Après un premier et un second volet et en attendant le dernier de cette riche année 2013, voici sur ces derniers mois ma sélection personnelle musicale. A nouveau il y a des choses que je n'ai pas fini vraiment de "digérer", d'autres qui m'ont fait un effet immédiat du premier coup, d'autres encore qui réunissent ces deux conditions. Et puis enfin il y a des albums qui attendent sur une longue pile et ne sont même pas mentionnés ici. Dingue. Dur surtout d'essayer de suivre l'actualité musicale aussi bien que rattraper ses connaissances sur le passé.

 

1. 87758783_o 2. 87758748_o

3. musik3 4. musik6

5. musik4 6. musik2

7. musik11 8. musik1

 

 

Ils s'étaient fait rare les écossais de Boards of Canada (1). Une absence un poil moins longue que David Bowie mais toute aussi palpable. Depuis 2005 et The campfire headphase qui laissait augurer d'un changement plus que buccolique dans leur musique (un groupe purement électronique qui décide d'employer des guitares électriques sur tout un album sans rien perdre de leur style personnel atmosphérique, c'est assez impressionnant), silence total. 7 ans d'absence donc pour un groupe qui refuse volontairement de jouer le jeu des médias, apparaissant peu, ne divulguant jamais d'informations si ce n'est le strict minimum quand ça le mérite. Evidemment on peut s'inquiéter quand un artiste se retire de cette manière, j'en veux pour preuve la disparition de Stina Nordestam, chanteuse suédoise que j'apprécie pas mal qui n'a plus rien sorti depuis 2004 au point que j'en arrive à m'interroger récemment sur facebook (une bonne âme me révéla qu'elle était encore vivante et travaillait dorénavant à des installations sonores, ce qui n'augure pas vraiment un retour au monde musical cela dit). On pourrait s'interroger sur la relation qu'entretiennent certains artistes avec leur public dans ce contexte ultra modernisé, ultra technologique où dorénavant nous sommes plus que connectés aux uns et aux autres, pour le meilleur et pour le pire (ce qui pourrait donner à nouveau un sujet intéressant que je pourrais traiter ou laisser bien volontiers à Jordan de Popkotidien --j'ai failli écrire Popkulture, lapsus bienvenue je pense tant l'ami blogueur est des plus érudits).

 

Autant dire que quand le groupe laissa filtrer un tweet sur un compte qui prenait la poussière, il y eut un soubresaut assez énorme sur la toile. Peut-être n'avez vous pas senti alors l'air et l'atmosphère changer mais à ce moment là, la toile s'enflamma de partout, d'autant plus qu'un "single" étrange paraissait en vidéo sur youtube. Fake ? Not fake ? Tout à fait dans l'esprit du groupe, avec une texture façon super 8 pour rappeler les années 70 (le groupe a utilisé pendant longtemps uniquement des appareils des années 70 pour créer leur musique, d'où l'étrange sensation qui se dégage des deux premiers disques cultissimes que sont Music has the right to children --cité régulièrement d'ailleurs parmi les meilleurs disques de musique électronique par plusieurs revues et webzines divers-- ainsi que Geogaddi. Sans oublier l'aspect visuel, les "clips" (aussi décalés que peut l'être leur musique difficilement définissable) et une sonorité qui n'appartient qu'à eux. Et pourtant trop ambiant, ne contenant pas vraiment de structure mélodique à proprement parler.

 

C'était pourtant bien un vrai morceau du groupe. Stupeur, ce nouvel album est aussi différent que les autres mais conserve au fond ce qui fait toute la patte du groupe et son identité (qui passe aussi bien par le visuel que l'aspect sonore). Mais là aussi, il s'avère comme crée en réaction par rapport à ces prédécesseurs. On pouvait croire qu'après The campfire headphase, BoC poursuivrait dans cette voie, c'était oublier que Music has the right... se construisait uniquement sur des synthés vintages et d'incroyables samples de documentaires télés et voix d'enfants dont les paroles peuvent être parfois absurdes, ne cherchant sens que dans l'accumulation poétiques de chiffres ou de mots parfois. Que Geogaddi se créait un mur du son presque shoegaze avec des percussions et batteries dantesques qui devaient tout autant au hip-hop qu'au rock (avec là aussi les samples interloqués, entrelacés, de voix, d'influences qui se télescopent souvent). Que The campfire... créait une musique de feu de camp idéalisée avec ces guitares qui s'introduisaient, crépitantes et jouées en boucle tandis que la musique s'emplissait d'échos divers.

