the_pipettes

 

 

"I knew a girl and her name was Judy
She used to do things I thought were rude
But I never said anything to her face,
'Cuz my friends I thought she'd kick my arse all over the place."

(Judy)

 

Celle là je me la suis pris dans la gueule et je l'aurais pas vu venir. Mais où diable étais-je en 2006 bon sang, où ?

J'écoutais plein de trucs, je n'étais pas en mode autiste (pas encore du moins) et ce truc m'a complètement échappé.

C'est un mystère. Non pas que je l'ai eu entre les mains et que je n'ai pas aimé sur le coup, non, non rien de tout ça. Je n'ai nullement entendu parler de ce disque autour de moi en 2006. Arcade Fire par exemple, oui, plein, plein, trop. Mais ce disque ? Voyons... Et je remarque sur le site d'Ed-wood que je suis pourtant depuis les débuts (quelle époque mes amis) qu'il avait chroniqué le disque pourtant en 2006, même que c'était l'un de ses coups de coeurs (que je comprends complètement pour le coup maintenant !) à l'époque (et encore aujourd'hui). Je n'étais pas tombé dans un trou noir quand même ? Où alors mes yeux se fermaient sur certaines choses, tout bêtement, je ne saurais l'expliquer.

 

De toutes façons je ne découvre pas mal de choses qu'à rebours, bon pas grave, ça prouve que ces choses là sont super cool et puissantes pour conserver un impact aussi fort depuis leur sortie en somme. Les Pipettes qu'est-ce donc ? 3 filles (à l'époque parce que le groupe s'est complètement démantelé dans le n'importe quoi par la suite apparemment) venant de la perfide Albion qui entonnent sur un enrobage sonore rock et légèrement grunge et punk des ballades sucrées mais lucides en reprenant la formule 60's. The ronettes mais à la sauce moderne. Ne pas se fier aux robes à pois délicieusement vintages car les musiques sont loin d'être lascives ou toutes douces.

 

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Et l'album de nos trois craquantes chanteuses peut s'écouter en boucle avec toujours ce rayon de soleil qui vous écrase la figure d'un rouleau de compresseur de bonheur vu que ça ne fait qu'une trentaine de minutes (la durée idéale me dira-t-on, certes). C'est plein de peps, ça lâche rien, énergique de bout en bout même dans les moments plus supposément plus calmes. Et tout le disque enchaîné à la suite n'est jamais lassant, c'est génialement imparable. A force d'écoutes répétées, on finira par dégager sa ou ses chansons préférées dans un ensemble qui frôle l'excellence (autant dire qu'ici clairement "tout choix est un renoncement"). Pour ma part c'est Judy, A winter's sky, Your kisses are wasted on me et Tell me what you want à la suite qui m'emmènent vers les confins de la félicité.

C'est tellement brillant, grandiose, fin, jamais chiant (trop court pour ça), ça file d'un coup, c'est ultra-mélodique pour qui aime la bonne pop.

Et ça rentre directement dans mes disques indispensables (qui mériteraient bien une mise à jour. L'objet d'un prochain post donc mais pas maintenant j'ai piscine).