La sortie du nouveau Superman, Man of steel (en juin, ça nous laisse du temps) fut l'occasion chez moi d'organiser la semaine dernière un week-end super-héros où bien justement l'on trouvait 3 films de la saga Superman (j'ai aussi enfin pu voir Batman & Robin... qui s'avère une expérience.... autre....). Si j'aimais déjà beaucoup le film de Bryan Singer (je dois être l'un des rares avec Jordan), Superman returns (2006), il s'avère gagner encore plus en force pris dans le prisme des deux premiers volets de 1978 et 1981... que je n'avais d'ailleurs jamais vu. C'est donc avec des yeux de gamin ébahi que j'ai pu découvrir et redécouvrir ces films.

 

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Le film de Richard Donner est brillant dans le sens où il permet de poser les bases de la mythologie Superman en approximativement 2h20 qu'on ne voit jamais filer tant le film a l'aisance de mettre sur un même piédestal scènes d'anthologie et scènes plus intimistes. Toutes se suivent, toutes sonnent juste, ce qui n'est généralement pas une mince affaire dans les adaptations de comics (on voit comment les Batman de Nolan par leur partis-pris peuvent diviser chez les cinéphiles). Le film a ainsi la particularité d'être tout a fait dans un certain état d'esprit comics (Gene Hackman en Lex Luthor --fabuleux-- n'en cabotine pas moins que Kevin Spacey plus tard. Ses acolytes sont particulièrement crétins ou effacés. On peut se demander toutefois s'il n'y avait pas un meilleur moyen de faire ressortir son intelligence qu'en le mettant face à des congénères au Q.I bien éloigné de la normale. Le même problème que je rencontrai sur La planète des singes : les origines et qui m'énervait encore plus (c'est bien simple, exit la finesse, tous les humains semblent cons ou mauvais pratiquement dans ce film. Ah, je le redis une fois de plus, Freida Pinto sert à rien sinon)) tout en étant dans le grand spectacle intelligent car remarquablement bien écrit.

 

Le monologue de Jor-el (Marlon Brando, impérial) prend littéralement aux tripes et n'annonce pas moins les enjeux programmatiques du super-héros (littéralement, comment un dieu peut survivre et guider les humains vers la lumière) que de se poser en manifeste pour la tolérance, l'amour de son prochain et la paix. Ce passage déjà dans Superman returns me serrait le coeur, ici il me fait littéralement fondre en larmes. Et que dire de la forteresse de solitude, ainsi que son tableau fait de cristaux d'une puissance et d'une technologie extra-terrestre qu'on devine contenue et emmagasinée dans le minéral (une idée qui rejoint celle, très belle, des mémoire holographiques en verre de Hal dans 2001 l'odyssée de l'espace) ?

 

Le film commence comme un apprentissage initiatique, bascule dans la romance magique et drôle (moi aussi j'aimerais bien pouvoir disposer d'une vision me permettant de voir à travers les vêtements des jolis filles. Encore qu'à force, ce doit être un enfer de voir toujours tout à travers) avant de finir dans un final de film catastrophe qui prend des risques (sans trop spoiler, je croyais que le temps était en expension continue avec le reste de l'univers ayant émergé dans le big-bang donc je me demande si modifier le temps de la Terre est vraiment possible ici même si l'on fera fi de cet aspect parce que bon, on est en pleine science-fiction, c'est superman quoi) mais s'en sort honorablement.

Grand film. Quand à moi, il faudrait ptêt que je mette mon cerveau en veilleuse sur de nombreux films de SF, je risque de ressembler à Filou avec lequel je partage d'ailleurs le point commun d'apprécier une SF très initimiste même si je ne dénigre pas le gros spectacle.

 

 

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Il semble qu'il y ait eu tout un gros bazar sur Superman II entre Richard Donner qui avait commencé à tourner des choses et Richard Lester qui en tourna d'autres. Le combat des richards donc, avec deux versions du film à la clé. Pour le coup, celle que j'ai vu et dont je vais parler est celle de Lester (ce sur quoi Singer se base aussi en partie pour Superman returns comme j'y viens ensuite), disponible dans l'ancien coffret zone 1 qui regroupe les quatres films (je remercie éternellement l'ami Johell pour ce merveilleux cadeau d'ailleurs -- attention blog pas pour les enfants, je le redis huhu).

