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Chroniques visuelles
31 mars 2016

Les Hallucinations collectives 2016 du Nio (2)

 

hallu6 Vendredi 25 mars, on reprend le chemin du Comoedia qui diffuse toutes ces merveilles. Avec à nouveau un Jess Franco, Crimes dans l'extase (1971), dominé (porté littéralement ?) par une Soledad Miranda formidable. Cette fois, je marche bien dedans, c'est probablement le charme de Soledad, petite comète du cinéma qui disparaît rapidement à 27 ans dans un accident de la route en 1970. Quand donc, jusqu'en 1973, une poignée de films avec elle (et tous en majorité par le stakhanoviste Franco dont Vampiros Lesbos) sort plus ou moins en salles, c'est déjà à titre posthume. Un peu comme si Jess essayait une dernière fois de la ramener à la vie par la magie de la pellicule. Ce qui marche en quelque sorte tellement la comédienne se donne à fond et happe le spectateur qui n'en demandait pas tant. Le reste du casting est composé d'habitués de Franco comme Ewa Strömberg ou Howard Vernon qui sont là comme ça parce que leur vieux pote Jess leur a demandé. Il y a aussi un certain Horst Tappert dans le rôle de l'inspecteur. Oui, oui Derrick. Un peu plus jeune (c'est relatif attention, même si là il lui reste encore plein de cheveux, déjà des poils blancs apparaissent. Voilà si vous vous demandiez si Derrick a été jeune un jour, vous avez un semblant de réponse). Franco emballe ça tranquillement bien pépère, certaines choses sont quand même particulièrement grosses (étouffer quelqu'un avec un coussin gonflable... Disons qu'il ne faut pas avoir peur du ridicule) mais bon, il y a une ambiance, c'est soigné, les cadres et la musique fonctionnent, et puis il y a Soledad.... Ahhhh Soledad. *esquisse un petit coeur en joignant les mains*

 

 

hallu7 

Les créatures fantastiques n’ont jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui, comme le prouvent les triomphes d’Avatar, Jurassic World, La Planète des singes ou Star Wars. Depuis les prémices du 7e art jusqu’aux dernières révolutions numériques, ce documentaire explore plus d’un siècle d’expérimentations dans le domaine des effets spéciaux, mettant ainsi en lumière, aux côtés des monstres les plus célèbres, la personnalité de leurs créateurs, véritables héritiers du Docteur Frankenstein. Le film célèbre un art unique, fragilisé par l’envol des nouvelles technologies numériques.

 

Puis Le complexe de Frankenstein de Alexandre Ponset et Gilles Penso. L'un de Mad movies, l'autre de l'écran fantastique si je ne m'abuse. Je ne saurais dire qui ponce et qui pense dans ce travail à quatre main issu à la base de chutes provenant de leur précédent documentaire concernant Ray Harryhausen (*prix 2016 de la blague la plus pouët-pouët*). Par contre c'est évidemment assez passionnant sans être parfait, les auteurs partent du principe que leur documentaire s'adresse en priorité aux cinéphiles et orientent leurs sujets (interviews et thèmes : prothèses de maquillages, animatroniques, images de synthèses) en fonction là où une approche historique en plus (Méliés ? A part pour une minute, on connaît pas) aurait été plus que bienvenue. Et évidemment quand on titille le fan, on a envie de voir un passage ou une photo du film ou des effets en cours de réalisation parfois plutôt qu'on nous en parle comme ça et qu'on passe à autre chose (tu veux revoir la séquence la plus fabuleuse de T2 avec le T1000 qui passe à travers le damier puis plus tard une grille ? Loupé ! Tout comme la transformation en loup garou dans le fameux film de John Landis). Cela dit c'est un peu du chipotage mais quand même, quitte à faire un truc pour le cinéphile mordu d'horreur et de SF, eh bien autant y aller à fond dans ce cas.

