Chroniques visuelles

Chroniques de dvd, films et autres...

dimanche 8 février 2009

Le Retour

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Adolescents turbulents dans une famille qui ne se compose que de la mère et la grand-mère, Andréï et Ivan n'ont jamais connu leur père. Pourtant, un jour, ce grand absent qui avait disparu pendant près de 12 ans, peu après la naissance d'Ivan (le cadet) réapparaît brusquement et se propose pour refaire connaissance et resserrer les liens disparus de les emmener faire une petite balade qui les conduira jusqu'a une île perdue au milieu d'un lac immense. Une simple partie de pêche "entres hommes". Pourtant, si Andréï accepte d'emblée cet inconnu, Ivan lui s'en méfie de plus en plus.....

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Une mère qui en rappelle une autre, celle du Miroir d'Andréï Tarkovski.

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Encore une certaine image Tarkovskienne qu'on jurerait issue de Andréï Roublev (les cendres juste avant les plans couleurs...).

Etrangement, dès le début, le cinéphile pourrait avoir une impression de déjà-vu, bien plus que le spectateur dit "normal". Il faut dire que le terrain est plus ou moins balisé d'une certaine manière. Les références au grand maître Andréï Tarkovski parsèment toute la première partie du film à tel point qu'on pourrait penser que celà puisse devenir un parcours imposé aux jeunes cinéastes de ce pays qui aimeraient faire un film pas particulièrement commercial (pour un film commercial, regardez "Nightwatch" de Bekmanbetov, vous comprendrez...). Ainsi, comme en clin d'oeil (pas spécialement gênant personnellement) au regretté cinéaste russe, le film d'Andréï Zviaguintsev reprend la figure maternelle presque telle qu'elle du Miroir. Les deux enfants portent l'un et l'autre des prénoms symboliques : Ivan pourrait provenir de l'enfance d'Ivan (1962), le premier film de Tarkovski (d'ailleurs ce Ivan là à le même caractère borné et têtu que celui de Tarkovski !) là où son grand frère Andréï reprendrait au second film du maître, Andréï Roublev (1966). Les coïncidences sont troublantes. Sans compter les mouvements de grue, menés de main de maître, un soin pictural époustouflant dans les cadrages et décors (vous allez voir que chaque capture d'écran prise devient de fait une véritable image "iconique". Terme qui d'ailleurs n'est pas innocent quand on connaît la beauté simple des icônes orthodoxes des peintures des églises russes ou byzantines) et un même rappel de l'Art (les enfants feuillètent une bible illustrée sous leur tante. Or les gravures et peintures ont un rôle omniprésent chez Tarkovski, qu'on se rappelle d'Alexandre feuilletant son livre d'anniversaire dans le Sacrifice (1985), Brueghel en tableau dans Solaris (1972).... littéralement transcendé en décor réels enneigés dans Le miroir (1974), sans oublier les 10 dernières minutes en couleurs d'Andréï Roublev dont le sujet principal est la question de l'Art dans un monde qui ne le mérite pas, un monde qui devient inhumain. La question de l'Art comme possible refuge de l'humanité est aussi au centre de Stalker (1979) au passage --dialogue entre les 3 protagonistes allongés sur la mousse et la terre. Art personnifié aussi par la présence de l'écrivain qui lui-même doute de ce qu'il fait...). Enfin la musique, un peu électronique, qui fait écho aux compositions d'Artméiev sur Solaris/Le Miroir/Stalker. Avouez donc que tout ça, c'est un peu fort.

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J'échange une grande partie de nos cinéastes tout mou pour des cinéastes comme ça si je le pouvais.

Pourtant ce balisage pour le cinéphile pur et dur vole en éclat par la suite, Zviaguintsev se concentrant sur le drame sourd qui lentement naît du rapport tendu entre Ivan et son père, Andréï ne bronchant pas à dire "papa" à l'inconnu. Et plus le film avance, plus il prend des allures de tragédies grecques où le réalisateur laisse, avec une sobriété exemplaire, le choix de l'interprétation au spectateur. D'autant plus que les indices sont minces voire inexistants. Du père, on ne saura donc rien. C'est un homme sans passé (qui n'a d'ailleurs pas d'humour comparé à celui d'Aki Kaurismaki), sans émotions. Une sorte de machine qui répond presqu'au tac-au-tac avec les enfants comme les autres. Presqu'aucun sursaut d'humanité ou si peu. Ses buts ? Nous ne le saurons jamais et l'on peut se demander, au vu de son flagrant manque de tact (aucun instinct paternel) pour blesser les autres si il cherche bien à se rapprocher de ses enfants (qui ne l'ont vu qu'auparavant sur une vieille photo en noir et blanc) ou bien à les utiliser : sur l'île, il laisse les enfants chercher du bois et en profite à un moment donné pour aller fouiner dans une vieille maison en ruine qu'on imagine de la seconde guerre mondiale. Il creuse pour déterrer une boîte. Et dedans, que peut-il y avoir ? Documents compromettants ? Dossiers secrets ? Reliques de la guerre ? Argent en petites coupures caché là par les nazis ? Le spectateur ne le saura jamais puisque ce n'est pas le sujet du film (relations père/fils et la question de la filiation).