 

Ce qu'il y a d'intéressant avec ce film (les deux versions), c'est qu'il reprend un détail anodin mais laissé de côté presque volontairement dans le premier Superman : ces trois super criminels Kryptoniens (Terence Stamp en badasse, c'est chouette) que Jor-El avait fait emprisonner. Et bien nos trois bad-guys (2 hommes, une femme), ici libérés lors de l'explosion d'un ascenseur de la Tour Eiffel qui contenait une bombe nucléaire (le missile du premier film envoyé dans l'espace dans la version de Donner, idée tout à fait dans la logique du premier film d'ailleurs) vont mettre à rude épreuve le monde tandis que Superman s'avère lui, absent pour le sauver, trop occupé pour roucouler avec Loïs qu'il se coupe volontairement du monde (l'amour rend aveugle c'est bien connu mais l'installation d'une télé ou d'un programme captant les informations humaines mondiales dans la "forteresse de solitude" de Kal-el auraient évité bien des problèmes).

Une Loïs Laine encore plus égoïste, immature et bornée que dans le premier film, frôlant parfois la caricature (elle ne songe qu'à son prix Pulitzer --alors qu'elle dépasse un inquiétant quota de fautes d'orthographes de ses articles depuis le premier film, ou alors elle le fait exprès pour s'imposer plus en douceur dans la société masculine d'alors et prouver d'autant plus qu'elle est une femme forte comme elle le montre déjà dans le premier film (elle se défend d'un agresseur là où Clark en fait des tonnes) ?-- quitte à mettre sa vie et celle d'autres innocents en péril). Si le personnage de Margot Kidder était émouvant et rendait donc la fin du premier film presque poignante, dans le second, c'est un peu le jour et la nuit. On voit que le film a un peu souffert du bazar et dissensions entre ses deux réalisateurs.

 

Mais ce qu'il y a de plus intéressant est cette idée d'un monde qui souffre sans Superman, confronté à une menace encore jamais vue. Superman Returns reprendra cette idée dès le début avec l'absence de près de cinq ans du super-héros et comment le monde apprend à vivre sans lui (mais sans menace extra-terrestre, juste la menace de l'homme et comment il a donc appris à survivre sans lui --"Why the world doesn't need Superman ?" le fameux article de Loïs Lane qui, grâce à ça, va obtenir le prix Pulitzer tant désiré !--). L'autre grande idée du film est de supprimer l'espace d'un moment, tous les pouvoirs de notre héros, et donc d'en faire un simple humain comme les autres. Dure sera sa déconvenue en devenant un mortel (même si je ne suis pas d'accord sur le fait qu'il lui soit obligé de passer par là obligatoirement pour aimer Loïs. Même elle-même le dit : ce qu'elle aime en lui, c'est justement le surhomme. Comment après ça, aimer quelqu'un qui n'est somme toute, que le commun des mortels ?). Une séquence qui m'a beaucoup fait penser à celle du "renoncement" de l'homme-araignée dans Spider-man 2. Ou : comment redéfinir un super-héros quasi-invincible (il faut en trouver de la kryptonite, c'est pas donné, hein !) en le confrontant à l'humanité ? Chaque film est un challenge qui doit prendre beaucoup de constantes en tête, notamment dans le besoin d'humaniser un être quasi divin, donc par empathie, de faire en sorte que nous puissions nous le réapproprier. Sur ce point, ces deux premiers films y arrivent assez bien... Tout comme le film de Bryan Singer que je veux ici réhabiliter en honorable volet de la saga Superman.

 

 

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Oui je n'ai pas encore vu le Superman III. Quand je vois la tête de Richard Pryor, j'ai peur d'un coup. Mieux vaut regarder le film de Singer, d'autant plus qu'il s'avère au final un hommage assez brillant aux deux premiers films.

