samedi 17 février 2007
EUREKA
A Kyushu, au sud-ouest de l'archipel japonais, un matin de chaleur estivale... Une sanglante prise d'otages dans un bus municipal épargne le chauffeur, Makoto une écolière, Kozue, et son frère aîné, Naoki. Traumatisé, Makoto disparaît. Les deux enfants s'enferment dans le silence. Les voilà seuls dans la maison familiale...
- Selection officielle - Festival de Cannes 2000 - Prix de la critique internationale.

Eureka est destabilisant a plus d'un titre. D'abord parce qu'il joue sur la durée dans un paysage cinématographique qui ne prend plus le temps de respirer et s'adresse de plus en plus aux teenagers : le film dure 3 h 37 (soit un peu plus encore que le dernier Lynch en salles, autant dire que vous avez intérêt a être bien installés et n'espérez pas une pause pour changer le dvd comme pour les versions longues du seigneur de l'anneaux, ici tout tient remarquablement sur un seul dvd).
Ensuite du fait justement de sa durée mais aussi de son histoire (ne comptez pas avoir plus d'action que ce qui est raconté dans le résumé au passage, ce seront pratiquement les seules séquences d'action --bref 10 minutes a peine-- sur toute les 3 heures...), le film instaure un rythme lent qui progresse au rythme des changements presques infimes opérés dans la psychée de nos "survivants".

Des survivants, nos personnages le sont. On ne sort pas indemme d'un tel acte, et il faut du temps pour guérir. Un temps à l'image de celui du film, où nos personnages qu'on pourrait croire autistes a tout ce qui les entoure (seul le chauffeur du bus parle, les deux autres enfants ne parlant pratiquement pas, sauf, la jeune fille dans les dernières minutes troublantes du métrage), reconstruisent minutieusement leur univers mais aussi leur rapport au monde qui les entoure, le film posant timidement des questions que seul le spectateur pleinement investi dans un tel acte (il faut du courage pour regarder ce genre de film, je le dis sincèrement. Ce genre de film ne court pas les grandes surfaces avouons le...) peut comprendre, et se poser a son tour, faisant par là-même intervenir sa propre expérience personnelle.

J'ai dit "film destabilisant" plus haut et je dois aussi préciser au regard des photos...Oui tout le film est dans un noir et blanc aux fines couleurs sépia. Oui tout le film est presque muet et certes il y a des dialogues (surtout le "cousin" des deux enfants qui parle) mais au délà, il y a des cadrages, de longs plans, des travellings lents et beaux où tout est fait pour nous donner a ressentir l'environnement, une manière de filmer donc sensiblement différente des canons actuels en vigueur mais pour peu que le spectateur un peu exigeant fait l'effort de rentrer dans ce film, il découvre des trésors de beauté et de douceur et une réflexion contemporaine toujours d'actualité et pour longtemps.
Un très beau film.
samedi 9 septembre 2006
Spider-man 2

