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Dans un futur proche, des hordes d'extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n'a réussi à les vaincre.
Le commandant William Cage (Tom Cruise), qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment...
Mais à chaque salve, Cage gagne en force et en agilité pour affronter ses adversaires, aux côtés de Rita Vrataski (Emily Blunt), agent des Forces Spéciales. Tandis que Cage et Rita affrontent ensemble les extraterrestres, ils découvrent, au fil des combats qui s'enchaînent, les moyens d'anéantir les envahisseurs...

 

Vivre. Mourir. Recommencer. Tout le film tient en cette intriguante tagline qui remplit d'ailleurs toutes les promesses.

Bien sûr, Tom Cruise phagocyte l'écran comme pas permis, euphémisme, mais pour une fois, que l'on aime ou pas l'acteur, le projet est cette fois intégralement construit sur sa personne avec ce qu'il faut d'écart pour permettre un divertissement original qui emprunte à la fois à des références cinéma (Un jour sans fin, Starship troopers) comme à l'Histoire (avec un grand H, ne serait-ce que pour ce détournement du débarquement de 1944 en France version SF) comme aux codes du jeu vidéo. En effet, Tom Cruise doit littéralement perdre des vies afin de progresser dans "les niveaux" comme un jeu sadique (donc pas si éloigné de ce qu'on a en effet parfois sur nos consoles) où l'on ne peux qu'avancer qu'en apprenant de ses erreurs de stratégie encore et encore. D'où un plaisir jouissif d'accumulations de morts de Cruise (souvent hors-champ et ridiculement absurdes donc drôles) combiné à un montage redoutable qui ne prend pas de gants avec son spectateur passé la première demi-heure (le film était intéressant dans son début mais décolle génialement dès la première mort de Cruise).

 

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Affiche non française de toute évidence et sans doute plus classe que chez nous.

 

Face à un ennemi diantrement rapide (vous prenez les aliens, vous leur donnez des pattes de guépard qui les speed bien, vous leur rajoutez des dreads du predator, ça vous donne une idée), le film rejoue la carte du débarquement en mettant les troupes terrestres alliées bardées d'armures 2.0 avec super flingues intégrés, il faut au moins bien ça et encore, quand on comprend que l'ennemi maîtrise des strates de temps (ce qui lui donne un avantage décisif sur l'humanité puisqu'en voyant tout à l'avance, la victoire est presque déjà acquise... ouais si ça arrivait dans notre réalité, on aurait bien de quoi déprimer), cela le rend presque indestructible. Autant dire que la lente iconisation de Cruise et Blunt en demi-dieux guerriers s'avère presque nécessaire. D'ailleurs le personnage d'Emily Blunt en badass femme forte à la Vasquez (Aliens) est des plus réjouissants et témoigne d'une vraie qualité d'écriture où le personnage a sa propre indépendance et ne s'affiche pas comme un simple faire-valoir du héros masculin. Au contraire, elle lui mène la vie dure à cette feignasse de planqué de Cruise.

 

Bon, le film accumule pas mal de qualité et il serait dommage de bouder son plaisir devant l'un des gros blockbusters sympathiques de l'été (l'autre étant Les gardiens de la galaxie que j'attends parce qu'il y a UN RATON-LAVEUR QUOI ! UN RATON-LAVEUR, RHOOOO ! Pardon je m'affole, c'est limite si l'on voit les coeurs et étoiles dans mes yeux comme dans certains mangas). Ce serait presque parfait si le film n'accumulait pas une petite baisse de régime vers la fin ainsi qu'une fin un peu en déça de tout ce qui a précédé (mais néanmoins logique je dirais, pour rester dans le ton décomplexé du film. Même, ça ouvre une porte à laquelle je dis pas non. Bon, je ne peux en dire plus sans spoiler). Qu'importe, Edge of Tomorrow se révèle fun, plein d'humour et un film cool et idéal pour l'été avec en prime un peu de réflexion (essayez de compter toutes les morts de Cruise et ensuite de dégager les lignes temporelles du film, même les strates de la fin, bon courage hein) et ça fait du bien là où ça passe.