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Chroniques visuelles
21 décembre 2010

Top musical 2010.

 

En fait pas vraiment un top mais plutôt la petite liste des albums qui m'ont marqués en 2010, bref ceux qui sont voués à être réécoutés très fréquemment. Pas de numéro donc. Les titres des albums suivent en dessous, pour apporter un peu de précision au cas où.

 

  
  
 
  
  
 
  
 




A part :

* Neil Young : Le Noise (mouais bon, bien... mais... c'est tout ?)Surprised 

* Pat Metheny : Orchestrion (très beau oui. Mais je sais pas... On aurait pu toucher au sublime et... allez savoir)

* Kele : The boxer (sympa, vite lassant au bout d'un moment).

* Joanna Newsom : Have one on me ou je ne sais plus quoi. Ben, tout simplement, pas eu le temps d'écouter l'album. Sinon la demoiselle figurerait dans ce top. Comme bien d'autres (exemple : Les Warlocks dont Seb me chante les louanges sans m'avoir passé l'album, huhu)...



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Retour sur les albums donc.
Attention, digressions personnelles et passablement ennuyeuses.

Arcade Fire - The suburbs. 
3e album et toujours fabuleux. Cette fois, les canadiens fous se libèrent et lâchent un album d'une durée bien plus longue que tout ce qu'ils ont pu faire, nécessitant à l'auditeur plus d'écoute attentive. Pour certains le coup de foudre sera immédiat, pour d'autre, il faudra du temps. L'objet ne dévoile pas facilement toute sa richesse, mais quel bonheur. Curieusement, le fait d'y revenir avec un peu de temps lui redonne une certaine valeur. Un poids qui le fait réévaluer. Curieux objet donc, qui fait varier constamment le rapport qu'on peut y placer.


Arnaud-Fleurent Didier - La reproduction. 
Un choc personnel. Aussi bien les paroles que d'un point de vue mélodique. L'impression que quelqu'un de ma génération, voire d'un peu plus (la génération trentenaire donc) a plus que saisi l'époque actuelle. Le constat n'en est que plus cinglant. Derrière des paroles qu'on pourrait trop vite facilement ranger derrière des catégories (genre "bobo" ou "démagogique" et j'en passe) pointent des constats directement issus d'une dimension plus que sociologique. Tout y passe à la moulinette. Les réseaux sociaux (coucou MySpace...Oddity.), la résistance, mai 68, les rapports hommes-femme (surtout), la culture et la représentation qui en naît de chaque individu (france culture, première piste, ma préférée)... Pour finir sur un hommage à faire déborder de larmes, dédié au père. Imparable. On ajoute à ça que les clips sont assez bien foutus, bardés de références tout en étant drôles et sensibles. J'adhère. A fond. ♥


Interpol. 
4e opus, plus de titre, les sceptiques restent, les fans aussi. 
Bon alors ? 
Eh bien c'est toujours la même chose et c'est toujours aussi bon pour moi. C'est comme un plat de pâtes qu'on aime toujours autant, on connaît le goût, la sauce, le parmesan utilisé, mais rien à faire, on en reprendrait bien un peu (oh la métaphore formidable, suis en forme moi -_-). Ici, peu de changement, une production un peu mieux, la timide introduction d'instruments accoustique (le piano de Try it on par exemple), mais ça reste du Interpol. En l'état j'aime bien même si je rêve secrètement à un peu plus de courage de la bande à Banks. Pour le prochain, qui sait ?


Jenny Wilson - Hardships
C'est le fil de Camille en suédois mais chanté en anglais et que c'est moins conceptuel et qu'en fait ça n'a rien à voir aussi, ça dépend des chansons. Et là vous me dites : C'est troublant, on est pas plus avancés:mrgreen: 
Une certaine émotion se dégage de certaines chanson. Au final, pas un chef d'oeuvre mais quelque chose d'éminemment appréciable.


Karen Elson - The ghost who walks.
Karen Elson est la femme du monsieur des White Stripes qu'on ne citera pas parce que ça commence à bien faire que tout ce qu'il touche se transforme en or. Il s'est occupé de l'album de sa compagne et une fois de plus le résultat est beau. Livret, disque, conception artistique baignée surréalistiquement d'orange et de noir avec une pochette magnifique, rappelant qu'on avait oublié trop vite que l'industrie du disque est aussi un Art à part entière (pour moi l'une des plus belles pochettes de 2010). Musicalement c'est très proche du blues-rock avec de petites pointes surannées et vintage qui donnent l'impression de se retrouver comme aux 70's. Un régal.


LCD Soundsystem - This is happening. 
 Là je sais pas quoi dire. Avec le recul, je n'aurais même pas dû forcément inclure l'album dans la liste. Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : c'est un très bon album mais je m'aperçois juste qu'il ne revient pas tant que ça à l'écoute malgré ses qualités.


