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Suite au crash d’une station spatiale russe, on retrouve dans les débris une nouvelle espèce d’araignées mutantes et extrêmement dangereuses. Une fois sur Terre, les araignées grossissent à vue d’oeil jusqu’à atteindre plusieurs mètres. En quelques heures, c’est l’invasion totale et le chaos dans les rues de New York : la catastrophe ne fait que commencer.

 

- Film 2013 distribué par la Metropolitan Filmexport.

- Chronique du Blu-ray suite aux opérations DVDtrafic de Cinetrafic que je remercie au passage.

 

Typiquement le genre de film à voir entre potes où l'on se marre complètement de ce qu'on voit à l'écran, les défauts du film (et il y en a) participant à l'allégresse de déconnecter joyeusement son cerveau pendant 1h30. A défauts de potes (mais ayant avec moi l'ingrédient principal bière et/ou pizza, l'honneur est sauf), ce fut mon fidèle félin qui fut mon compagnon de séance pour un film regardable oscillant entre le bon et le moins bon. Bien sûr, il y a pire que Spiders 3D, mais il y a mieux aussi, à chercher dans les innombrables modèles de films à bestioles velues qui pullulent depuis la nuit des temps la création du cinéma, Tarentula ou Them (les monstres attaquent la ville en VF) par exemple, voire plus récent, Arac Attack.

 

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Ah non mademoiselle, vous ne quitterez la salle de cinéma que quand le film sera fini.

_ Mais je supporte pas les araignées et là en plus, elles sont particulièrement moches.

 

Alors oui, Spiders 3D se regarde mais il ne faut pas espérer monts et merveilles non plus. Evacuons les défauts d'emblée, l'histoire n'apporte pas grand chose puisqu'elle surfe sur des stéreotypes un brin désuets (on retrouve même le savant fou inconscient de sa création, tellement fascinée par elle qu'il en oublie que les grosses bêbêtes peuvent aussi manger les petites et le sempiternel couple américain en instance de divorce, tout va mal et oh mon dieu des araignées géantes, je vais pouvoir sauver mon couple --au propre comme au figuré), d'autant plus que le film ne se gêne pas pour repiquer des idées de scènes à d'autres en espérant qu'on ne le remarquera pas. Plus série B opportuniste et voulant en mettre plein la figure que vrai film fantastique, Spiders 3D assume donc sans gêne de reprendre un peu à Aliens de James Cameron (le combat Ripley vs Reine Alien avec le système d'exosquelette du power loader est ici retranscrit à petite échelle avec le héros conduisant un monte charge et éperonnant une araignée. Ou bien la fille du héros emmitouflée dans un cocon de toile vers la fin comme Newt était prisonnière elle-même des sécrétions aliens) quand ce n'est pas Jurassic Park (le cache-cache de la fille avec l'araignée dans le magasin de jouets qui fait echo à celui des enfants avec les velociraptors dans la cuisine).

 

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De l'art d'emballer les paquets cadeaux. Evidemment quand on est une araignée géante et qu'on veut s'offrir une rame de métro, ça va plus vite.

 

Mais curieusement, cela ajoute au spectacle. On sait qu'on y croit pas spécialement (et le design moche et le déplacement des araignées, irréaliste --et c'est un spécialiste qui parle vu que je suis arachnophobe à la base !-- y participe) mais le film semble jouer de ça. Tibor Takacs semble complètement croire à son film envers et contre tout que quelque part ça en devient attachant. D'autant plus que ça commence assez bien, façon série B avec un peu d'effets spéciaux assez bien rendus (en blu-ray) avec cette vision d'une station spatiale russe abandonnée. Par la suite, ça se tient à peu près bien (ne tenons pas compte des inexactitudes avec les rails censés être électrifiés mais qui finalement ne tuent que les humains et pas les rats ou araignées huhu) et dans sa dernière demi-heure le film frôlera le nanar hilarant sans même s'en rendre compte avec cette reine alien araignée qui se révèle jouissivement stupide (elle pourrait tendre sa toile entre deux grattes-ciel et échapper aux tirs ennemis en sautant d'immeubles en immeubles --sinon ça sert à rien d'avoir pris New-York comme toile de fond si on ne l'exploite pas-- mais non, elle reste à saccager les voitures avec sa grosse carcasse, boulotter quelques passants et pis c'est tout).

Un petit plaisir coupable je vous dit, d'autant plus que le blu-ray de la Metropolitan offre un très beau rendu. Bon, évidemment si vous recherchez une histoire soignée qui puisse vous émouvoir, vous faire frissoner et vivre des moments incroyables, vous vous trompez de film. En revanche si vous voulez vous marrer devant un film avec de grosses bestioles qui bouffent du militaire américain, vous êtes à la bonne porte. Pour peu qu'on ne soit pas trop regardant une petite série B pas déplaisante au fond ce Spiders.

 

Chronique a retrouver aussi sur Cinetrafic à la fiche Spiders.

 

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Le blu-ray contient la version normale du film ainsi que la 3D sur un même disque. 3D dont on sent les effets basiques (on a souvent une à deux araignées qui foncent sur l'écran, accentuant encore plus le comportement irréaliste et drôle de l'objet). Metropolitan oblige, l'image est de bonne qualité même si on se doute qu'ici ça aurait pu être mieux encore (mais là ça vient plus du film que du disque). Côté bonus... Ah ben non, y'a même pas de bonus, même pas une petite bricole bonus, juste des bandes annonces... Beh alors ? :/