Comme on a l'habitude de dire, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et c'est sans doute vrai. Il a fallu que je m'absente de mon blog parce que j'hébergeais une amie qui ne connaissait pas bien Paris (cela dit, j'aime faire le guide touristique) pour que je me plonge à la fois dans le cinéma de Chris Marker et celui de ...Jean-Luc Godard. Oui, vous avez bien lus. Non pas que j'aime dorénavant son cinéma (je reste encore pleinement vissé à ma position, à savoir que je trouve pas mal ce que le cinéaste suisse a livré dans les années 60 mais que le reste, après les années 80, j'ai encore beaucoup de mal, je continue à trouver cela assez prétentieux et ennuyeux), mais que quelqu'un a su progressivement m'intéresser au bonhomme, ce qui, vous l'avouerez, semble un exploit.

 

godarg

Tremble petite créature chétive : Chtulhu te regarde.

 

C'est donc une étrange mise en forme de ce blog, pour ne pas dire mise à jour. Arg, ça y est, moi aussi je commence à Godardiser. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que j'emploierais sans doute plus en avant le terme de Godardistique pour évoquer le cinéaste comme on évoque la Solaristique pour tous les phénomènes se rapportant à Solaris et son gigantesque Océan cérébral. Godard est-il donc une planète ? En tout cas, c'est assurément un monde à part qu'il est difficile de suivre, même en restant en orbite. L'homme est cultivé bien sûr et ne s'en cache pas, ce qui ajoute souvent grandement à l'intérêt qu'on peu trouver ou non à ses films. Alors, pour ne pas trop vous faire souffrir, j'alternerais à petites doses entre Godard et Chris Marker sans oublier mes voyages Chabroliens commencés en début d'année ou d'autres petites chroniques qui vous sembleront des récréations à côté des pavés Godardiens. Courages fidèles amis, un jour, nous vaincrons.