 

Or le nouvel album surprend à nouveau. Retour à un son ambiant parfois proche de Music has the right... mais plus étouffé, plus bas, comme si le groupe avait conscience qu'il ne devait plus jouer à plein volume, préférer le silence ou ce qui s'en rapprochait pour mieux se faire entendre. Et avec une dynamique nouvelle qui n'a plus rien à voir avec celle du premier album (ou second si on prend Twoism comme vrai point de départ de l'aventure), un peu comme si le groupe essayait de prendre une nouvelle direction à chaque piste, évitant la caricature ou le cliché. Les musiques semblent plus lascives encore (déjà que ça ne démarrait pas toujours du premier coup) et surtout, le son semble d'une incroyable propos. On sent l'objet pensé longuement, au risque d'être parfois moins surprenant ou déroutant que par le passé mais avec toujours heureusement ce style unique qui n'appartient qu'à eux, de cette texture de rêves que parfois vous croyez entendre dans les grésillements lointain du poste de télévision ou de la radio.

 

boc

La pochette de Music has... qui vous renseigne bien sur le sentiment d'inquiétude et de mystère ce que vous allez ressentir à l'écoute du disque.

 

Que peut-on dire de Minilogue et de leur album Blomma du coup (2) ? C'est aussi de la musique électronique mais totalement différente. Plus proche de la techno dans l'idée d'une transe mais totalement minimaliste avec des bruits distants, plus naturels que mélodieux et donc très proche de l'ambiant. En fait le genre de musique idéale quand vous êtes au bureau ou dans le train. Si vous êtes accrochés à l'idée d'une mélodie à fredonner, abandonnez tout espoir puisque il n'y a pas de structures mais plutôt l'idée d'un temps découpé ou étiré tout le long. La plus courte piste dure 9mn, la plus longue 45. Et l'album est on ne peut plus riche, d'ailleurs c'est un double. Bon courage.

 

Tout l'antithèse du groupe québecois (3) Le couleur (oui je sais, la faute volontaire m'a fait bondir) avec ces musiques courtes, addictives, sucrées et terriblement dansantes. Voyage love est leur premier EP et nul doute que si accrochez à rien qu'une musique (Femme est sans doute ma piste préférée perso), vous allez adorer le reste. C'est d'ailleurs fait avec beaucoup de talent dans la langue de Molière (qui n'est pas celle de Shakespeare, attention, pour reprendre une phrase qui me fait toujours rire du Klub des loosers). A noter que Jordan en parle avec beaucoup de passion sur Popkquotidien.

 

 

oh_land_music_video_sun_of_a_gun

La chanteuse Oh Land.

 

Agnès Obel (4) et Oh Land (5) ont toutes deux la particularité d'être danoises. Je vous jure que je ne le fais pas exprès. Elles ont aussi le point commun de proposer un nouvel album qui s'avère en deça du précédent. Aventine, nouvel album d'Obel creuse le même sillon que son premier album, Philarmonics, au point d'en être assez proche, trop proche à mon goût. A nouveau des musiques intimistes avec parfois juste le piano et la voix, parfois un peu plus avec une basse en fond et de timides percussions ou guitare. Evidemment c'est bien fait et ça s'écoute comme cela a été pensé, pour s'enfermer dans un autre monde ailleurs, où l'obscurité recouvre lentement le monde. Sauf que j'aurais espéré un peu plus de nouveauté, sans doute un grain de folie. Même constat avec Oh Land qui, si elle livre un bel album, semble toutefois comme se reposer sur ses lauriers après son album précédent, éponyme. Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est du bel ouvrage hein et il y a des choses très sympathiques là-dedans. Mais comparé à un sun of a gun hypnotique ou un Voodoo complètement déjanté (j'adore ce titre) et qui fait bouger fesses et mains sur le précédent disque, ben on a l'impression que tout se ralentit un peu. Pas sûr que je retrouve mes deux chères chanteuses scandinaves dans le top final de fin d'année. En fait tout comme la Obel, le nouvel album d'Oh Land est trop homogène. Cela peut être une force comme ici un petit problème.

