Chroniques visuelles

Chroniques de dvd, films et autres...

lundi 12 juin 2006

Jin-roh

jinrohhhhh
Jaquette version collector.

http://www.dvdfr.com/images/dvd/cover_200x280/2/2292.jpg
Jaquette version simple, plus belle mais dvd truffé de bugs...

Au moment où il tourne Ghost in the shell, Mamoru Oshii décide d'adapter un de ses mangas (Kerberos Panzer cops - 1988) en animé (il avait déjà tourné des version "live" de l'univers de Jin Roh à travers les films "lunettes rouges" (1986), "Straydogs panzer cops" (1991)), mais trop occupé sur Ghost in the shell, il délégue la réalisation a son second, Okiura tout en écrivant quand même le scénario de Jin Roh et, le surveillant, assurant la production (il sera aussi concepteur et producteur pour la superbe oav "Blood the last vampire").


Japon d'après la seconde guerre mondiale. A Tokyo, à l'issue de graves problèmes sociaux s'instaure lentement une dictature et les partis de résistance et d'opposition quand ils ne disparaissent pas sont supprimés. Le gouvernement, outre d'utiliser la police et l'armée, a crée la POSEM, une milice lourdement chargée et limite blindée, utilisant un matériel technique avancé et agissant exclusivement dans la métropole de Tokyo.

En ces temps troubles, un seul parti, presque secret de résistance existe désormais et se fait appeler "la secte"...


Fuse est membre de l'unite Panzer, une division surarmée de la POSEM.

Entraîné à devenir une véritable machine à tuer, Fuse se retrouve cependant incapable de faire feu sur une fillette de La Secte porteuse d'une bombe...

http://mangagate.nuxit.net/manga/51/image/29_35_jin-roh.jpg
Bordel on dirait une photo...

Ce qui surprend en premier lieu c'est la qualité incroyable des images d'un Japon reconstitué années 50. Décors ultraréalistes et personnages plus humains que "mangatesques", pas de doute, on est dans l'univers perfectionniste de Mamoru Oshii, le génial réalisateur de Ghost in the shell et Innocence.


Ensuite la musique. Eh bien, sublime comme d'habitude chez le monsieur, mais ici point de Kenji Kawai, sans doute trop occupé sur le projet Ghost in the shell et c'est un certain Hajime Mizoguchi qui s'en charge, avec une incroyable aisance, respect ! D'autant plus qu'une certaine Yoko Kanno (va falloir que je fasse une compile Yoko Kanno pour le Ed, ça peut pas durer là...Et Kenji Kawai aussi) s'occupe de la partie piano.

http://mangagate.nuxit.net/manga/51/image/29_44_jin-roh.jpg

Le film entremêle 2 niveaux de lecture qui sont la fable (le petit chaperon rouge) et le drame policier à travers l' histoire de Fusé. Très vite on se rend compte que le jeune homme, très intériorisé, cherche dans un premier temps des réponses à ses propres questions, mais ensuite, se laisse entraîner, jusqu' au final, tout simplement clouant.


Mais on se rend compte que des préoccupations plus métaphysiques sont aussi abordées (comme dans presque tous les Mamoru Oshii, exception faites de Blood et Patlabor 1), telle la question de savoir si l'Homme est bien un animal où comme le cite le film, si sa peau d'homme n'est qu'un déguisement de plus pour sa nature de loup.


Au niveau de la fable, les références abondent jusque dans les citations du livre "Oh mère grand, comme vous avez de grandes mains" en passant par l'habillement des jeunes filles (en rouge, comme le petit chaperon rouge...Ces mêmes chaperons que "la secte" utilise pour poser des bombes) ou le clin d'oeil à Fusé, qui joue le rôle du "loup"...


On pourra aussi se poser la question de savoir si "La secte" prône réellement la liberté tant ses méthodes sont aussi cruelles et dangereuses que les soldats de la POSEM.

Il éxiste deux versions de ce DVD.

La simple d'abord, elle est en partie introuvable, car retirée du commerce à cause de ses nombreux bugs incompréhensibles : impossible de lire certains chapitres sur de nombreux lecteurs notamment les thompson, Pioneer et Philips sans compter que sur une play 2, ça morfle sévère. Ensuite pour certains chapitres, ça va sauter...