* Interview du petit Nio, 10 ans *
....(...) Et Spider-man ben il est trrrrrrrrrrrrrrrro fort. Et doc Octopuss, comment qu'il a trop la classe. Et Mary-Jane elle est tro belle, mé c'est pas juste parce qu'elle aime pas spider-man,enfin elle sait pas que c'est peter parker et tante May elle me rappelle ma mamie qu'est toute vieille et petite mé vachement sympa oué ! Et moi ossi j'oré bien aimé avoir 4 bras comme ça j'aurais pu embêté les copains a l'école hu hu (...).
* Interview de Nio, 23 ans, jeune cinéphile. *
(...) Franchement, c'est bien foutu les effets spéciaux, les quatres bras, l'articulation, et les scènes sont quand même anthologiques quoi. Parce que bon, dans le premier Spider-man, la scène finale avec le pont, là Sam Raimi il se faisait pas chier, il reprenait du Darkman mais bon c'était bien fait alors on râlait pas mais quand même, le bouffon vert avait moins de charisme que le doc Oc' c'est clair. Tandis que là, l'attaque de la banque, le combat sur le métro... Et puis on a son lot de révélations : Mary_Jane va savoir qui sait. Harry aussi hélas, mais bon... (...)
* Interview de Nio, 42 ans, père de famille. *
(...) Ma fille a bien aimé mais j'ai un peu hésité à lui montrer le film. Il y a quand même une scène forte qui pourrait choquer dans ce "blockbuster hollywoodien" auxquel je rajoute des guillemets, c'est le réveil du docteur Octavius sur la table d'opération. Voyez-vous, pendant un court moment, mr Raimi n'hésite pas à nous montrer la vision des 4 caméras que possèdent les bras. L'espace d'un instant, je me suis retrouvé 20 ans avant quand je voyais Evil Dead sur grand écran. Quel film, quel panard. Je suis content que mr Raimi donne un clin d'oeil autant aux cinéphiles qu'aux passionnés mais je me demande si ce n'est pas trop effrayant pour une gamine de 10 ans... (...)
* Interview de Nio, 67 ans *
(...) Moi tous ces machins qui explosent dans tous les sens et font du "boum boum", c'est pas trop ma tasse de thé mais mon ptit-fils qui aime bien ça a insisté pour que je le regarde avec lui et comme j'avais déjà auparavant vu le premier, ben je l'ai regardé, ouaip monsieur ! Et c'était drôle. On voit que le réalisateur aime bien ses personnages, le ptit jeune là, Tobey machin, l'es mignon en plus et bien il est bien maladroit, mais ça le rend bien plus humain et proche de nous que tous ces cinglés en costume plastique qui courent les rues et se prennent pour des chauves souris ou des super lapins ou je ne sais quoi (...)
Bref Spider-man 2, un film qui fait plaisir à toute la famille.![]()
dimanche 6 août 2006
Children of Dune

La jaquette américaine, pas franchement transcendante...
Children of Dune est la suite de la mini série sur l'univers de Dune. On reprend les mêmes acteurs (sauf Saskia Reeves qui ne pouvant rejouer le rôle de Dame Jessica est remplacée par Susan Sarandon --toujours aussi belle et ma foi, je ne vais pas m' en plaindre--) et on suit les bouquins à la lettre ou presque. Ces "enfants de Dune" sont en fait la réunion des deux livres retraçant la suite de la saga des Atréïdes sur Dune, "le messie de Dune" et "les enfants de Dune". L' un n'a qu' un seul épisode à lui (1h20 quand même soit un bon film) l' autre à les secondes et troisièmes parties (soit 3h10). Bref comme pour Dune, on a droit à 4h30 environ de programme avec un son parfait et une image sublime.

La couverture des "enfants de Dune" chez Pocket par Siudmak
Sauf qu' autant Dune était shakespearien dans son déroulement, chargé
de toute la tragédie antique de Paul Atréïdes menant ses fremens sur
les Harkonnens et l' empereur, tandis que cette "seconde saison" là, se
veut plus aventureuse, plus tournée vers le grand public et avec plus
d' action. Les effets spéciaux sont donc encore poussés plus loin (emmy
awards 2003 des meilleurs effets spéciaux !) pour montrer une Dune
devenue 12 ans après la prise de pouvoir de Paul, le nouveau carrefour
respecté de tout l' impérium.
On pourrait croire que comme dans toute
grande et belle histoire, tout se serait passé pour le mieux dans le
meilleur des mondes possibles mais voilà non. Paul, même Kwisach
Haderach (l' homme supérieur, qui avec ses visions peut tout voir mais je ne vais pas m'étendre là dessus, le mieux c'est encore de lire le livre, incroyable de richesse) n'a
pas su empêcher ce Djiad que les fremens allaient déclencher dans toute
la galaxie pendant 12 ans, propageant une foi fanatique en Muad' dib
(le nom frémen de Paul) et asservissant, neutralisant, des mondes entiers....
Paul qui
pendant 12 ans, a suivi le schéma de ses visions pour essayer de garder
le contrôle de la main mise sur l' épice et pourtant a vu la fin de l'
humanité à venir. 12 ans pendant lesquels Chani, la compagne de Paul
n'a pu enfanter, à cause d' un contraceptif donné par Irulan,
jalouse...
Et pendant ce temps, les ennemis des Atréïdes se
rassemblent, prêt à tenter quelque chose de définitif...

