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Un artiste vieillissant s'exile sur une île à la recherche d'une muse et d'une tardive inspiration...

 

Après  Le voyeur en 1960, Powell se voit fermer les portes des studios, des financements, des sujets... Le film avait choqué, sans doute plus que Psycho mais là où Hitchcock triomphait, l'ultime grand film de Powell faisait s'effondrer sa carrière. Pour encore deux-trois derniers films pourtant (Return to the edge of the world en 1978 est un documentaire), L'Australie va un temps faire office de terre d'exil et d'espoir et il n'est pas difficile d'interprêter Age of consent comme une biographie cachée d'un Powell alors dans ses 64 ans qui s'interroge à ce moment là sur sa vie et ses films à travers le personnage de James Mason.

 

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Ce film est une déclaration d'amour à la jeune Helen Mirren surtout.

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24 ans, toutes ses dents et un corps ô combien magnifique la Helen.

 

L'Australie est une terre excentrique déjà, pleine de contrastes. Son précédent film, They're a weird mod (La conquête du bout du monde chez nous) en dressait une cartographie des habitudes de ses personnages exubérants en comparaison avec un bon vieil européen qui débarque (en somme le point de vue de Powell presque). Nicolas Roeg lui-même avec Walkabout dessinera un portrait saisissant du pays cette fois dans le parcours de deux ados croisant celle d'un jeune aborigène. Ici Powell traite les vivissitudes de l'artiste à la recherche d'inspiration (un peu), la relation maître à modèle ou peintre/sujet (beaucoup) et dévoile avec bonheur le corps d'une toute jeune Helen Mirren (plein plein plein).

C'est le festival Mirren, bonheur, joie, nu, température qui monte.

 

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*fracture de l'oeil du chroniqueur*

 

On notera des séquences sous-marines joliment éclairées ET DU NU. Une femme délaissée qui agresse presque sexuellement un casse-couille de première ET PUIS DU NU. Et une jolie histoire d'amour qui se dessine entre le peintre et son modèle ET DU NUUUUUUUU. Et puis bon, on passe les défauts comme des personnages dont on s'en fout un peu dans leur cabotinage. De toutes façons, on est plus régalé par la barrière de corail, des peintures et dessins divers qui témoignent du processus artistique ET BIEN SÛR DU NUUUUUUUUUUUUU. Excusez moi, je vais calmer l'un des deux hémisphères de mon cerveau, y'en a un qui tourne moins bien que l'autre, je reviens.

 

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*fracture de l'autre oeil du chroniqueur*

 

Bon, ça va mieux.

Où j'en étais moi ?

Oui donc dans la filmographie de Powell, le film est mineur entendons-nous bien. Mais l'oeuvre se révèle quand même pas mal attachante et plaisante. Powell n'a plus rien à prouver, il nous a livré de grands films, il a comme tout donné au cinéma et le monde dans son ingratitude lui a dit d'aller se faire voir ailleurs chez les grecs. Alors Powell est parti en Australie, la Grèce c'était trop près et sans doute avait-il deviné quelques décennies à l'avance que la crise financière allait tout mettre sens-dessus-dessous. Et du coup il y a Age of consent, où l'on se fait plaisir. On se réchauffe, on se rince un peu l'oeil, c'est un film d'été, un film de vacances où l'on pense aux coquillages, aux plages de sable fin, loin de tout, pas emmerdé par un énième gland qui va se mettre devant vous pour jouer à la balle et vous mettre du sable partout, voire saccager votre château de sable si vous êtes un marmot ou vous draguer lourdement si vous êtes une jeune femme. Et là on se dit que l'hiver ça fait chier, faut qu'on aille bosser, c'est dur de reprendre après les jours de nouvel an.

 

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Ceci est un thermomètre. Il se place dans votre fondement pas loin de la tour de pise ou de l'origine du monde selon votre sexe.

Normalement il n'a rien à foutre dans cette chronique.

Sauf si Helen Mirren vous a fait quelque chose. Ce que je peux comprendre.

 

 

 

 

Bon bref, heureusement qu'il y a le cinéma. Et Helen Mirren. Et du nu. Ou Helen Mirren nue dans du cinéma, c'est selon.