La collector, bourrée de bonus, jugez en...

* le dvd

* un second dvd truffé de bonus

* le cd audio de la B.O du film (sublime ost j'avoue)

* Un livret de 16 pages de notes


Le film y est proposé en 5.1 japonais et français mais aussi en DTS Japonais et Français. Le pied total quoi.

Le prix est aussi amplement justifié dans le fait que le film est non seulement un chef d'oeuvre mais que la qualité sonore et visuelle y est incroyable. Du sans faute.


Bref : un chef d'oeuvre à posséder d'urgence et pour continuer dans cet univers, deux liens :


* Sur You Tube, quand des ptits rigolos se propose de mettre Iron Maiden ou Lacuna Coil sur des extraits de Jin Roh. Sympathique :

http://www.youtube.com/results?search=Jin+roh&search_type=search_videos&search=Search

* Sur cette page, bien fournie en photos :

http://www.dan42.com/jinroh/f/images.html

Voilà ! Bon visionnage à tous !


Trailer de Jin-roh !


Posté par Nio Lynes à 12:19 - Animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 juin 2006

Last Exile

Depuis le temps que j' avais lu la sympathique chronique de DVDanime.net mais aussi lu un peu partout différentes critiques élogieuses, j' ai donc décidé de m'y mettre.

Quelques jours avant mon anniv', ma dulcinée m' offrit la série Last Exile, série que je convoitais il est vrai, fort avidement.

Avant de pousser plus loin, je précise que toutes les images (sauf celles des jaquettes que j'ai scannées ainsi que le fanart à la fin) proviennent de chez DVDanime. Merci donc à Algol et toute la rédaction qui ont bien voulu que je les prenne pour cette petite chronique.

Voilou.

On y va ?

Enclanchez vos vanships, vérifiez bien le niveau d' essence...C'est parti.

generique

(Extrait du générique de début)

Last Exile est une série qui a été crée pour fêter les 10 ans du studio Gonzo (Hellsing, Kiddy Grade...) et ça se voit. Budget débloqué : les 3/4 de la série sont réalisés en 3D. Seuls les personnages, quelques décors et objets sont réalisés en 2D. Les personnages sont d' ailleurs alléchants car bénéficiant du design de Murata Range qui avait déjà fait le design des personnages (et de leurs tenues !) sur Blue Submarine 6 (du même studio au passage...). Son trait, tout en rondeur et précision fait donc encore mouche une fois de plus (voir jaquettes des dvds 2 et 3 un peu plus loin).

alvis

Premier plan : Claus. Derrière : Alvis.

Au niveau de l' histoire, comme de la série dans son entier, on peut remarquer que les créateurs sont allés chercher très loin dans de nombreuses influences :...

  • Star Wars pour les petits vaisseaux rapides que sont les Vanships (avec notamment un plan pratiquement le même à quelques détails près sur la course de Tatooïne dans l' épisode 1 quand Sebulba éjecte un adversaire, que l' on retrouve dans l' épisode 3 de la série !) mais aussi ce qui maintient les cheveux d'Alvis, clin d'oeil à la coupe de la princesse Léïa.

  • Les jeux vidéos avec notamment des plans, des séquences, des vaisseaux de combats dignes de Skies of Arcadia (sur Dreamcast et Gamecube) et d' une musique qui s' apparente dans bien des moments d' ailleurs à celle, formidable à la base en plus, de Skies of Arcadia. Puis les combats navaux commencent et là, plus de doute, on est dans Skies of Arcadia, et dieu que c'est bon ! (si, si...)... A propos de Skies of Arcadia, un excellent article plein de lyrisme à lire ici chez edwood.

  • L' Histoire avec un grand H, que ce soit pour l' écriture, souvent du Grec ou de l' anglais, ou les uniformes (Alex Row et son équipage ont des tenues ressemblant très fortement avec celles des officiers Allemends de la seconde guerre mondiale ! cf jaquette dvd 3) ou de multiples détails (Immelmann !) qui prennent toute leur importance au visionnage...