 

Superman Returns, le mal aimé (un peu à tort aurais-je envie de dire à la lueur des autres épisodes) reprend donc respectueusement des idées et détails des deux premiers Superman qu'il va développer dans des directions parallèles aussi passionnantes que ses illustres âinés. Du point de vue déjà du soin pour relier cet épisode aux précédents, Singer choisit de prendre un comédien étonnamment proche du physique du regretté Christopher Reeves, Brandon Routh. Certes Routh n'arrive pas à la cheville de Reeves qui démontre dans plusieurs autres films faire preuve d'une certaine subtilité (je pense à l'excellent Piège mortel de Sidney Lumet vu avec Johell en février où le bonhomme arrivait presqu'à voler la vedette à un Michael Caine impérial). Il n'empêche que Routh s'en sort honorablement au vu de la lourde charge qui pesait sur ses épaules. Cerise sur le gâteau, Singer se paye le luxe par l'informatique, de presque rescussiter Marlon Brando, ainsi que de convier Frank Langella, Eva Marie Saint (!) et James Marsden qui jouait Cyclope dans la trilogie X-Men. Kevin Spacey reprend le rôle de Lex Luthor pour livrer une performance tout à fait dans l'état d'esprit de l'original, réplique sur l'achat des terres reprise même en clin d'oeil au premier film (*) où déjà Gene Hackman expliquait ses diaboliques projets criminels à Kal-el. Un Kevin Spacey qui ne cabotine pas autant qu'on a pu l'écrire, si ce n'est au milieu du film, pour les scènes sur le bateau. Pour le reste, il est bien plus sobre que dans mon souvenir. Et ses acolytes sont un peu moins crétins que l'horripilant Otis (Ned Beatty) du premier film. Tout au plus a t-on droit à un gag ou deux de la part d'un Kal Penn que Singer, sûrement grand fan de la série des Harold et Kumar a pris justement pour ça mais pas de quoi crier au loup. Quand à Parker Posey qui joue le rôle de Kitty, la compagne de Luthor, même snob sur les bords, elle est moins cruche que le personnage d'Eve Teschmacher joué par Valerie Perrine dans les deux premier Superman.

 

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En reprenant des personnages qui endossent des rôles déjà vus et assimilés à d'autres volets, Bryan Singer se pose comme garant à la fois d'une certaine continuité (on y vient peu après) tout comme créateur respectueux d'un univers déjà existant avant lui. Ainsi, on retrouve la ferme des Kent avec sa camionnette rouge que le petit Clark soulevait déjà gamin dans le premier volet. Eva Marie Saint reprend avec sérénité le rôle de Martha Kent et son visage s'avère pour le coup assez proche là aussi de celui de la regrettée Phyllis Thaxter. Comme dans le premier volet, on retrouve un épisode de l'enfance, ici flashback amusé, auparavant intégré dans l'adolescence de Kal-el. Le Daily Planet est presque repris à l'identique, juste modernisé avec des écrans à plasma et des ordis mais sinon on retrouve les grands ascenseurs, le marbre blanc de l'immeuble... Au delà de ça, le film est aussi très fort pour tisser des liens moins directs avec les deux premiers films.

 

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Par exemple, la séquence où Luthor et ses acolytes arrivent chez Superman. Pour qui a vu le film de Lester, le panneau de cristal est irrémédiablement détruit lors de l'opération de Superman où ce dernier choisissait de devenir humain. Mais ici, les cristaux jaillissent du sol, comme une renaissance. L'intention est claire, plutôt que de mettre un pupitre pré-existant, Singer choisit de les faire apparaître. Une console de commande cristalline à moitié cassée aurait posé des problèmes et fait affleuré des questions chez le spectateur, surtout celui qui, comme moi n'avait jamais vu les anciens volets à ce jour. Intelligemment, Singer part du principe que, technologie sur-avancée, tout cela a pu soit se régénérer avec le temps, soit être remplacé. Après tout, les cristaux ne sont-ils pas éternels à la base ? La suite de la séquence est toute aussi surprenante car elle s'adresse autant au cinéphile (ce ne sera pas l'unique fois dans le film) qu'au spectateur basique qui y verra une pique amusée là où le cinéphile captera bien plus, à l'instar de la réplique culte de Luthor sur la terre comme importante possession.

