D'une année à l'autre nous revoilà en fin de course dans le monde des tops et bilans récapitulatifs.

C'est une fausse surprise pour tout le monde, aussi bien sur le point de vue du cinéma (top à venir sous peu) que de la musique, 2013 a été assez fabuleux. Beaucoup d'artistes, des nouveaux talents, des vieux de la veille qui reviennent sur le devant de la scène, des oubliés, des ovnis, n'en jetez plus, ce fut grandiose, ce fut incroyable et palpitant sur tous les fronts.

Après le top 2012, place au top 2013. Et puis avant ce top, celui des pochettes qui me permettait d'une certaine manière de récapituler un peu tout ce que j'avais écouté mais aussi beaucoup de choses loupées (bon, on aura sans doute une section retardataires à moins que je ne mette ça en découvertes janvier 2014). Du coup, je vais pouvoir aller très vite et juste mentionner les pochettes des albums qui m'ont le plus marqué cette année étant donné que tout est quasiment sur le blog en partie musique si vous êtes curieux de détails.

 

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Quelques mots sur les petits nouveaux qui apparaissent là :

  • Teeth of the sea (Master) en première pochette produit une musique à mi-chemin entre le post-rock et l'électronique, l'ambiant et le lyrique avec toujours une sorte d'imprévu qui déboule et ravi. A un morceau clairement dans une rythmique techno, les mecs sont capables de bifurquer en mettant des trompettes et ça marche très bien. A d'autres moments, on entendra quelqu'un parler avec des bruits de fond, un peu comme s'il était près de nous, interlude court qui finalement surprendra dans le sens où il n'y a rien à attendre, contrairement à d'autres morceaux. J'aime bien ce genre d'initiatives qui renouvèle tranquillement la musique.
  • Pendentif (Mafia douce), une petite surprise dansante et pop en 3e pochette. Des textes rêveurs avec des rimes et des jeux de mots qui complètent le tout d'une belle profondeur, des mélodies attrayantes et fascinantes à chaque instant, c'est presque l'album humble et parfait de bout en bout. Sa découverte tardive n'en est que plus puissante. A l'instar de Desire, Le Couleur, Sissy Wish et d'autres, une musique qui va bien vieillir et surtout m'accompagner prochainement dans plusieurs déambulations à l'Ipod.
  • Julianna Barwick (Nepenthe) en 11ème pochette. L'artiste avait déjà fait une petite incursion timide mais remarquée dans un précédent top, rappelez-vous. Son précédent album s'avérait un complément parfait à certains films de Terrence Malick (très similaire à La Ligne Rouge dans l'esprit), ici on change un peu de direction même si le style est immédiatement reconnaissable. Une sorte d'ambiant construite sur des accumulations de couches de voix qui travaillent le son... Une expérience à mi-chemin entre Meredith Monk (mais en moins "arty" dans le mauvais sens du terme pour cette dernière), Sigur Ros et les travaux ambiants d'Aphex Twin mais ramené à un minimalisme qui rendent le disque très doux. C'est même le disque le plus doux et tendre de l'année, une sorte de cocon de voix dans lequel il fait bon s'isoler.

 

Certains ne sont pas là... Marnie et son très sympathique Crystal world, conseillé par Jordan (Popkotidien) aurait dû être logiquement dans les sélections octobre à décembre mais il est arrivé trop tard et même si c'est un travail de bonne qualité, il marque moins que certains et se fait un peu éjecter in-extremis, dommage. J'en reparlerais sûrement dans les "retardataires" de janvier. Deafheaven et sa pochette toute rose est intéressant mais quand on connait Slowdive, Ride ou My bloody valentine, on ne peut qu'acquiescer et dire que c'est même très bon, mais il manque quelque chose. Et la voix du chanteur qui reproduit des gimmick metal noyée dans le noise, ça fait comme un petit bruit de vent assez rigolo et kitsch. Retour prochain je pense aussi dessus. Mayra Andrade, conseillé cette fois par Filou, est lui aussi un sublime disque, doux, mélodieux, rafraîchissant, souvent à mi-chemin entre la pop, le folk et du jazz vocal du plus bel effet. Ce n'est pas un des albums les plus marquants de l'année mais il mérite d'être écouté grandement, probable retour prochainement aussi sur lui. Kvelertak, pas eu le temps de l'écouter, tant pis. Et Arcade Fire qui se fait éjecter lui aussi in-extremis. L'album est très bon mais cela dit, il continue de rester trop court avec à 2,3 moments cette impression de vacuité légère qui fait qu'on décèle un groupe qui aurait pu aller beaucoup plus loin, je sais pas. Il y a des chansons que j'aime beaucoup et l'instant d'après, sans forcément que le plaisir d'écoute chute, j'ai comme l'effet d'une baisse de régime parfois. Et la production sonore n'est pas aussi touffue que prévue, elle manque de la profondeur justement palpable pour un projet qui se veut dansant. Là, elle reste un pied dans la pop et le rock, l'autre sur les pistes de dance des petits matins sans toujours arriver à la parfaite alliance tout le long.