getaway Le guet-apens (1973), l'original, pas son remake de 1994 (avec Alec Baldwin et Kim Basinger) est un Peckinpah en demi-teinte, dont les erreurs ne peuvent être imputées au bonhomme mais plus le script très gentillet que Walter Hill --qu'on a connu plus bourrin pourtant-- alors scénariste fait du roman de Jim Thompson : "Le lien conjugal". Roman qui fascinna Peckinpah au point qu'il en acheta les droits. Pourtant le projet allait être compromis dès le départ par le producteur qui voyait surtout là l'occasion de placer sa petite protégée, Ali MacGraw (qui a, il est vrai, un fort joli minois) sans trop se mouiller. Quand à Peckinpah qui apprécie McQueen avec qui il a déjà tourné "Junior Bonner le dernier bagarreur", il espère tout comme ce dernier que cette alliance réciproque entre deux hommes qui s'estiment portera ses fruits après le bide que fit le génialement sulfureux Chiens de Paille.

Làs, le compositeur attitré de Peckinpah, Jerry Fielding est évacué au profit de Quincy Jones et d'une bande son groovy en diable. Le scénario est trop édulcoré et McQueen phagocyte de son égo (boisson aidant) tout le projet, menaçant de le faire sombrer intégralement. Le Sam heuresement se rattrape au montage et dans les scènes d'actions (l'esthétique Peckinpah), ce qui permet de maintenir finalement le film à flot.

Pas un grand film, seulement un bon avec un scénario faiblard mais des scènes d'action une fois de plus formidables, de bonnes idées de cinéma (flash-back/flash-forward, séquences documentaires comme celle du camion-benne...), une bande-son qui rythme finalement bien, font passer ce Peckinpah faiblard mais finalement sympathique.


PosterIceAge3 Attention, le restant de cette chronique de fond de tiroir promet d'être bourrée d'images de synthèses chers amis. On ouvre le bal avec le 3e opus de L'âge de glace. Honorable sans non plus attendre des sommets (au contraire de Pixar qui continue à être très loin devant), c'est un sympathique film pop-corn à voir en famille ou avec la personne aimée, qui sera vite oublié par la suite. Néanmoins je l'ai préféré au second avec son histoire d'amour qui me laissait plan-plan. Ici, l'humour et les personnages extravagants sont bien mieux répartis, les chiantissimes opposums du second volet ferment leur gueule (pardon d'être grossier, mais fallait que ça sorte !), du coup, on respire. Le film de plus s'approprie de multiples parodies en tout genre (dont une relecture de Moby Dick), fait des clins d'oeils au Petit dinosaure de Don Bluth (la séquence de l'oeil du méchant dino qui s'ouvre fait écho à celle de l'oeil du T-rex dans "Le petit dinosaure" mais n'atteint pas son niveau de frayeur) sans en atteindre le niveau et puis bon, les bébés dinosaures sont craquants. J'en veux un pour Noël.
Everybody wants a dinosaur...



coralineuh Henry Sellick, réalisateur de L'étrange noël de Mr Jack (et non Tim Burton qui en est producteur même si il est juste que c'est bien l'univers Burtonien que Selick anime dans ce dernier, de façon magistrale) et autres James et la pêche géante (fabuleuse adaptation de Roald Dahl) est un homme discret. Raison de plus de voir chacun de ses nouveaux films quand ils sortent, si ils peuvent. Ce dernier s'avère encore une fois un spectacle de qualité mêlant habilement animation image-par-image de marionnettes avec renfort de 3D et lumières quand celà s'avère nécessaire (voir la séquence habilement menée du monde vide que Coraline traverse et qui ne dépare nullement dans le film, une preuve de l'intégration habile de la 3D au film) ainsi qu'un scénario plus habile et subtile du grand romancier Neil Gaiman (qui mériterait une médaille pour ses scénarios de films, de BDs et ses romans toujours passionnants depuis tout ce temps) qui se voit la métaphore du passage à l'adolescence et du besoin de reconnaissance d'une gamine délaissée qui se réfugie dans ses rêves (ce n'est évidemment pas mentionné dans le film mais le fait est que Coraline s'endort toujours peu avant de changer de monde. Pour suivre le chemin inverse et revenir à la réalité, elle soit se rendormir pour s'y réveiller. Sauf qu'a ce petit jeu, les rêves finissent par vampiriser tout et Coraline de se retrouver dans l'autre monde avec une mère inquiétante --et boutonnante, disons le :D -- et le risque de ne pas revenir dans la réalité. Autre métaphore pour signifier la mort car qu'est-elle donc sinon bien un moment où l'on ne se réveille plus ?). Sans être un chef d'oeuvre, c'est néanmoins un film que je conseille. Allez le voir. Avec lunettes 3D si vous le pouvez encore (comme ce fut mon cas) !



ironman1td3 Je n'attendais rien de l'homme de fer, tout au plus lisais-je les comics plus jeune dans Nova et Strange où le personnage un brin cynique de Tony Stark me fascinait déjà. Mais entre-temps, j'ai arrêté de lire bien des comics (ça prend du temps et beaucoup d'argent en fait) dont les aventures d'Iron man. Puis j'entends beaucoup de bien sur le film. Donc je le regarde.
Et c'est vrai que c'est pas mal. Allez, osons le terme, c'est une excellente adaptation de comics. Parce qu'il y a une intrigue, des personnages fouillés joués par de bons acteurs (je suis fan du rictus désenchanté de Robert Downey Jr. Depuis quelques films --dont Zodiac de Fincher--, le bonhomme commence drôlement à me plaire) dont un Jeff Bridges qui cabotine un peu vers la fin (encore que c'est bien dans l'esprit du personnage) et une Gwyneth Paltrow drôlement mignonne (Gwyneth, tu es mieux comme ça avec cette tenue, cette coupe de cheveux, cette teinture un peu rousse et ton air timide, ne change plus, tu es en train d'avoir un admirateur de plus). En plus les scènes d'actions sont lisibles (ce qui n'est pas le cas de tous les blockbusters), y'a de l'humour, le thème principal est entraînant... Et puis surtout, l'armure est un régal pour les yeux. J'attends la suite d'autant plus que je suis resté jusqu'a la fin du générique (il y a une petite surprise). Vite, vite !


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L'évolution de l'armure plus détaillée ici.



hr_exclusive_up_poster J'ai pu voir le dernier Pixar, Là-Haut avec une bande de potes à l'occasion d'un anniversaire bien arrosé ce week-end et une fois de plus, j'en suis ressorti sur un petit nuage. Que dire sinon que c'est du bonheur, de la tristesse, du bonheur, du rire, du bonheur et... Du bonheur (ça va, j'en ai pas oublié ? :mrgreen: ). Et puis Pixar fait les 15 premières minutes les plus tristes de toute leur carrière. Voilà c'est dit. Et sans fioriture, ni violons, ni pathos. Simplicité, efficacité sont les maîtres-mots (un peu comme "action-réaction" ou la simple évocation d'un... "SQUIRREL !!!!" pardon.). Le reste n'est que la résultante de plusieurs élements qui suffisent à bâtir une véritable petite perle. Bien sûr c'est sans doute moins profond que d'autres Pixar mais en l'étât c'est sans doute avec sobriété la plus belle manière de décrire la vieillesse et le deuil, sans pathos, juste ce qu'il faut. Et c'est fabuleux.
Et rien que pour ça, le film est presqu'un chef d'oeuvre.

Meilleur film de l'année, il y a des chances.

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*du rêve à l'état pur*