 

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Lex s'approche de la commande et soupèse les cristaux, semble les évaluer. Kitty a alors cette réflexion : "On dirait que tu es déjà venu ici". Luthor amusé fait un petit mouvement à peine perceptible puis range le cristal dans un des trous, ce qui a pour fonction de l'activer. Or, dans la chronologie des films, Luthor est bien venu ici... à deux reprises dans Superman II. Une première fois au début en voulant se renseigner sur son ennemi juré, une seconde fois à la fin, quand Luthor accompagne les renégats kryptoniens. C'est une adresse perceptible envers le cinéphile. La suite de la séquence est toute aussi compréhensible si l'on suit la version de Lester puisque Luthor se retrouve face à l'hologramme de Jor-el et comprends, amusé, que ce dernier le prend "pour son fils". Dans cet état de fait, c'est normal puisque dans Superman II, c'était Lara qui officiait comme hologramme et qui était donc l'interlocutrice à la fois de Lex, comme de Clark. C'est donc à nouveau une variation de ce qu'on a déjà vu mais qui reste tout à fait plausible, dans la continuité et respectueuse d'une certaine manière a ce qu'on a pu voir.

 

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En fait, tout en essayant de rester dans la continuité des autres volets, Singer se fait avant tout plaisir et ça se voit largement à l'écran. Ainsi si le film dispose de quelques petites longueurs vers la fin, la photographie somptueuse, les décors, les clins d'oeils (le dialogue de Lex, l'entrée dans la forteresse de solitude de ce dernier, le fameux "it's a bird, no it's a plane, it's..." qui revient, un hommage amusé à 2001 l'odyssée de l'espace au détour d'une scène en apesanteur --cf photos d'après), les scènes d'actions... tout est tourné pour offrir du grand spectacle. L'histoire prend son temps (trop, diront certains), la mise en scène n'est jamais hachurée ou brusque ou épileptique comme de nombreux films récents. L'iconisation du personnage vers le divin est poussée dans ses derniers retranchements, laissant le personnage opérer des choix : dans un monde qui a appris à survivre sans lui, Superman doit démontrer qu'il a toujours une certaine valeur (très belle scène où dans la stratosphère, il essaye de prendre du recul sur tout ça, capte une grande frange de sons et ne choisit de se concentrer que sur une poignée qui concernent "sa" ville). Quand il chute, mortellement atteint, c'est comme le Christ, en croix, martyr rejeté par quelques uns de ses semblables (coucou Lex). Une référence qui fut discutée d'ailleurs, pas que par les cinéphiles si je me souviens bien. Ainsi, en voulant trop et bien faire, Singer ne se doutait pas qu'il allait s'aliéner une partie des gens, les fans du personnage, les cinéphiles, les gens qui auraient voulu plus d'action au regard du potentiel du personnage (qu'ils se rassurent, Snyder sous couvert du sérieux-chape-de-plomb de Christopher Nolan arrive et en un sens je m'inquiète un peu, Superman n'est pas dans sa psychologie quelque chose d'aussi torturé que Batman qui pouvait dès lors laisser une plus grande place à une écriture résolument plus adulte. Et j'avoue, je me méfie un peu de Snyder).

 

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Une chose qui fut reprochée à Singer, l'histoire du mioche du film, qui doit cacher ses capacités en passant pour un être faible avec sa ventoline (ruse ? Hyper protection de sa mère ?) comme Clark porte des lunettes et se fait passer pour un bonhomme maladroit et peu dégourdi. Pourtant, sans trop spoiler, c'est dans la continuité de ce qui arrive entre le surhomme et Loïs dans le second volet. Certes, l'acte dont je parle (et c'est dur de ne pas trop spoiler hein) arrive peu après que Superman soit entré dans la cage de crystal pour perdre ses pouvoirs et devenir humain. Sauf qu'à la fin du film, le bonhomme a réintégré ses fabuleux dons. A partir de ça, je me dis que tout est possible. Là où auparavant cet histoire dans l'histoire me laissait sceptique, à la relecture de ses nombreux épisodes, ça en devient plus savoureux. Et donc le discours de Jor-El repris ici à la fin du film par notre héros au pied du lit de l'enfant qui ferme la boucle n'en prend que plus de force, évidemment.