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En face, Ivan, le plus jeune des deux frères. Ivan, de plus en plus révolté par ce père inhumain qui les a abandonnés et ne cherche même pas à les comprendre, ni même à s'excuser ou raconter ce qu'il a vécu. Le trio a beau pêcher, manger ensemble et faire des veillées au coin du feu, les rapports semblent de plus en plus distandus. Ivan a subi des brimades au début du film, on lui reproche son manque de courage, sa timidité, le fait qu'il ne va pas jusqu'au bout contrairement à la bande de copain avec qui Andréï traîne. C'est cette culpabilité et ce remords envers les autres qu'il voudrait bien dépasser afin de s'accepter lui-même. Mais ce père ne lui en laisse pas le temps. Il ne supporte pas les grimaces et plaintes d'Ivan et ne trouve que la punition pour le calmer au lieu d'ouvrir un quelconque dialogue. Si on ne dit pas "oui papa" au lieu d'un simple "oui", les menaces surviennent. Qu'on l'ouvre trop et le gamin se retrouve abandonné sur le bord de la route tout un après-midi sur un pont avec la pluie qui finit par tomber (photo au dessus). Dans cette logique qui tient de plus en plus à la survie avec un inconnu qui pourrait bien les détruire, Ivan commence à réflechir à un moyen de s'en sortir. Jusqu'au point limite d'explosion qui justifiera une nouvelle fois le titre.

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Les superbes photos (prises pendant tout le film par chacun des deux ados à tour de rôle --en plus de tenir un journal intime--) de la toute fin... (rassurez vous, ça ne dévoile pas ce qui se passe dans la dernière demi-heure du film)

Car le titre peut se comprendre de deux manières. C'est bien sûr le retour de ce père, mais aussi un autre retour à la fin du film, retour douloureux qui marque l'arrivée dans l'âge adulte de deux jeunes prématurément vieillis par ces "vacances". Un retour qui fait écho à une anecdote racontée par le réalisateur dans l'interview. Zviaguintsev avoue en effet, le scénario et le film fini être tombé sur une histoire de la mythologie grecque liée à Ulysse qui s'en rapproche diablement alors qu'ils (lui et les scénaristes) n'étaient au courant de rien et surtout pas de cette histoire (que je ne vous raconte pas non plus sous peine de trop en dire et rabaisser l'impact émotionnel de ce film sobre, posé mais puissant, rude et beau) !

Le film a obtenu --à juste titre-- le lion d'or de Venise en 2003. Et de mon point de vue, ce film est un joli miracle que je conseille à vous tous, amis cinéphiles de tous coins du woueb.

vendredi 20 juin 2008

Outch !

Perfection visuelle ?

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Perfection visuelle !

On a tendance à oublier que L'histoire sans fin, c'est quand même pas mal.

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samedi 31 mai 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal.

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"Raiders of the lost Ark" par John Williams à télécharger et écouter avec la chronique.

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Attention, cette chronique peut contenir des spoilers en plus d'être passablement subjective.


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Chose promise, chose due, même si je ne dispose plus d'autant de temps qu'avant, mais passons. Que ne ferait-on pour ses lecteurs chéris ? agnaaa

Dans le précedent message, j'avouai me faire l'avocat du Diable en tentant de défendre ce nouvel Indy en essayant malgré ma subjectivité de prendre un peu de recul. Avocat du diable (mais sans le balai dans le derrière de ce cher Keanu Reeves dans le film où il est avec mr Pacino, coucou Keanu, si tu nous lit. Toujours aussi incapable d'afficher un sourire après Speed, ton unique film où tu te fends les maxilaires, petit farceur ?) comme je le disais à Dasola dans le précedent post parce que pour l'instant, le film n'a engendré aux 3/4 qu'une belle partie de mécontents, déçus que Spielberg et surtout Lucas (qui s'en prend plein la tronche depuis un bon moment et n'avait pas mérité tout ça finalement vu qu'il n'a pas vraiment écrit l'histoire et a surtout été le créateur des personnages originaux) ait, pour reprendre leurs dire, "trahis la saga par ce nouveau volet infâme".

