capitaine dent de sable poster

 

Cette année, le Capitaine Dent de Sabre doit choisir un nouveau moussaillon. Pinky, un jeune garçon de 11 ans, rêve d’être l’heureux élu même si le fait qu’il ne sache pas nager n’en fait pas le candidat idéal. Mais Pinky réussit à gagner sa place à bord, lorsqu’il empêche des pirates rivaux de s’emparer du « Dark Lady », le légendaire navire de Dent de Sabre. Avec sa meilleure amie Raven, ils embarquent alors avec les plus extravagants pirates des 7 mers à la recherche du trésor de Lama Rama.

 

Régulièrement j'aime bien me regarder un film familial, une petite bricole pour les kids sans aucun cynisme (ni du film ni de moi). Il n'y a aucune volonté de chercher à retomber en enfance, j'ai déjà gardé une bonne part de l'enfance en moi, elle m'aide dans mon imagination quand je dessine plein de choses. C'est juste, tout bêtement pour se faire plaisir devant une oeuvre simple (mais pas forcément simpliste attention) et tranquille qui peut s'avérer comme une bonne transposition de ces récits et bouquins qu'on lisait gosses dans les J'aime lire et autres Je bouquine (ça existe encore ça d'ailleurs ?). A nouveau comme pour Vic le viking récemment, je chronique quelque chose qui nous vient d'une oeuvre pré-existante, sauf qu'ici, autant je connaissais le petit viking légendaire, autant là, le capitaine dent de sabre et ses hardi matelots me sont des plus inconnus.

 

sab 3

 

 

Et pour cause, le livre pour enfants de Terje Formoe n'est jamais venu jusqu'à nous. Tandis qu'en Scandinavie, ou du moins en Norvège, il semble avoir eu un petit succès, déclenchant quelques produits dérivés comme un livre de coloriage ou un film d'animation (2003). Ce sont les hasards curieux de la distribution, que voulez-vous. A l'instar chez un autre éditeur (car ici, les aventures de Pinky et du capitaine sont éditées par Metropolitan filmexport depuis le 18 novembre) d'une certaine poudre à prouts du professeur Séraphin, tiré d'un roman de Jo Nesbø (qui n'écrit donc pas que des thrillers pour adultes). Le rapport de flatulence avec cet autre film pour enfant (succès dans son pays. On peut dire que pour eux, ça gaze) ? Un même ton léger, très léger que seuls certaines comédies américaines exploitent également, dans un versant plus scatologique toutefois. Cela dit, à part un gag à base de pet au début, Capitaine dent de sabre se focalise heureusement sur une histoire un peu plus relevée et nettement moins pétaradante.

 

Pia Tjelta i Kaptein Sabeltann og skatten i Lama Rama

 

 

Certes, on échappe pas à certaines fautes de goût que les plus petits, moins touchés par notre besoin de tout moraliser et coller une éthiquette respectable, n'auront que faire (comme de leur premier brocoli, heureusement vite oublié si l'on se réfère à une scène culte de Vice-versa). En se mettant à leur point de vue, on oubliera donc le personnage gênant du roi dans le film, grande fofolle gesticulante qui reprend à son compte tous les clichés sur l'homosexualité sans jamais le dire ouvertement (je pense que les gamins s'en foutent un peu contrairement à nous), ou la fin où pointe un message plein de bons sentiments vu qu'on aura eu notre part d'aventure avec des pirates de cartoons, certes pas au même niveau que ceux des caraïbes (coucou Johnny depp) mais quand même doté d'une bonne tranche de sympathie. Et puis la photographie, les costumes et décors sont relativement soignés en plus dans cette production enfantine. Cela flatte agréablement l'oeil, de quoi être fidèle à l'oeuvre de base tout en ayant la volonté agréable de faire rêver un peu nos mioches à l'instar des productions qu'on a pu avoir gosses.

 

Au final du côté des films sur la piraterie, Capitaine dent de sabre - le trésor de Lama Rama, ne vous marquera probablement pas. Cela dit, pour peu qu'on se replace dans la tête d'un enfant et se laisse porter par l'aventure proposée, cette dernière s'avère néanmoins sympathique et vos chères têtes blondes passeront probablement un bon moment.