 

 

 

hallu8 Soirée Animokatak : Deux films de prévu avec des bestioles qui en font voir de belles à l'Homme. Entre les deux films, ou plutôt à chaque fois avant, deux court-métrages signés du même réalisateur, Nash Edgerton (qui joue aussi l'acteur principal). Leur point commun ? Que ce soit dans Spider ou Bear (hé pssst, du lien bonux en cadeau hoho), on retrouve Jack, un petit plaisantin qui ne sait pas que "les blagues les plus courtes sont les meilleures". Effectivement. J'ai ri comme une baleine sur le premier...

 

 

 

hallu10

 

Un soir, dans une maison isolée au milieu du désert australien, un vieil homme, Jake Cullen, et son petit-fils Scotty sont attaqués par un sanglier monstrueux. L'enfant disparaît et le grand-père, amputé d'une jambe, est un moment accusé du meurtre. Deux ans plus tard, Beth Winters, journaliste américaine, débarque dans la région pour enquêter sur un massacre de kangourous...

 

Tout comme Miracle Mile, je rêvais de le voir ce fameux Razorback depuis un bon moment. Je ne cache pas que la surprise fut ici moins forte (le film a par moment vieilli et l'approche parfois trop axée clip de Russell Mulcahy dont c'est ici le premier film, n'aide pas toujours) mais la séance fut fort sympathique n'en doutons pas. Les grandes plaines de l'Outback australien filmées en cinemascope avec une photographie magnifique et souvent hallucinée de Dean Semler, ça a quand même de la gueule. La séquence onirique au milieu du film, rajoutée au dernier moment est même l'un des passages les plus curieusement réussis là où les comédiens sont parfois à la ramasse. Cela dit Russell est un malin et a bien retenu les leçons de tonton Spielby : et comme un certain requin, ne montre pratiquement jamais son phacochère diabolique. L'ensemble reste une sympathique série B des années 80.

 

 

hallu9 Bear ? Voir plus haut. Voir même la vidéo n lien, si, si.

 

 

 

hallu11 Je ne reviendrais pas sur Phase IV, pour moi film mythique (et comme on le sait, unique long-métrage de son auteur, Saul Bass. Il semble toutefois que même les courts du bonhomme soient aussi fascinants et à voir. Je pense à Quest, inspiré d'une nouvelle du grand Ray Bradbury), toujours aussi incroyable. Ce qui faisait ici plus que plaisir, c'était la redécouverte presque totale du film à travers une copie 35mm neuve et des sous-titres français (pendant longtemps j'ai vu le film sans sous-titres). Et c'est toujours aussi bigger-than-life : la musique mélancolique et expérimentale de Brian Gascoigne, David Vorhaus et Stomu Yamashta, les plans macro hallucinants de Ken Middleham, le propos SF subtil de Bass et Mayo Simon... Un bonheur, un Graal.

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Commentaires
N
En effet, ça a un peu vieilli. Enfin pas le film dans son ensemble je trouve, plutôt des effets visuels issus du monde du clip, le reste demeure assez fascinant. Et Phase IV, j'adore !
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A
Quel chance tu as eu de revoir PHASE IV sur grand écran ! Bien d'accord avec toi, c'est un film culte !… Pour RAZORBACK, je l'avais vu à sa sortie. J'avais bien aimé à l'époque et, comme tu le rappelles, le parallèle avec JAWS était évident. Pas revu depuis… Le film a du vieillir. Comme HIGHLANDER du même Mulcahy d'ailleurs…
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P
Derrick a été presque jeune ! Ça me fait peur :D L'affiche est d'un kitsch, ça pique les yeux. Mais je sens que tu es tombée amoureux de Soledad Miranda, ce qui m'étonne parce qu'elle était largement majeure (*fuis à toute vitesse*).<br /> <br /> Je garde les liens pour voir les films plus tard, merci beaucoup pour ces bonus :D
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