MGMT - Congratulations.
 Ah. Je les réhabilite eux. J'avais cordialement détesté le premier album, bien trop proche pour moi de sonorités issues de chez les Flamings lips ou Mercury Rev (ils ont le même producteur je crois) mais avec une froideur d'âme et une volonté trop évidente et opportuniste de râtisser large avec des musiques pour bouger son corps. Mais ici, ça marche mieux. Les chansons prennent du corps et gagne en intérêt au fil des écoutes. Très bien.


Midlake - The courage of others. 
Un pur bonheur. Je ne sais pas quoi dire de cette petite merveille folk chaleureuse dont l'écoute répétée me faisait constamment penser au disque solo de David Crosby, If I could only remember my name. Mais en fait, rien à voir si ce n'est une beauté qui prend place au fond du coeur. Je vois pas quoi dire d'autre sous peine de déflorer cette oeuvre sensible donc j'arrête. ♥


For a minor reflection - Höldum í átt að óreiðu. 
Second disque de cette petite bande d'Islandais qui, selon Wikipediaont même été souvent comparés à des groupes comme Explosions in the Sky et Godspeed You! Black Emperor. En 2007, le groupe islandais Sigur Rós les a qualifié de « groupe ayant un plus gros potentiel que Mogwai» o_O
Personnellement, j'avais des réticences au début mais elles furent ensuite vite balayées, faisant de ce disque l'un de ceux que j'écoute un peu trop, comme l'OST de the Social Network. Les mélodies restent addictives, entre fragilité, dynamisme et un certain sens de l'équilibre qui filent parfois avec élégance près du précipice. D'ailleurs comme dit la traduction de l'album sur Wiki, le titre signifierait : "Se dirigeant vers le chaos". Tout un programme qui sait pourtant se renouveler en surprenant l'auditeur. Le 3e album sera donc attendu avec encore plus d'impatience donc, du moins pour moi.


Onra - Long distance. 
Breakbeat sur fond d'hip-hop et d'electro dévoilant une originalité et un savoir-faire incroyable. L'impression de voyager dans des années 80 parallèles semble incroyable. Mais c'est sans compter aussi des morceaux ambiants doux et savoureux et des expérimentations sympathiques qui pourraient côtoyer sans peine avec du Justice (les morceaux Mechanical ou Oper8tor) par moment. Quelqu'un à suivre.


Pacific! - Narcissus.
Sort tes jambes et danse, dance, danse. 
Puis repose toi, savoure le vin, puis reprend un instant, puis observe les étoiles. 
Au final, un étrange rêve aérien éveillé qui évoque plus des heures passées dans des mondes virtuels en ligne comme la saga Phantasy star Online (sur Dreamcast) que des morceaux strictement calibrés uniquement pour les pistes (l'aspect sonore surtout qui me fait penser à PSO). Pour moi, un bel album de poésie électronique.


The pain of being pure at heart. 
La Noise n'en finit pas de donner des petits se réclamant continuellement des grands papas que sont My bloody Valentine, et autres Ride ou Slowdive. Mais surprise, y'a aussi du Sundays dedans, vous savez cette douce odeur de pop mélancolique qu'on ressent dans ces après-midi grisâtres ou un peu pluvieux de notre enfance sur tons de pastel. Avec un titre aussi imparable, moi c'est pas que mes oreilles mais effectivement mon coeur qu'ils ont conquis. Dans le mille.


Sleigh Bells - Treats. 
Du terrorisme musical. Avec M.I.A en parrainage, tout est possible il faut dire. 
Au final, on se fatigue vite mais certains morceaux sont idéaux pour arroser de vitriol les sentiments de meurtre aggravé qui pourraient vous tomber dessus au coin d'une mauvaise journée. Ou pas. C'est là tout l'équilibre de ce disque frôlant l'épuisement, l'hypnotique et du minimalisme derrière les assauts soniques.


Sufjan Stevens - The age of Adz. 
L'invité surprise que je n'ai pas vu venir. L'uppercut monstrueux qui va laisser du temps à être compris/admiré/savouré et j'en passe. J'avais beaucoup aimé son Come feel the Illinoise mais ça faisait déjà loin. Je n'attendais donc rien de cet espèce de bidule qui verse entre grâce et défouloir avec une pointe délicieuse de cartoon.
Purement fantastique, dans tous les sens du terme. A l'envers, ˙ʇıoɹpuǝ,l ∀.


Holy Fuck - Latin.
Miaou, miaou, miaou.

The Social Network OST.
Avec pas loin l'OST d'Inception, l'une des bandes originales les plus intriguantes et passionnantes de l'année par le maître Trent Reznor de Nine Inch Nails.




Voilà.
Sans doute des edits à venir et de nouveaux venus pour le top, qui sait ?

 

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