Il y a des périodes actives et d'autres plus inactives de même que dans une vie, il y a des hauts et des bas. Tout comme j'ai été peu présent en avril, j'ai été peu présent en ces lieux ces dernières semaines. Aussi si j'écris ce post c'est un peu pour vous rassurer, vous, les quelques lecteurs qui me suivaient un peu (beaucoup, passionnément ?). Il y a plusieurs raisons, vous devez les connaître maintenant depuis le temps mais je peux peut-être les rappeler comme ça pour le coup.

 

Principalement, le manque de temps, ensuite des bas dans ma vie (nobody's perfect isn't ?). Enfin à cette période, on y ajoute mon allergie qui s'étend sur 2 mois et demi, voire trois parfois. Cette dernière m'épuise pas mal et connaît aussi bien des moments calmes et apaisés que d'autres, plus implacables (et sur lesquels il peut m'arriver de geindre et me plaindre, beh oui). Ces derniers jours en font partie : imaginez que vous éternuez violemment sans vous arrêter et qu'à cause de ça, les fois où vous ne vous mouchez pas, votre nez est un réservoir continuel de morve, à tel point que vous vous demandez régulièrement si l'on a pas ouvert un portail spatio-temporel continuel pour vous autres, contaminés de l'allergie, et où des forces obscures, des grands Anciens ouvrent continuellement les vannes pour que chaque jour, vos vies soient un enfer perpétuel. A ce stade, nous autres entubés allergiques, il est clair que nous avons un abonnement plus que gratuit, hélas.

 

 

nez

Bon, où est le portail dimensionnel qui est implanté dans notre nez à nous autres pauvres allergiques chroniques ?

 

Conséquences collatérales à ajouter des éternuements à la douzaine + inondations nasales, la gorge prise (oui parce qu'un éternuement dont la vitesse est généralement de 400 à 700 km/h, vous vous doutez bien de la puissance) qui râcle dans la douleur... laquelle amène des toux casse-couilles et qui s'arrêtent difficilement là aussi et enfin des maux de crâne qui persistent, à force de vous moucher (mais aussi la chaleur, le fait de rester toute la journée devant un écran, etc). Enfin, je ne dors quasiment pas ou très mal. Bref, toutes les conditions étaient réunies pour que je devienne un zombie ! Graouuuuur. Dernier point, de la fièvre pendant quelques jours qui m'a rendu complètement halluciné. Cela c'était le point allergie.

 

Côté temps, même si j'en manque je suis reconnaissant de ne pas être particulièrement un drogué du net.

Je suis sur les réseaux sociaux mais je n'en abuse plus autant qu'à une époque. Et puis mon blog est très libre, je ne me sens nullement asujetti au besoin de rendement presque quotidien qui consume pas mal de blogueurs pour la raison simple  que je ne me sens aucune obligation vis à vis de mes lecteurs ou de mon blog. Vous devez me regarder avec de gros yeux et penser "quel égoïste ce mec !", houla pas si vite. Quand je dis ça c'est plus en terme de productivité associée au nombre de vues et au fait que dorénavant si vous tenez un blog régulièrement et que vous avez un certain nombre de vues, vous avez donc un lectorat assez important qui fait que vous ne voulez pas perdre vos lecteurs et donc que vous vous enchaînez dans un cercle vicieux. Je n'ai pas de lecteurs pour ma part, j'ai des fidèles. La nuance est de taille et elle me rend, de fait, plus libre. C'est vous qui me lisez et me postez parfois un commentaire. Vous n'êtes pas nombreux mais vous repassez ici de temps en temps parce que vous savez que parfois c'est éclairé et que Tonton Nio a préparé un bon potage de lecture. Et donc merci à vous. Je ne le dis jamais assez alors je le redis de tout coeur, merci d'être là pour moi. C'est bête, c'est minime, mais un commentaire, voire un passage, c'est comme un coucou, quelque part ça montre qu'on tient à vous (même les commentaires odieux oui d'une certaine manière mais vous ne vous abaissez pas à cela chers fidèles adorés).

 

Bon il y aussi des choses qui nous touchent et nous miment le moral qui font que, ben on a pas envie de bloguer. Des choses persos, voire le climat social en France. Tiens oui parlons-en. Ce blog n'a pas vocation à basculer politique mais il me semble impossible de passer sous silence ce qu'il se passe dans le monde mais surtout chez nous.

 

sosbonheur01r

Contrairement aux apparences, ceci n'est pas l'illustration d'une casseuse en manif. Beware les terribles médias.

 

Je ferais court, ce qui se passe en France est des plus flippants. Le gouvernement me fait flipper. Son manque de compréhension des revendications récentes couplé à sa soumission aux préoccupations économiques mondiales évidentes au mépris de tout individu (et pas que de classe hélas) est terrible. Triste et terrible. Le pire c'est que tout ça avait déjà presque été annoncé par une géniale BD de Van Hamme et Griffo (dont je reposte ici une des couvertures), S.O.S Bonheur qui, sous couvert de science-fiction... ou plutôt de politique-fiction, annonçait clairement la couleur. C'était paru dans les années 80. En avance. Mais révolutionnaire. Et très inquiétant malgré l'aspect fiction. Et on est maintenant là. Croyez moi, c'est d'autant plus triste et terrifiant de voir en filigranne dans tout ça le contour de l'extrême droite qui n'en finit plus de se taper les mains de bonheur et rôder depuis plusieurs décennies qui va fatalement être la sélection finale en réponse à la bêtise de plusieurs gouvernements d'un parti ou de l'autre.

 

 

Vous pensez que j'en fais trop ? C'est probable. Mais en arriver à ce constat me désole encore plus. C'est maintenant qu'il faut faire quelque chose. Or on ne fait rien. On réprime au contraire au lieu d'écouter, au lieu de parler, au lieu de donner la parole et de montrer toute la difficulté mais aussi toute la beauté de ce qui nous réunit tous : le dialogue. L'an prochain, on aura pas assez de non-votes, ni même de votes blancs. On blâmera alors le peuple à nouveau dans de savantes considérations qui font qu'il ne sait pas voter, qu'il ne sait même clairement pas ce qu'il fait. Nous passerons pour des moutons oh que oui, bêtes que nous sommes, beeeeh. Mais en revanche, on sera tous d'accord pour dire qu'on l'aura dans l'os. Et ça on ne pourra pas dire qu'on ne le voyait pas arriver depuis le temps.