Mon dieu, un post sataniste ici donc ?

Que nenni chers amis, juste que j'ai donc atteint ce fameux chiffre du 666, le nombre de la bête.

666ème message quand même. Je n'espérais pas atteindre ce nombre avec ce blog, je pense que j'aurais plus changé de blog depuis. Il faut donc croire que je suis devenu un peu plus casanier avec le temps. Ou que l'envie de tout recommencer me gave un peu aussi, c'est selon.

666. Que dire ? Que fêter ? La longévité de ce blog ? Ma foi, s'il faut faire un anniversaire en bonne et due forme, ce sera plus à guetter aux alentours de juin 2016. Le blog aura 10 ans et toutes ces dents.

666. 759 - 93 donc. Si vous en êtes à la page 666 de DUNE de Frank Herbert, il vous reste donc encore à peu près de 93 pages avant d'avoir fini totalement ce gros volume culte de la SF (scindé en deux dans les petites éditions de poche. Je me base pour ma part sur celle chez Pocket SF étant donné qu'en format plus grand, c'est probablement bien différent). Que lit-on donc à la page 666 (page 317 du second tome en format poche) ?

 

" "Selon vous, Baron, qui peut bien être ce Muad'Dib ?" demanda l'Empereur.

"Certainement un Umma, un fanatique, un aventurier. Ils apparaissent régulièrement sur ces frontières. Votre Majesté sait bien cela."

L'Empereur regarda sa Diseuse de Vérité puis ses yeux revinrent sur le Baron. "Et vous n'avez aucun autre renseignement sur ce Muad'Dib ?"

"Un fou, dit le Baron. Mais tous les fremen sont un peu fous."

"Fous ?"

"Ils crient son nom quand ils vont au combat. Les femmes lancent leurs bébés sur nos hommes et s'empalent sur nos couteaux pour ouvrir une brèche à leurs hommes quand ils attaquent. Ils n'ont pas... de... décence !"

 

Hmm bigre, curieuse résonnance avec l'actualité et notre monde actuel.

 

666. C'est le titre d'un double album des Aphrodite's child (et par extension non loin, les titres des albums 666 667 club de Noir Desir ou Flight 666 de Iron Maiden). Concept album de rock-psyché un brin fumeux mais délivrant quand même ses nombreux bons moments tout en révélant un Vangelis qui allait juste après en solo avoir une carrière assez fascinante.

 

666

 

666. C'est aussi une BD fort rigolote de Froideval et Tacito où dans le monde moderne tel qu'on le connaît, les portes de l'enfer s'entrouvrent pour la fameuse fin du monde tant attendue... Le tout dans un esprit très Metal Hurlant avec ce qu'il faut de violence, de sexe, d'humour parfois complètement absurde.

 

666. Bon, on va pas les faire tous. C'est donc mon nombre de message depuis la création du blog. Dois-je du coup sélection un best-of des meilleurs posts ? Moui non je sais pas. Je regarde le premier message du blog, qui était une sorte d'introduction (un post numéro 0 en fait), prélude probablement sans le savoir à ce voyage au long cours. Un truc court qui prévenait juste que les critiques étaient constamment ici dirigées par le coeur plus que par la raison. Je rebondis dans le temps sur un post de 2009 sur un détail terriblement Spielbergien, marrant. Un peu plus tôt en 2008, je rebondissais de verve aussi bien sur The altered states de Ken Russell que The wicker man de Tom Hardy. Plus loin je déclarais mon amour pour Kaïro ou la poésie des jeux vidéos...

Hum bon, ça fait un peu nostalgie tout ça, le temps qu'on ne voit pas passer, tout ça. Ah ben oui, probablement.

Ou pas.

Juste la symbolique, tout ça c'est dans ma tête. Ah ben oui, aussi.

666 messages.... Et la vie continue. Ne croyez pas les oiseaux de mauvais augure, la fin du monde n'est pas encore pour maintenant. Du moins pas sur ce blog.