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Cette fois, l'ennemi n'est plus Allemand mais Russe. Autres temps, autres moeurs.

Arrêtons les rumeurs, voici les faits. Ce nouvel Indy n'est nullement infâmant, non. Seulement voilà, première constatation, il n'invente rien (contrairement aux autres), il n'innove plus mais joue la carte de la nostalgie et du clin d'oeil (ce que bon nombre de personnes n'ont pas vraiment captées, dommage), et ce dès le début. Rappelez, vous, chaque Indy s'ouvre avec le logo montagneux de la Paramount ensuite repris dans le plan d'après comme en clin d'oeil (rappelez-vous par exemple dans le second volet dans le bar à Shanghaï où le logo fait place à un gong où apparaît elle-même la montagne Paramount !) alors qu'ici, apparaît après le logo, une montagne qu'on aperçoit en fait un simple monticule de chien de prairie. Le ton est donc donné : parodique. Il faut noter aussi que ce monticule où la montagne est évincée est en profond rapport avec l'époque : 1957. Soit après les 2 bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki (il y a d'ailleurs une bombe nucléaire dans ce Indy en passant). La montagne a été soufflée, n'en reste plus qu'un monticule.

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Duel de Steven Spielberg. Si vous cliquez, vous avez un joli fond d'écran.

Ensuite ces camions étranges de militaires et cette voiture pleine de djeunz qui écoutent du rock, comment ne pas penser à Duel dans la manière de filmer de mr Spielby ? C'est des plus flagrants et ça va pas s'arrêter en si bon chemin puisque plus loin, on aura Rencontres du 3e type et bien d'autres. Sans oublier les références aux autres films de la saga, étonnament nombreuses : L'arche d'Alliance bien sûr qu'on revoit ici furtivement (pur moment de bonheur), la photo du père (Sean Connery) sur le bureau, la statue de ce bon vieux Marcus dans l'université où le professeur Jones officie, Marion qu'on retrouve issue du premier volet, la peur d'Indy des serpents, légendaire of course et sujette ici à un sympathique gag. Bien sûr il y a de l'humour aussi (le running gag des marmo... enfin chiens de prairies, le coup des 3 cascades, typique de ce qu'on pouvait retrouver dans les autres volets) mais moins que dans les précédents Indiana Jones : l'époque à changée, Indy a changé, le monde a changé, rien n'est plus pareil (et ça, certains semblent l'avoir aussi oublié).

Eh oui, rappelez vous, "la Dernière Croisade" c'était en 1993. Plus de 15 ans ont passés depuis et Harrisson Ford a vieilli. Par conséquent, on respecte le personnage qui prend aussi quelques années. Fini les années 30, place aux 50's. Entre-temps dans la réalité, il y a eu une guerre mondiale meurtrière de plus, des milliards de morts à nouveau et deux bombes atomiques aussi comment ne pas être aussi déboussolé que ce bon vieux professeur Jones pour qui l'époque est des plus anachroniques ? Le ton est posé, Indy n'est qu'une relique, il le dit lui-même dès le début "ça va pas être aussi facile qu'avant". Mais une relique heuresement encore bien coriace qui manie relativement bien le fouet encore. Bref nous sommes en 1957. Epoque facinante que les fifties, puisque c'est les motards (le film donne une fois de plus dans le clin d'oeil, cette fois envers Brando !) et le rock, ce qui donne lieu à de sympathiques moments au sein du film.

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D'ailleurs évoquons ici un autre point fort du film (pour moi du moins), l'aspect purement cartoon qui se dégage de nombreuses scènes. Certains ont râlés en se plaignant de l'incohérence de certaines scènes franchement limites. Ah parce que les autres Indiana Jones, c'était parfait alors ? Déjà si vous arrivez dans la réalité à sauter du haut d'un avion avec un canot de sauvetage comme dans Le temple maudit, je vous tire mon chapeau hein. Oui, il y a des extraterrestres dans ce Indy (c'est un peu normal, les années 50 sont au coeur du mythe Américain. Roswell, c'était en 1947. 10 ans avant 1957 donc hein) et alors ? Oui, Indy arrive à échapper à une explosion atomique avec l'aide... d'un frigo. Bon et alors ? Déjà dans Le temple maudit, un coeur arraché continue de battre et un chariot lancé à toute vitesse reste sur les rails sans même s'en détacher (au mépris de la force centrifuge...). De même, Indy arrive a échapper à un sous-marin dans le premier volet (on se demande comment il fait sans vraiment se poser la question, happés que l'on est par le film) tout comme dans la dernière croisade, le tank va au fond du ravin alors qu'on ne l'a même pas vu sauter ! Mais ça, ça fait partie de la magie du cinéma et du contrat posé avec le spectateur dès le début du film, alors dénigrer ce 4e volet au profit des 3 autres sous "pretexte de", c'est faire preuve d'une belle mauvaise foi un peu quelque part.