  • La tragédie, le jeu. L' histoire, pleine de chassés croisés (le scénario est digne de Frank Herbert --"DUNE"-- ou de l' écrivain Ayerdhal !) ne se dévoile que parcimonieusement pour aboutir à un théâtre des sentiments, des actions. Le jeu d' échecs (toutes les races du monde de Preston y jouent...) est d' ailleurs un indice flagrant : tous les personnages ne sont que des pions sur un échiquier diaboliquement prenant (il n'y a quasiment aucun temps mort dans la série. Le terme de drogue télévisuelle employé pour "24h chrono" ou "Twin Peaks" se vérifie bien ici....

  • Les transports. Ainsi par exemple les Vanships sont la fusion de bolides de courses avec des avions. A l' écrit, ça ne ressemble à rien. A l' écran c'est jouissif... :)

Mais même en tant que pions, personnages principaux et secondaires auront "leur scène" principale à un moment, ce qui leur donne d' autant plus d' âme. Oui on y croit. On croit à l' Exile et au grand courant. On croie en Lavie et Claus.

jakettatia

(Jaquette issue du coffret 1, dvd 2 : Tatiana)

Mais on pourra encore disserter longtemps sur la richesse et toutes les potentialitées et hypothèses issues de la série... Ainsi par exemple, on remarque qu' un épisode dure en moyenne 20 mn. C' est aussi ironiquement le temps de mission et d' autonomie dont dispose un chasseur-étoile de La Guilde. Strange hein ? On pensera aussi l' espace d' un instant à Evangelion (le cable coupé, l' eva a aussi très peu d' autonomie...), même si ici, point de Shinji Ikari torturé en vadrouille et seul un personnage pourrait en ressembler à un autre (Dio de la guilde à un comportement assez proche du personnage du manga "Deeper samouraï Kyo", Yukimura. Si, ça saute aux yeux. Après quitte à savoir si c'est voulu, j' en doute... Quoique...) mais à part ça, tous disposent d' un caractère qui leur est propre, renforçant la cohésion de la série.

jacketalexx

(Jaquette du coffret 1, dvd 3 : Alex Row)

Avant que je raconte un petit peu l' histoire, histoire (mwarf...) de vous allécher plus, je vais passer sur les défauts de la série, mais ça va être rapide, elle n' en a aucun.

Oui, vous avez bien entendus, pas de défauts. Et si il y en a, c'est plus dû à une erreur de l' éditeur (Déclic Image qui pourtant fait du bon boulot). Ainsi, même si on va pas chipoter, on remarque un léger blanc sur les sous titres lors de l' épisode 7 "interesting Claus" lors d' une des scènes où Dio et Lucciola jouent aux échecs. Pas très embêtant, mais un peu gênant. Plus problématique est cette accélération puis courte disparition des sous-titres lors de l' épisode 20 (ou 21 ?) à un moment des plus cruciaux, quand Delfeene parle avec Dio et Claus sur le Silverna.

A part ses quelques petits problèmes, c'est du tout bon.

clauslavie

Lavie et Claus

Dans le monde de Preston, 2 nations se font la guerre : Anatorey et Dithis. Celle-ci se caractérise sous d' immenses joutes de vaisseaux navaux dans les airs, le tout arbitré (orchestré ?) par une 3 e puissance, à la technologie plus que supérieure : La Guilde. En allant porter une lettre au commandant de la flotte d' Anatorey, Claus et Lavie, deux jeunes pilotes de Vanships (petit avion biplace très rapide souvent utilisé pour les petites livraisons et necessitant un pilote et un navigateur) vont se retrouver dans un engrenage qui va rapidement changer le destin de ce monde et modifier leurs vies...

dio

(Dio Eraclea, de La Guilde, frère de celle qui règne sur celle-ci et par conséquent ce monde : Maestro Delfeene...)

exile

Claus et Lavie dans un vanship..

Liste des épisodes...

  • 1/ First move

  • 2/ Luft Vanship

  • 3/ Transpose

  • 4/ Zugzwang

  • 5/ Positional play

  • 6/ Arbiter Attack

  • 7/ Interesting Claus...