 

Changement total de décor avec Chelsea Wolfe (6) et son Pain is beauty, titre manifeste qui veut tout dire à l'écoute de l'album. Un album de pop sombre, gothique aux multiples influences assez bien assumées. Sur les 8 mn de The waves have come, on croirait entendre une progression à la Arcade Fire (ce doit être l'utilisation des mêmes instruments cela dit) tandis que non loin, la voix et l'ambiance éthérée des Cocteau Twins plane. Cela ne gâche rien à la sombre beauté des titres de l'album. Mais quand Chelsea Wolfe et sa meute ingère toutes ces influences palpables, ça devient assez fabuleux. L'album s'ouvre avec un Feral love qui jaillit tel un rouleau compresseur armé de dents sur les côtés. Plus loin, un House of metal mi-féerique, planant et inquiet nous cueille en beauté ou The warden, mélange électro-tribal sur fond de claviers baroques (on pense un peu pour le son à Dépêche mode ou new order par moment tandis que la voix, c'est un peu comme Nico). Presque tout l'album est traversé par la grâce à travers des chansons toutes différentes. Une beauté qui provient de la souffrance et du chant proclamés comme un leitmotiv indispensable par la chanteuse et ses loups. Grand disque.

 

 

CHELSEA_WOLFE_WEB07

Chelsea Wolfe en mode "J'adore Marylin Manson".

 

Médéric Collignon (7) est un cas à part dans le monde musical, principalement du jazz où il est issu. Non content de jouer ses propres compositions, le bonhomme aime à reprendre d'autres artistes qu'il aime et qui ont bercé son éducation musicale, qu'elle qu'elle soit. Et cela va donc bien plus loin que le jazz. Sur son précédent disque (que je n'ai pas écouté mais sur lequel je ne manquerai pas de me pencher prochainement), il revisitait Miles Davis à sa manière. Et d'après un écho sur un forum, il semble qu'en concert ce soit assez monstrueux, tellement le bonhomme va très loin dans l'improvisation pure, façon transe (là il serait de bon ton de placer Magma dans la discussion mais le nouvel album se fait attendre. Oh ben tout comme le nouveau Nine Inch Nails, ce sera pour les chroniques de fin d'année tiens). Ici sur ce nouvel album, il reprend King Crimson. Autant dire que, ne sachant même pas qui était le bonhomme, j'ai tout de suite vu le titre référentiel (le roi frippé, c'est Robert Fripp, fondateur, leader et guitariste de King Crimson), je me suis jeté sur l'album. Oh bien sûr la pochette est un clin d'oeil au premier album de King Crimson, avec ce fameux visage grimaçant cultissime (cf, plus bas), mais là, faut vraiment le savoir parce que j'ai l'impression que ça ne se voit pas forcément au premier abord.

 

 

Il y a d'ailleurs deux niveaux possible d'écoute de ce disque. La première, basique, vous ne connaissez rien de King Crimson, vous êtes vierge comme une page blanche et donc vous allez pouvoir écouter ça tranquillement comme une vraie découverte. La seconde, vous connaissez très bien le groupe comme moi et donc vous allez aussi aborder ça comme une vraie découverte, la connaissance du morceau original en plus. Car là, on ne peut pas parler de remake au sens propre ou de reprise mais plutôt de réinvention fidèle. Evidemment c'est très subjectif mais quand je parle de "reprise", je pense par exemple au bidule de Linkin Park qui repompe reprend Enjoy the silence de Depeche mode. En forcément moins bien. On me souffle à l'oreille que je suis subjectivement un peu de mauvaise foi. C'est vrai mais je le reconnais ouvertement, je ne suis pas un adepte de la reprise ou du remake au sens global du terme vu qu'il m'a toujours généralement déçu car ne proposant aucune nouvelle alternative. Or ici, on a donc une vraie réinvention (je souligne le mot) à tous les niveaux et ça devient passionnant. Déjà parce que l'ami Médéric en plus de jouer du cornet, chante aussi (et merveilleusement bien --il se permet même en bonus de reprendre Nick Drake. Bonheur) en plus de faire les percussions et de s'occuper du travail sonore. Mais aussi parce qu'il est accompagné par son groupe, le jus de bocse (jeu de mot) où il y a un piano électrique, de la basse (électrique ou contrebasse), batterie. On ajoute à ça un double quatuor de musique de chambre (il aurait pu se contenter d'un le bonhomme mais non, deux carrément. Mini orchestre symphonique à portée de main presque). Enfin on comprend que chaque morceau de départ est analysé puis recomposé à la fois méthodiquement mais aussi très librement. Si on garde le rythme ou la mélodie qui permet de reconnaître l'original (les titres sont aussi donnés sur le cd), on modifie en profondeur : le rythme, on va l'accélérer ou le ralentir, amplifier la basse, la vitesse de certains instruments, jouer en contrepoint, sauter des notes ou jouer sur des notes plus aigues ou plus graves. Si on connaît King Crimson c'est génial. Si on ne le connait pas on peut trouver le travail de Médéric brillant. Car au fond c'est assez accessible.

