reste. Et c'est justement pour cet aspect intéressant dans le cadre du cinéma Hollywoodien (comment une machine conçoit t-elle son existence ?) que j'encouragerais à voir le film. Celà et aussi les quelques guest-stars invitées qui font office de relais avec les anciens volets, en témoigne un Michael Ironside qu'on croyait disparu depuis des décennies (son dernier rôle mémorable c'était dans Starship Troopers non ? Bon là, il a un petit rôle. Il semble fatigué Michael. Mais ça fait plaisir de le revoir, même over-maquillé). Et puis devinez quoi ? Séquence hautement jouissive, l'apparition furtive de notre ancien (body)building Autrichien désormais gouvernator de Californie.
Non, vous ne revez pas.
Rien que pour ça, croyez-moi, surtout si vous êtes d'anciens fans de Schwarzy, c'est un petit plaisir coupable dont on ne peut pas se passer. Pour le reste, un bon divertissement tout comme l'étaient les autres films de la saga. Bref, 4e volet et encore aucune fioriture. J'en redemande.

Ce n'est pas la fin, celà vient juste de commencer...

Edit : Une petite précision qui a son importance : chacune des scènes d'actions sont lisibles, ce n'est pas un de ces films next-gen avec la caméra qui bouge tout partout (quantum of solace ? :) ) rien que pour le spectateur vomisse tout son quatre heures et ait mal au crane. Bref, de l'action comme à l'ancienne, que demande le peuple ? agnaaa