  • 8/ Takeback

  • 9/ Calculate Alex

  • 10/ Swindle

  • 11/ Develop

  • 12/ Discovered attack

  • 13/ Isolated pawn

  • 14/ Etude Lavie

  • 15/ Fairy chess

  • 16/ Breakthrough

  • 17/ Making material

  • 18/ Promotion Sophia

  • 19/ Silician defence

  • 20/ Grand Stream

  • 21/ Rook Dio

  • 22/ Queen Delfeene

  • 23/ Castling Lucciola

  • 24/ Sealed move

  • 25/ Quiet move

  • 26/ Resign

flotte_guilde

(La flotte de Delfeene)

vanship_tatiana

(le Vanship rouge de Tatiana)

Plus la série se déroule et avance, plus les clefs sont données, plus l' action prend de la vigueur, moins on a envie de la quitter. La série, outre ses batailles navales, se permet aussi certaines audaces à la fois graphiques et visuelles sur le fil et pourtant, on y croit, et même on en redemande, en témoigne cette séquence formidable où Lucciola combat façon danseuse d' opéra pour sa vie et celle de Dio dans l' épisode 23. C' est beau, on en veut plus.

La série finie, on est déçu : on ne voulait pas la quitter, on y était formidablement bien. Tout le reste en comparaison nous semble alors fade...

Celà faisait longtemps que je n' avais plus connu une drogue visuelle aussi puissante. Et maintenant, pour moi, le sevrage est dur. Mais pour vous qui lisez ces lignes, regardez juste quelques épisodes de la série (qui commence véritablement dès l' épisode 3 on peut dire...) et tombez sous le charme. Inutile d' y résister. Suivant une certaine dose, vous devenez accros.

guilde

Hopla, un aperçu de la technologie de La Guilde.

maestro_delfeene

Maestro Delfeene...

La série est éditée par Déclic Images (en zone 2), qui la vend en 2 coffrets regroupant eux mêmes 3 dvd chacun. Le premier coffret va donc des épisodes 1 à 13, le second, du 14 au dernier épisode. Sur chaque dvd, pas vraiment de bonus, juste une bande annonce, qui s' avère a chaque fois différente d' ailleurs. Les épisodes sont en VO sous titré français et le son, même en stéréo 2.0 atteint parfois de bons niveaux.

Voilà.

Je me suis emporté, j' espère vous avoir pris aussi au passage dans mes ailes et là, il est temps de nous quitter.

Au revoir Preston.

Je termine sur un petit fanart, réalisé par une amie, issu de mon carnet de dessins persos. ^_^

lavieaude

See you !

Posté par Nio Lynes à 19:52 - Animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Millenium Actress

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Comment évoquer un amour s' étirant sur toute une vie ? Une vie entière consacré à l' être aimé alors que celui ci disparaît de votre vie après une simple rencontre ? Bien sûr, vous espérez le revoir le temps passant... Mais après plusieurs années le doute commence à s'installer sérieusement en vous... Et si il était mort ?...

Millenium Actress de Satoshi Kon est une ode poignante et déchirante à l' amour ainsi qu'un hommage fabuleux à plus de 40 ans de cinéma japonais, à travers le destin d' une actrice de cinéma, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, qui brusquement, stoppera sa carrière au début des années 70...

Pour quelle raison...?

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Après de longues recherches, un producteur de cinéma et son caméraman retrouvent la trace d'une ancienne star de cinéma, vivant depuis plus de 30 ans en recluse. En effet, Chiyoko stoppa brusquement sa carrière pour disparaître et vivre une retraite paisible jusqu' a aujourd' hui, où à 70 ans passés, elle reçoit la visite de ces deux hommes. Le producteur, un ancien fan lui remet à ce propos une étrange clé...

Tout comme l' excellent thriller Perfect Blue (son précédent et premier film), Millennium Actress a ce point commun fabuleux de mêler réalité et illusion. Dans Perfect Blue, l' héroïne Mima, voyait sous la contrainte de la fatigue et de la paranoïa envahissante ses hallucinations se mêler à la réalité. Dans Millennium Actress, Chiyoko en remontant dans ses souvenirs imbrique sa vie personnelle et celle professionnelle en une seule et même vie dont le flot continue, au seul but de retrouver l' être aimé, celui qui la motive à continuer de tourner mais aussi de vivre, car l' amour n' est il pas le moteur de nos vies ?