 

King_Crimson_In_the_Court_of_the_Crimson_King

Coucou les amis ! gneee

 

Et puis Janelle Monaé (8). J'ai un peu hésité à la mettre dans ce top parce qu'au contraire de beaucoup qui s'extasient sur l'album en disant qu'il s'agit d'un des meilleurs disques de l'année, je serais un peu plus mesuré. Certes c'est très bon dans son registre mais comme je me confiais à un ami récemment dans un bar, deux-trois petites choses m'empêchent de laisser libre court à ma profonde joie (ou alors je suis un être plus blasé que d'habitude) pour le disque. D'abord les interludes comme dans le hip-hop ou le r'n'b. Janelle qui téléphone à quelqu'un (ah non c'est Janet Jackson qui faisait ça sur The velvet rope), Janelle à la radio ou qui parle à la radio, Janelle qui mange une tarte à la fraise, Janelle qui va prendre un bain moussant, ah non c'est pas ça non plus... Bon j'ai pas trop compris mais surtout j'ai été déçu un peu. Déçu qu'un disque si original et bien mené n'arrive pas à s'extraire du carcan du genre en se permettant ces petites incartades clin d'oeil qui finalement clouent plus le disque sur la piste d'envol pour moi que de vraiment l'aider. M'enfin je sais pas moi, Janelle veut faire original, elle y parvient aisément et là paf, on tombe dans des choses bien faites soit, mais déjà vues et revues ailleurs (et c'est quelqu'un qui écoute peu de hip-hop qui le dit donc il y a bien un truc qui cloche). Et sinon la première partie du disque, j'accroche moyennement. C'est bien foutu certes mais ça ne me touche pas. J'ai l'impression que ça ne respire pas, trop homogène. La seconde partie du coup ça devient vraiment fabuleux, perso. Donc demi-disque parfait je dirais. Mais dans l'ensemble il y a de très très bonnes choses. Et je le dis pas parce que mon pote va me taper. Quoique.

 

 

==========

 

 

Rattrapages, découvertes et redécouvertes à part ?

 

musik5 musik8

musik9 musik13

musik12 musik14

 

Outre Neil Young dont je parcourus la discothèque avec des disques que je n'avais pas (le bonhomme a quand même une discographie longue comme un bras) et d'autres artistes que j'adore au compte-goutte (oh un Tom Waits, oh du Bowie, oh du Brian Eno, oh les Rolling Stones), il faut noter quelques soubresauts majeurs dans les disques qui ne sont pas de l'actualité présente. Cause indirecte de la disparition de Gilles Verlant sans doute, je me suis remis à Gainsbourg (alors que je n'ai même pas le livre que le bonhomme a écrit sur le musicien). Je n'avais que Histoire de Melody Nelson (qui figure dans mes disques cultes), j'ai dorénavant 3 disques de maître Serge, dont ce fascinant moite, sexuel (Melody Nelson c'est la bibliothèque rose à côté) et planant L'homme à la tête de chou (A). Bonheur. Et puis, vendu en mini-coffrets de 5 albums chacuns, Bread et Ride (B et C). Je connaissais les seconds mais je n'avais que l'album Nowhere. Là, j'ai toute la discographie d'un coup pour une somme modique, ce qui m'a permis de donner mon exemplaire de Nowhere à mon amie qui était venue dernièrement (cf posts précédents). Bread c'est une sympathique découverte par contre. Un petit groupe méconnu ou laissé de côté à l'époque des 70's qui tressait des mélodies pop-rock de toute beauté et avec une belle énergie. M'étant revu Virgin Suicides de Sofia Coppola, je peux confirmer que les filles ou les garçons auraient pu très facilement écouter du Bread "au téléphone" (si vous vous rappelez de Virgin Suicides, vous comprendrez).

