dieu_shakespe_moi

 

Tiens, tiens, ça faisait presqu'une éternité que je n'avais pas évoqué ici notre cher petit New-Yorkais à lunettes adoré. Depuis octobre 2009 et la chronique d'Interieurs (un Woody compliqué et Bergmanien à vrai dire). Si vous regardez bien les différentes catégories, il est le seul à avoir sa propre catégorie sur le blog, rien qu'a lui. Eh ouiiii. Il faut dire que la création de mon blog est liée à l'amour naissant que j'éprouvais pour ce cinéaste. Evidemment, ça aurait très bien pu être un autre qui aurait eu cette catégorie honorifique... Je ne sais pas moi, Fellini, Spielberg, De Palma, Wilder... Mais non, c'est tombé sur Woody dont le personnage timide, névrosé et gauche avec les filles me correspondait alors parfaitement (toutefois je suis plus grand que lui). Et puis bon, pour reprendre justement le New-Yorkais :

 

"Ne jamais oublier que tout est relatif, ou devrait l'être. Sinon tout serait à refaire, et on ne va pas s'y mettre à cette heure-ci."

 

Cette citation a le mérite de vous amener à l'humour spécifiquement juif de l'ami Woody évidemment visible dans ses films (du moins la première période, comique à souhait qu'on pourrait situer de Prends l'oseille et tire-toi (1969) à Guerre et Amour (1975), Annie Hall (1977) effectuant la transition vers des films alors plus sérieux et complexes (Lily la Tigresse --What's up Pussycat ?-- qui date de 1966 est volontairement mis de côté. Ceux qui ont vus le film et connaissent le cinéma d'Allen comprendront)). Mais il faut savoir qu'avant de débuter une carrière d'acteur/cinéaste, notre intellectuel complexé adoré était déjà auteur de sketchs comiques, de tournées de stand-up avec d'autres humoristes américains sans oublier des show télés et, cerise sur le gâteau, plusieurs nouvelles fantaisistes parues alors dans The New-Yorker. Avec le temps, ses petites histoires ont même fait l'objets de livres parus aussi bien là-bas que chez nous. Celui-ci en est un mais il y en a d'autres.

 

Pour les fans de Woody et de son humour frôlant l'absurde, je ne peux que le conseiller. Pour les autres, je livrerais plus "Destins tordus" (dont je donne un lien plus haut), qui me semble bien plus parfait et homogène dans son ensemble. Car, ce Dieu, Shakespeare et moi est inégal. Des aphorismes très courts et succulents y côtoient des moments plus poussifs où la baisse d'inspiration se fait sentir par, soit un manque d'originalité, soit une volonté de trop faire, trop dire, au point de frôler l'overdose textuelle. Et c'est dommage car l'absurde dont fait preuve Allen fait bien souvent mouche ici-bas. Néanmoins, et ce même si vous n'êtes pas fan, ça se lit très vite (à peine 150 pages et c'est écrit gros avec une police de taille 12) et c'est pas cher. Donc, d'un autre côté si vous n'avez rien à lire et que vous voulez passer un chouette moment... gneeuh

 

Je vous ai même scanné l'un des textes en entier, petite merveille complètement décalée.

 

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(pareil)

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