 

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Finalement je trouve toujours injuste le dénigrement de ce dernier volet au regard de tout ce que j'ai essayé de déterrer. Le nouveau film de Snyder même "rebooté" reste là aussi plus ou moins dans la continuité. Si le film de Singer reprend Lex Luthor et organise une suite et voie parallèle de la trame du premier film, il semble que le nouveau cru de 2013 reprenne lui à l'idée des super-vilains de Krypton, cette fois non pas au nombre de trois, mais deux. Mais il y a de fortes chances que l'histoire et les possibilités du second film de Lester (Donner) soient reprises. Wait and see.

 

 

 

 

 

 

Bande annonce du nouveau Superman : Man of steel.

 

 

 

 

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Edit : 21 avril 2013 ! J'ai finalement vu Superman III. Et j'avais raison d'avoir peur... gneee

 

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BURP.

 

The life and death of Gus Gorman. Non, attendez... C'est un Superman, c'est lui le vrai héros du film... Oui mais y'a Gus Gorman © dedans et ça va être drôle oh oui.
Ou pas du tout en fait. C'est quoi l'histoire déjà ?

 

En comparaison avec les autres Superman évoqués plus haut, le IIIè volet (Richard Lester) marque déjà une chute qui va faire très mal au IVè épisode. Mais voilà, malgré quelques idées intéressantes (dont le dédoublement de Superman assez schizophrène qui finit par le diviser en deux entités bonnes et mauvaises lors du combat dans la décharge), je me suis un peu ennuyé avec ce film. Déjà dès le début, ça tente d'être drôle avec cette accumulation de gags dès le générique d'ouverture. Gags qui font au mieux sourire, souvent pester : le titre et les textes présentant les acteurs s'affichent en bas de l'écran et créent donc une image floutée sur la moitié de l'écran. Bordel, on voit rien de ce qui se passe à l'image. C'est mal parti.

Et puis il y a Richard Pryor. Gus Gorman. Génie de l'informatique mais dans un rôle de gentil niais un peu con-con et grande gueule. Autant dire qu'on y croit pas une seconde, d'autant plus que la représentation de l'informatique en fait déjà trop à l'époque (le coup de la femme transformée en cyborg c'est impressionnant en effet mais.... un peu kitsch dans le même temps. C'est sûr que ça détonne dans le film mais le maquillage et le cyborg sont un peu too-much. En 1983, côté robotique on a quand même déjà eu les star wars avant et surtout pour des robots à apparence humaine Mondwest (1973) et sa suite de 1976, Futureworld, moins connue, qui avaient le mérite de rendre le tout extrêmement réaliste). Loïs Lane sert trois fois plus à rien que d'habitude, on la voit au début, elle gagne une croisière dans les caraïbes, on la voit à son retour, bronzée, c'est tout, elle est contente. Et nous ? Ben on s'en fout, c'est un peu regrettable à dire. :D Le personnage de Lana Lang, "ex" platonique de Clark quand il était à Smallville est en revanche une bonne idée mais souvent laissée sur le côté une fois que Clark est revenu à Metropolis. 

En fait on a l'impression de voir un film rempli de trous et d'un laisser-aller scénaristique assez fascinant. Le couple Newman qui a écrit l'histoire a même dû se dire au passage "on va laisser Richard écrire ses répliques, ce sera comme ses spectacles humoristiques qu'il donne (Pryor étant une des personnalités noires comique de l'époque qui se fera alors lentement distancer par un certain Eddie Murphy), ça va être fun". Ben non en fait mais le film se laisse voir mollement.


Ou alors j'aurais dû le voir en VF, je sais pas. Bien mais petite déception dans le même temps.

 

 

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(*) Et même augmenté avec malice puisqu'ici le dialogue donne :

"Kitty, que me répétait mon père déjà ?

_ Que tu perdais tes cheveux ?

_ Avant ça.

_ Dégage ?

_ Il disait : "On imprime l'argent, on fabrique des diamants, les gens sont légion mais on manquera toujours de terre. C'est la seule chose qu'on ne fabrique pas."