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Happy Shannon, gangster notoire, engage un tueur professionnel pour éliminer Nate, un vieux trompettiste qui a déshonoré sa famille. Ayant miraculeusement survécu à l’exécution, le musicien prend la fuite et rencontre la belle et innocente Lily ; celle-ci est un ange tombé du ciel. Pour se faire pardonner, Nate présente la jeune femme à Happy Shannon. Le bandit accepte d’oublier l’humiliation infligée par Nate et prend Lily sous sa protection. Quelques jours plus tard, Nate découvre que Lily est devenue l’attraction vedette d’un carnaval. Rongé par le remords, il décide de la sauver à tout prix des mains de Happy Shannon qui ne reculera devant rien pour essayer de la garder...

 

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Ce n'est pas tous les jours qu'on a Mickey Rourke, Megan Fox et Bill Murray au sein d'un même film, surtout quand celui-ci tourne autour d'un ange. Ou plutôt, "une femme-oiseau" comme aime à se définir Lily (Megan Fox) pour bien montrer la différence et éviter l'impossible angélisme associé aux créatures volantes du bon dieu. Des ailes donc plus brunes comme celle des canards et néanmoins blanches vers l'intérieur, comme pour témoigner d'une sorte de dualité contenue et retrouvée à travers les deux figures masculines qui vont se disputer la jeune femme. D'un côté donc, Nate (Mickey Rourke), saxophoniste lessivé qui échappe de peu à la mort dès le début, de l'autre le gangster blasé Happy (Michael de son vrai nom, joué par Bill Murray). Deux figures du bien et du mal mais pas que. Parce que Nate n'est pas très clair non plus (il propose de racheter sa vie en présentant la jeune fille au truand), là où Happy par son attitude pourrait faire apparaître comme une certaine forme de romantisme.

 

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Du romantisme le film n'en manque d'ailleurs pas.

On pourrait trouver ça un peu déplacé et niais à force, j'y vois quelque chose d'assez attachant. Lentement le film distille un curieux charme, le rendant sympathique par son univers décalé, ses comédiens (autre bonne surprise, Megan Fox joue bien. Ce n'est pas encore assez pour nous la faire pardonner de deux Transformers mais on va y arriver), sa photographie soignée de, excusez du peu, Christopher Doyle lui-même. Même la fin (que je ne dévoilerais pas ici, non mais) s'avère intéressante car elle remet en perspective le début du film et donc notre propre perception de celui-ci en dernier lieu. De film fantastique romantique, on pourra donc y voir au final une sorte de conte qui s'assume très bien et de fait, se regarde plus qu'agréablement. Quand au maquillage et effets spéciaux des ailes, ils s'avèrent assez réalistes alors que ce n'est pas spécialement un film disposant d'un gros budget à première vue. Au final, nous avons là un film tout à fait recommandable qui peut être vu par tous et saura être apprécié de certains, j'en suis sûr.

 

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Il s'agit d'un blu-ray de la Metropolitan donc côté qualité de l'image et du son, rien à dire, travail de qualité comme souvent. En revanche, pas de bonus si ce n'est trois bandes-annonces disparates (Passion play, Hunger games, Disparue). Bon, je sais que le film a fait un flop en amérique, voire a été pas mal hué (il suffit de voir certains avis dans la langue de Shakespeare, ça flirte avec une certaine intransigeance que ce film ne mérite pas tant à mon avis) mais quand même, une petite interview du réalisateur ou un module sur les effets spéciaux des ailes, ou sur Christopher Doyle, tiens, ça n'aurait pas été de refus.

 

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