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Ce qui est fascinant c'est que la réalité (l'interview) se mêlange à la fiction cinématographique (les films de Chiyoko) et à la vie intime de l' héroïne avec une grande fluidité. Pas de montage hystérique, ni flashbacks avant-arrière comme ceux qui m' avaient énervés sur un (très) long dimanche de fiançailles. D' ailleurs le film comparé à ce dernier, ne perd pas de vue ses enjeux chronologique. Un long dimanche de fiançailles avait une écriture fractionnée en flashback avant/arrière, souvent suite à une découverte importante, un leitmotiv toujours différent qui relançait l' histoire --C'est le même genre de méthode qui est aussi utilisée sur le moyen Ghost of mars de John Carpenter aussi je précise--. Millennium Actress lui, suit le cours chronologique de Chiyoko au moment où elle raconte comment elle fut engagée sur son premier film jusqu' a la fin, sans qu' on ne soit balloté sur le navire tangeant qu' est le film. Les films se suivent et ne se ressemblent pas, seule reste la quête de Chiyoko pour cet homme inconnu qui lui a donné cette clé. Clé qui sera perdue pourtant dans le studio de cinéma et retrouvé par ce producteur...

cllleee

Et cette clé de nous interroger plus encore. Quelle est son rôle ? Est ce donc ce qui ouvrira plus encore les portes du coeur de Chiyoko ? Car notre jeune actrice, bousculée dans sa vie par l' artiste peintre qui lui a remis cette clé, sent monter en elle, un amour qui années après années, grandira de plus en plus en elle. L' amour fou. Et c' est en se rappellant son amour pour cet homme qu' elle trouvera sa force et son aisance dans son métier d' actrice. Et les années passant, on s' aperçoit qu' elle ne joue pas. Face à tous les acteurs, elle ne joue pas, elle ressent vraiment les situations, elle est en plein dedans. L' amour fou envers le cinéma (personnifié par abstraction comme remplacement psychologique de l' être qui lui est cher) dirigeant toute une vie.

Mais un jour, un matin, après un tremblement de terre sur le tournage d' un film de science fiction, elle laisse tout tomber et quitte les studios de cinéma pour ne plus jamais y revenir....

spaceuh

Millennium actress n' est pas un film facile. Il ne s' adresse pas à tous les publics. Si vous êtes quelqu'un d' ouvert, sensible un tant soi peu et que vous laissez parler votre coeur et vos émotions quand vous regardez un film, alors oui, ce film, ce chef d' oeuvre sensible à la fois gai et triste est fait pour vous. Il vaut bien tous les long dimanches que vous voudrez pour trembler, vibrer et pleurer, car il entrera en résonnance avec votre âme.

Je vois déjà des mauvaises langues dire "Oui mais c'est trop facile de démolir le film de Jeunet parce que tu ne l'as pas aimé, pas apprécié, que c' était sans doute pas pour toi etc" ou bien "comment peut tu apprécier un film d' animation un  vulgaire manga japonais à un chef d' oeuvre comme celui de Jeunet ?". Bon là, pour ceux qui penseraient ça (si si fidèles lecteurs, ça existe ce genre de personnes...), là c'est vous qui êtes un peu de mauvaise foi. D' abord c'est de l' euphémisme débilitant de dire manga japonais. On sait que c'est japonais comme le manwha est coréen, comme le comics est essentiellement en grande partie américain. Ensuite, manga c'est sur papier, donc on dira plus film d' animation pour les 12 images par secondes (contre 24 pour l'Amérique et l' Europe). Et puis non, je n' ai pas totalement détesté le film de Jeunet. J' ai bien aimé plutôt mais de nombreux défauts l' entachent à mes yeux notamment le fait que de nombreux personnages sont creux et sans saveur. Dans une fresque (bourrées justement de personnages en tout genres) de presque trois heures, on le sent lentement monter l'ennui...

Et sinon, même après un second visionnage, le film ne tient pas la route. Beau film mais pas un chef d' oeuvre. Moins prenant aux tripes que le livre d'où il est tiré (que je recommande plus que le film c'est dire...), on se désole en se disant que c'est quand même un bien beau film sur la quête de l' être aimé disparu, mais comparé au joyau qu'est Millennium Actress, Jeunet repassera...

Ma compagne vous aurait dit que je suis facile à verser dans la petite larme et Millenium Actress m'a touché à ce niveau.

Il n' en faut pas plus aussi pour que ce soit vous qui soyez touchés. Ouvrez vous au destin de Chiyoko pour ne plus en revenir.

Chef d' oeuvre et prix de l' animation amplement mérité...

Posté par Nio Lynes à 01:40 - Animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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