Pour ma part, je n'ai pas été déçu, je n'ai pas senti passer les 2h30 du film (eh oui, 2h30 !) là où La dernière croisade me donnait quelques longueurs par moments. Bref ce n'est pas du tout la catastrophe annoncée, nullement. C'est juste que le temps a changé, dans le film comme en dehors du film : le spectateur est devenu plus cynique de nos jours (depuis Scream ?), eh oui et il faut regarder ce film avec une âme d'enfant sans regarder les anciens épisodes (sinon on finit par faire des comparaisons qui n'ont franchement pas lieu d'être du style "Ah ouais, c'était mieux avant", tss, tss...), bref y aller l'esprit vierge de tous préjugés comme de tout autre visionnage antérieur.

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Mwarf huhu. Cliquez pour agrandir. (© Jollyjack)

J'ai dit que le spectateur était plus cynique de nos jours et que le film n'inventait rien et que le temps avait passé. J'ajouterais aussi (et c'est une vérité dont il faut tenir compte) que si Indiana Jones faisait revivre le pur aspect serial Comics américain, de nombreux cousins sont sortis par la suite et ont pris le relais en attendant que nous parvienne ce 4e volet qui pour le coup, oui, n'innove plus, mais reste encore des plus jouissifs par moments (la première demi-heure, dantesque). Citons donc pour le pire Allan Quaterman (où Sharon Stone semble juste là pour se faire du fric avec un personnage sans consistance (*). En fait ils sont tous là pour payer leurs impôts j'ai l'impression. Même Richard Chamberlain bande mou, c'est dire. On le préfère chez Weir donc (**)) et pour le meilleur Capitaine Sky et le monde de demain (où là, non seulement l'aspect technique est purement hallucinant mais aussi une histoire très comics 50's qui y va à fond. Et Jude Law et Angelina Jolie s'amusent comme des ptits fous d'ailleurs.)

Tout ça pour dire qu'au fond, ce 4e volet est finalement des plus plaisants, encore faut-il être ouvert et cinéphile, ce qui n'est plus donné à tout le monde apparamment.


Apparté.

Je m’aperçois que je n’ai pas parlé de la musique du grand John Williams. Curieusement elle semble pas aussi exploitée qu’on aurait pu l’espérer. Par contre, ce dernier volet faisant une sorte de boucle avec le premier, de nombreux thèmes du premier Indiana Jones reviennent pour notre plus grand plaisir d’où la piste que j’ai donné. Au passage, il est étonnant que Mad Movies ait « oublié » (au contraire de plein de magasines) de parler d’Indy 4 dans leur numéro de mai et choisisse d’en parler en juin, histoire de faire les glands alors que pratiquement tout le monde s’est précipité pour descendre le film et que rare ont étés ceux qui voulaient le défendre. Manqueraient plus qu’ils n’aient pas aimés mais à première vue le film est classé en rubrique « cinéphage du mois », ce qui est bon signe.

En même temps, ils nous ont déjà mis le crétinisme rigolo d’un Shoot’em up dans cette rubrique, méfions nous.

(*) C'est dommage vu son Q.I.

(**) cf "la dernière vague" dont je parlerais un jour ici sûrement. 

Posté par Nio Lynes à 20:16 - Epopées épiques... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 17 février 2007

EUREKA

A Kyushu, au sud-ouest de l'archipel japonais, un matin de chaleur estivale... Une sanglante prise d'otages dans un bus municipal épargne le chauffeur, Makoto une écolière, Kozue, et son frère aîné, Naoki. Traumatisé, Makoto disparaît. Les deux enfants s'enferment dans le silence. Les voilà seuls dans la maison familiale...

  • Selection officielle - Festival de Cannes 2000 - Prix de la critique internationale.