 

Autre découverte intéressante, The Allman brothers band avec le live from Fillmore East de 1971, édition deluxe (D). Oui, faut bien commencer par un truc modeste, je dis pas. C'est en feuilletant un guide écrit par Philippe Manoeuvre évoquant les 100 et quelques meilleurs disques de rock que je suis tombé sur la mention de cet album considéré par beaucoup (c'est monsieur Rock and folk qui le dit) comme l'un des meilleurs disques live des années 70, voire plus largement de la musique encore à l'heure actuelle. L'affirmation m'a laissé songeur au début. Il faut dire que l'exercice du live n'est pas aisé en soi. Il faut pouvoir faire des concerts qui tiennent de bout en bout, garder l'énergie, surprendre son public, savoir réinventer un morceau (ça participe de la surprise envers le public), voire avoir le courage de reprendre d'autres artistes quand le concert ne se transforme pas en affirmation d'engagement politique (le Rattle and hum de U2 m'avait laissé une impression fabuleuse quand je l'entendis il y a plus de 10 ans au sortir du lycée. Je ne l'ai pas réécouté depuis en revanche). Du coup, curieux, je me jette sur le disque dès que je le peu. Et je reconnais qu'au fond, un des meilleurs live dans le monde de la musique je sais pas (je penche plus pour le furieux Made in Japan de Deep Purple par exemple), par contre oui c'est de haut niveau. Au début on se dit que les gars jouent pépère mais il y a une telle énergie qu'on comprend tout de suite qu'ils sont bons les bougres, très bons. Puis quand les morceaux de 13, 19, 22 ou 32 minutes s'enchaînent par la suite après une poignée de morceaux courts, on comprend (comme les spectateurs à l'époque en direct), qu'on assiste à quelque chose d'immense et que les mecs ne plaisantent pas. Le train est lancé, tu ne peux pas descendre amigo. Dans le live, un des spectateurs hurle dans la salle quelque chose comme "joue jusqu'au début du jour, mec !" et il semble bien que les frères Allman (Gregg et Duane mais il ne faut pas oublier le talentueux Dickey Betts) aient suivi ce conseil enthousiaste. Manoeuvre dans son livre évoque un concert qui s'est fini vers 3,4h du matin. De quoi laisser sérieusement sonné, surtout quand certains concerts où je vais ne durent qu'une heure (coucou Bat for lashes, plus court concert de ma vie. :/ ). En tout cas, voilà une bonne porte d'ouverte pour entrer dans la musique de ce groupe culte.

 

Vangelis (E) c'est pas une découverte. Mais bon, ayant presque toute la discothèque du monsieur, je me suis dit qu'il fallait que je commence à remplir les trous. Dorénavant je peux dire qu'à part une petite poignée de disques, j'ai tout de Vangelis. Et je continue d'être ébahi par sa capacité et son sens mélodique, même dans les projets les plus anti-commerciaux (cette remarque n'inclut pas des albums comme Beaubourg et Invisibles connections qui sont eux de vrais suicides artistiques je précise). On croit tout connaître d'un artiste mais finalement on découvre encore des parcelles de choses qui nous échappent. Ou bien on redécouvre avec bonheur. Enfin Wim Mertens (F), là c'est une vraie découverte. Evidemment je connaissais deux-trois choses du bonhomme (merci la pub) mais tout comme il a bien fallu que je me plonge dans Philip Glass un jour, interloqué, je me suis plongé dans l'univers du musicien belge. C'est d'ailleurs très proche de Glass sans l'être non plus. Des structures répétitives, des jeux sur le clavier mais une utilisation différente des notes, des voix. Parfois c'est fascinant, parfois c'est un peu ennuyant mais on ne pourra pas reprocher au bonhomme de tenter des choses. Il faut que je poursuive dans ses oeuvres...