Paul, de plus en plus contrôlé par l' épice au lieu de la contrôler et qui signe lentement sa décrépitude...
Contrairement aux longueurs que l' on pouvait ressentir en voyant la
série de Dune, on ne s' ennuit plus une seconde ici. Bien sûr, pour le
fan de la série littéraire, quelques erreurs persistent....
Par exemple dans le
roman, Scytale du Bene Tleilax peut constamment changer de tête et d'
apparences, tel un caméléon. Pourquoi ne pas avoir fait un morphing à
la Stargate ici (d'autant plus que le budget le permettait aisément) ? Dans les "enfants de Dune", les jumeaux sont des
enfants de 9 ans, terriblement intelligents (adultes?) et douée des
mêmes dons qu' Alia --et même plus puissants qu' elle-- et ici ce sont
des adolescents d' une vingtaine d' années. Je suis un peu perplexe mais je comprends que placer des enfants acteurs serait plus dur à diriger que des adolescents...
M' enfin bon, mis à part ces quelques petits détails en exemple, non
initiés tout comme fans vont passer un sympathique moment... Et puis
bon quoi, flûte hein, on l'a la suite de Dune.
Y'aura t'il une suite de prévu ? L'adaptation de "l'empereur dieu de Dune" (considéré à juste titre comme l'un des meilleurs segments de la saga) ? On se plaît soudain à le rêver très fort...
mardi 18 juillet 2006
La Horde sauvage

