600full_paris_texas_screenshot

 

Il y a donc quelques jours, j'étais parti ...à Montréal, histoire de me reposer et retrouver la famille. Comme je le disais dans un post précédent, j'en avais bien besoin et puis j'avais des congés, fallait donc en profiter. J'hésite encore à raconter mon séjour dans le joli pays Québecois mais je ne doute pas que j'y viendrais prochainement sous une forme plus ou moins épurée avec une petite musique de mes découvertes musicales sur les lieux, musique francophone à l'appui, hein (avec l'accent Quebecois sinon c'est pas drôle) !

 

Alors que j'étais presque quasiment déconnecté de tout et avec un téléphone portable (un cellulaire comme ils disent) bien souvent éteint ou captant en retard complet ce qu'on aurait pu m'envoyer de France, Un administrateur d'un site où je vais régulièrement m'a demandé si j'étais intéressé pour écrire un article sur Paris, Texas. Un de mes films préférés que c'en est presque honteux que j'en ai que parlé qu'au commencement de ce blog en 2006 avec une pauvre chronique qui mériterait bien une révision depuis (à noter que même si j'adore Wenders, il reste bien mal lotti sur mon blog avec juste deux autres chroniques qui sont Alice dans les villes et le méconnu --et pourtant magistral-- L'état des choses). J'ai accepté du coup, vous pensez bien ! D'autant plus qu'avec mon séjour de l'autre côté de l'Atlantique, j'étais dans le mood parfait pour me plonger dans l'univers road-movies de Wenders. Montréal c'était un peu sur le coup mon Paris, Texas.

 

mon25

Montréal - Dans un bar du côté du quartier du Plateau.

(photo by me. C'est la version originale. Sur facebook j'ai mis une version n & b que je trouve toute aussi belle)

 

Tout en ne négligeant ainsi pas mes vacances, j'ai commencé à rassembler mes idées, souvenirs et sensations du film. Paris, Texas, c'est avant tout un flot de couleurs parfois incroyables. La photographie de Robby Müller magnifie à un point pas possible les rouges et verts de la lumière, les crépuscules, les routes et chemins filmés par Wenders. Et puis cette musique lancinante, mélancolique et rêveuse à la guitare accoustique de Ry Cooder dans les notes suspendues servent à merveille l'errance puis la quête initiatique d'un Travis en quête de son fils puis de la mère de son enfant et donc finalement d'un sens à sa vie et d'une renaissance. Oui, je vous la fait large mais au vu du film, y'a pas photo.

 

En chemin et durant mon séjour, je n'ai donc cessé de penser au film, d'avoir un pied dedans, de rêver avec et d'une certaine manière, de voyager par voie parallèle avec la bande son du One quiet night de Pat Metheny tournant sans cesse sur la chaîne-hifi à mon retour. Un disque indispensable pour ma part, écrit en une seule nuit, uniquement à la guitare accoustique en suivant des lignes mélodiques parfois déjà écrites, parfois improvisées. Une sorte de cousin de la B.O de Paris, Texas sans problème si vous voulez mon avis les aminches. Mais je m'égare en Monts Paransse alors que j'avais voyagé en avion, passons.

 

Paris_Texas_6

 

 

Si j'avais déjà de la documentation sur Wenders en France, je décidai de prendre les devants pour trouver des livres sur le cinéaste dans des librairies de la ville. Ce fut fait un soir, dans une librairie fermant à 22h (on a pas ça en France assurément), à deux pas de la rue Sainte Catherine, alors que le festival international de jazz de Montréal battait son plein. Signe avant-coureur qui m'indiquait que j'étais sur la bonne voie, un immeuble illuminé de fenêtres vertes qui semblait comme sortir du film. Durant les jours qui me restaient et dans les trajets du métro Montréalais, je potasserais littéralement à fond et avec une grande ferveur tous les articles regroupés dans mes livres sur le film, nourrissant encore plus ma tête d'images et visions qui ne demandaient qu'à être confirmées à nouveau avec un nouveau visionnage du très beau DVD d'Arte.

 

Dans l'avion au retour, j'en profitais pour noircir mon petit carnet de notes personnelles en tous genre sur fond de musiques différentes et pas toujours appropriées. Mais cela dit, voilà une bonne manière de rattraper mon retard sur les sorties récentes de 2014 en explorant une bonne partie de ce que les compagnies de vol proposent en tant que service. Bon, on est évidemment pas encore dans le post consacrées aux musiques de l'années, le "pêches musicales" qui est maintenant réglé par semestres (pour des raisons de temps), mais voilà en aparthé, quelques artistes et groupes avec leurs récents albums et vite-fait, quelques notes aussi !

  • Kendra Morris - Banshee - 3/6. On sent qu'il y a quelque chose mais... ça prend jamais.
  • Paolo Nutini - Caustic Love - 2/6. Gonflant, forcé et pénible.
  • Owlle - France - 5/6. Formidable. J'avais pu en écouter un peu avant mon départ mais sans rentrer dans le vif du disque...
  • Irma - Faces - 4,5/6. Là il y a quelque chose et c'est pas mal du tout même.
  • Caravan - The unauthorized breakfast item - 4/6. Caravan à la sauce Supertramp. Pleasant je l'avoue.

 

mon30

Montréal et la nuit qui tombe. (Photo by me)

 

Et puis bien évidemment, je me revis enfin le film (avec bonheur on s'en doute) à mon retour en semaine, en plusieurs parties. Non pas que j'étais fatigué à cause du décalage horaire, mais bien que le fait de reprendre le travail me donna une sévère insomnie (j'avais réussi à déconnecter de tout, le retour fut assez brutal donc) et en même temps sévère surexcitation. Je vous laisse imaginer mon état la semaine dernière, huhu. Et comme en semaine je n'avais pas le temps ni en journée, ni le soir pour écrire ce texte, je ne pus véritablement le finaliser que ce week-end, entre sorties cinéma (Under the skin et Le conte de la princesse Kaguya, deux baffes expérimentales chacunes dans leur genre) et pluviosité ambiante du temps.

 

J'avais peur que le texte ne soit pas accepté et joie, bonheur, surprise, il l'est. C'est pas parfait, j'aurais encore tellement à corriger, à dire, à redire mais on ne peut pas toujours revenir sur ce que l'on fait éternellement, à un moment, il faut savoir poser les crayons et accepter le travail fini.

Et du coup... Vous pouvez lire ma longue et horrible chronique ici. :)