1968, 1969.
Les années charnières où tout bascule : la musique, les conflits
sociaux (Viet-nam pour l'Amérique, Mai 68 pour la France), les films.
A cette époque, on a droit à une pléthore d'oeuvres plus ou moins brutales ou hors des sentiers battus qui viennent mettre en cause tout un pan du cinéma. 2001 l'odyssée de l'espace, Easy rider, La nuit des morts vivants... Sans oublier ce qu'on a appelé alors "la nouvelle vague", une foule de jeune cinéastes français plein d'idées et d'avenir qui allaient alors en remontrer à Hollywood (Truffaut, Godard, Louis Malle...), laquelle saura se souvenir d'eux (Spielberg et Lucas ne cachent pas leur admiration pour Truffaut et tonton Spielby l'invitera même en hommage à jouer le rôle d'un chercheur français dans le sous estimé "Rencontre du 3è type"...).
1969 c'est aussi l' année de sortie de "La horde Sauvage" (The wild Bunch).
On doit d'ailleurs à la fin des années 60, 2 maîtres qui vont largement donner un second souffle au western moribond et bien gentil alors du duo des deux John (John Ford, John Wayne -- lesquels ont quand même fait de sublimes films), ces maîtres, depuis largement reconnus sont Sergio Leone et Sam Peckinpah.
Du premier on retient la création d'un genre unique (le
"western-spaghetti") où il fut d'ailleurs le seul à exceller et créer
des perles (parce que bon, les Lucky Luke ou les Terence Hill hmmm
bon...
), du second on retient le côté cynique, amoral, désabusé à l'extrême et violent (voir chronique des "chiens de paille").
Et en 1969, sort "la horde sauvage", film de western qui ne plaira pas du tout au public américain (on s'en doute) vu qu'il n'y aura pas de méchants indiens à zigouiller mais plus un massacre poussé à l'absurde en plein territoire Mexicain.
l'histoire : Au sud du Texas, Pike Bishop et ses hommes
s'apprêtent à attaquer les bureaux de la compagnie de chemin de fer.
Mais Duke Thornton --son ancien ami-- et ses chasseurs de primes les
attendent au tournant. La prise de banque tourne court et le braquage
se transforme en massacre généralisé aussi bien chez les chasseurs de
primes que chez Pike ou les gens de la ville. Pike réussit à s'enfuir
avec le butin et 5 rescapés mais arrivés à leur point de cache, ils
s'aperçoivent qu'on les a dupés : l'or n'est qu'un tas de rondelles de
fer percées.
Pour Pike, plus d'alternative, il faut fuir le plus vite possible,
direction le seul étât où la loi n'osera guère les chercher : au
Mexique....
De son côté Duke, accusé du désastre à la banque se voit contraint de
poursuivre Pike afin de le tuer à moins de se retrouver au bout de la
corde.
On lui donne 40 jours sinon...
Et la poursuite s'engage...
On se souvient qu'a sa sortie ce film déclencha un tollé de réaction violentes.
"Pas d'espoir."
"Des acteurs vieillissants".
"Trop violent."
"Pas de femmes...Sauf des putes qui ne sont même pas des héroïnes."
Pourtant aujourd'hui le film est considéré à juste titre comme un
classique et Peckinpah sans le savoir avait beaucoup de courage dans
ses réalisations (en même temps le bonhomme était un putain de
personnage, les anecdotes ne manquent pas sur lui...) car avec ce film,
c'est tout l'Ouest américain qui est déboulonné au vitriol.
Oui le western c'est pas que les indiens méchants.
Oui le western c'est aussi des salauds impitoyables qui pourtant à leur
manière peuvent faire preuve d'humanité. Surtout quand ces salauds sont
assez âgés (William Holden qui interprète Pike) et qu'ils ont perdus
leurs illusions, un thème que Clint Eastwood reprendra dans son
excellent "Impitoyable" en 1994.
Et même dans ce film, les enfants sont innocents, ils sont même pointés
du doigts comme d'une rare cruauté (une première à ce moment, je ne
sais pas si on l'a déjà dit), et ce dès la scène d'ouverture,
incroyable métaphore de l'ensemble du film :
Alors que Pike et ses hommes arrivent en ville pour faire leur
braquage, on aperçoit des enfants jouant avec des insectes : en fait,
des scorpions attaqués par une multitude de fourmis que les enfants
excitent avec des branches de bois avant de mettre de la paille et
brûler le tout.
Les scorpions, ce ne sont que Pike et ses hommes.
Les fourmis, la multitude, tout l'Ouest américain ou plutôt les soldats à la fin du film.
Les brindilles qui brûlent ? L'embrasement final dans la violence.
Tout le film repose sur la comparaison entre un Ouest américain finissant et un nouvel Ouest américain qui ne veut plus des vieillards et des hors la loi. Pike et ses hommes doivent se réfugier au Mexique où même là, ils découvriront la modernité (la première automobile, la mitrailleuse) et dans un sursaut final, en feront leur dernier soubresaut (l'attaque de la garnison mexicaine où comment 4 hommes enragés et une mitraillette descendront en enfer en entraînant avec eux plus de 200 hommes. Les scorpions contre les fourmis on vous dit...).
‘J’ai fait ce film […] parce que j’étais très en colère contre toute
une mythologie hollywoodienne, contre une certaine manière de présenter
les hors-la-loi, les criminels, contre un romantisme de la violence […]
C’est un film sur la mauvaise conscience de l’Amérique’
Sam Peckinpah.
D'un point de vue technique.
* français 2.0 mono (d'assez bonne qualité quand même).
* Anglais 5.1 stéréo hallucinant.
* Italien 2.0 mono correct.
Présence de sous-titres : Français, Anglais, Italien, Russe,
Néerlandais, Arabe, Bulgare, Roumain, Hébreu + Anglais, Italien pour
les malentendants.
* DVD 1 : commentaire audio + bandes annonces de 6 autres films de Peckinpah notamment The getaway (le Guet-apens) avec Steeve Mc Queen.
* DVD 2 : en VOST :
* 3 documentaires assez importants (l'un fait 1h20, les autres une demi heure chacun)
* Les scènes coupées/alternatives.
D'un point de vue artistique :
Chef d'oeuvre contenant de nombreuses scènes d'anthologie (l'attaque du
train, l'attaque du début, le chariot dynamité et le gunfight final,
hallucinant).
Violent ? Oui, mais culte et toujours aussi incroyable.
Pour plus d'infos, le lien de dvdclassik (le dvd multizone) très riche et fourni : http://www.dvdclassik.com/Critiques/horde-sauvage-dvd.htm
lundi 5 juin 2006
Easy Rider

Il y a eu Fight club (roman et film), puis avant ça Trainspotting puis bien avant encore... Easy Rider. (*)
Easy Rider, c'est le contre-pied d'un état Américain qui va bientôt plonger. Porté aux nues par la contre culture populaire, des hippies aux motards (le film contribua grandement à populariser la moto et créa chez certain des vocations spéciales. Être Hell's angels par exemple...), le film de Hopper (jouant une sorte de Crosby dans le film, représentant le pessimisme, l' avenir et la fuite en avant par rapport à Fonda, "Captain America" rebelle et taciturne vivant l' instant présent) sorti en 69 est un parfait instantané documentaire (la mise en scène libre d'Hopper y doit beaucoup) d'un pays plongeant à la dérive (la fracture naissante entre l' état et les jeunes, les drogues douces et dures, la guerre du viet nam en toile de fond). C' est aussi le symbole douloureux (à ce sujet, la fin est incroyablement brutale) d' une Amérique hypocrite, chrétienne qui veut tenter de se montrer libre tout en étouffant ceux qui le sont réellement, les marginaux.
Partout où vont nos 2 motards, la bêtise humaine se met en travers de leur chemin. L' incompréhension, la violence, une tension soudaine qui râcle le fond du film pour exploser par moments fugaces avant de péter à la gueule du spectateur à la fin. Ajouter à celà que les acteurs fumaient vraiment de l' herbe sur le tournage (d' où une scène mythique où Nicholson --incroyable Jack-- arrive à dire son texte sur un étât paranoïaque --Chris Carter reprendra l' idée-- au courant de l' existence des extraterrestres tout en étant visiblement ailleurs.), que celui-ci était assez difficile (tensions, disputes entre les acteurs, drogue, alcool, vol des motos...), que les acteurs (plus ou moins professionnels) parfois ne jouaient pas mais vivaient carrément leur rôle et que le montage fut très dur, surtout quand on apprend que le film en entier durait près de 3h et fut réduit à un montage de 1 h 30.
Et bien près de 30 ans ont passés et ce film reste toujours autant incroyable. Un coup de poing et une ôde à la liberté.
Le documentaire accompagnant le dvd a la durée équivalente à un film (près d' une heure et quelques minutes) et restitue au mieux ce que fut le tournage éprouvant du film (avec musique de Bobby Krieger des Doors à l'appui !)...
Enfin comment parler d' Easy Rider sans ne pas mentionner sa B.O mythique ? Hopper l' avoue, il a sélectionné des chansons qu' ils écoutaient pendant le trajet. Des standards et des morceaux simples entendus à la radio ou choppés dans leurs vinyles et aussi incroyable que ça paraisse, la restitution musicale de l' époque se passe de commentaire. Musiques mythiques de Jimi Hendrix, les Byrds, Bob Dylan, Steppenwolf... Un régal quoi.
Ajoutez à celà que la V.O est en stéréo 5.1 (au contraire de la version française en mono erf) est vous obtenez un film indispensable (facile à aquérir à petit prix aussi puisque malgré mes moyens très restreints d' étudiant fauché, je l' ai eu à 5 euros alors bon)...
(*) D'ailleurs je sais pas pourquoi je compare, ça n' a rien à voir sauf vous faire baver d' envie et de plaisir...