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Eureka est destabilisant a plus d'un titre. D'abord parce qu'il joue sur la durée dans un paysage cinématographique qui ne prend plus le temps de respirer et s'adresse de plus en plus aux teenagers : le film dure 3 h 37 (soit un peu plus encore que le dernier Lynch en salles, autant dire que vous avez intérêt a être bien installés et n'espérez pas une pause pour changer le dvd comme pour les versions longues du seigneur de l'anneaux, ici tout tient remarquablement sur un seul dvd).

Ensuite du fait justement de sa durée mais aussi de son histoire (ne comptez pas avoir plus d'action que ce qui est raconté dans le résumé au passage, ce seront pratiquement les seules séquences d'action --bref 10 minutes a peine-- sur toute les 3 heures...), le film instaure un rythme lent qui progresse au rythme des changements presques infimes opérés dans la psychée de nos "survivants".

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Des survivants, nos personnages le sont. On ne sort pas indemme d'un tel acte, et il faut du temps pour guérir. Un temps à l'image de celui du film, où nos personnages qu'on pourrait croire autistes a tout ce qui les entoure (seul le chauffeur du bus parle, les deux autres enfants ne parlant pratiquement pas, sauf, la jeune fille dans les dernières minutes troublantes du métrage), reconstruisent minutieusement leur univers mais aussi leur rapport au monde qui les entoure, le film posant timidement des questions que seul le spectateur pleinement investi dans un tel acte (il faut du courage pour regarder ce genre de film, je le dis sincèrement. Ce genre de film ne court pas les grandes surfaces avouons le...) peut comprendre, et se poser a son tour, faisant par là-même intervenir sa propre expérience personnelle.

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J'ai dit "film destabilisant" plus haut et je dois aussi préciser au regard des photos...Oui tout le film est dans un noir et blanc aux fines couleurs sépia. Oui tout le film est presque muet et certes il y a des dialogues (surtout le "cousin" des deux enfants qui parle) mais au délà, il y a des cadrages, de longs plans, des travellings lents et beaux où tout est fait pour nous donner a ressentir l'environnement, une manière de filmer donc sensiblement différente des canons actuels en vigueur mais pour peu que le spectateur un peu exigeant fait l'effort de rentrer dans ce film, il découvre des trésors de beauté et de douceur et une réflexion contemporaine toujours d'actualité et pour longtemps.

Un très beau film.

Posté par Nio Lynes à 17:06 - Epopées épiques... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 9 septembre 2006

Spider-man 2

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* Interview du petit Nio, 10 ans *

....(...) Et Spider-man ben il est trrrrrrrrrrrrrrrro fort. Et doc Octopuss, comment qu'il a trop la classe. Et Mary-Jane elle est tro belle, mé c'est pas juste parce qu'elle aime pas spider-man,enfin elle sait pas que c'est peter parker et tante May elle me rappelle ma mamie qu'est toute vieille et petite mé vachement sympa oué ! Et moi ossi j'oré bien aimé avoir 4 bras comme ça j'aurais pu embêté les copains a l'école hu hu (...).

* Interview de Nio, 23 ans, jeune cinéphile. *

(...) Franchement, c'est bien foutu les effets spéciaux, les quatres bras, l'articulation, et les scènes sont quand même anthologiques quoi. Parce que bon, dans le premier Spider-man, la scène finale avec le pont, là Sam Raimi il se faisait pas chier, il reprenait du Darkman mais bon c'était bien fait alors on râlait pas mais quand même, le bouffon vert avait moins de charisme que le doc Oc' c'est clair. Tandis que là, l'attaque de la banque, le combat sur le métro... Et puis on a son lot de révélations : Mary_Jane va savoir qui sait. Harry aussi hélas, mais bon... (...)

* Interview de Nio, 42 ans, père de famille. *

(...) Ma fille a bien aimé mais j'ai un peu hésité à lui montrer le film. Il y a quand même une scène forte qui pourrait choquer dans ce "blockbuster hollywoodien" auxquel je rajoute des guillemets, c'est le réveil du docteur Octavius sur la table d'opération. Voyez-vous, pendant un court moment, mr Raimi n'hésite pas à nous montrer la vision des 4 caméras que possèdent les bras. L'espace d'un instant, je me suis retrouvé 20 ans avant quand je voyais Evil Dead sur grand écran. Quel film, quel panard. Je suis content que mr Raimi donne un clin d'oeil autant aux cinéphiles qu'aux passionnés mais je me demande si ce n'est pas trop effrayant pour une gamine de 10 ans... (...)

* Interview de Nio, 67 ans *

(...) Moi tous ces machins qui explosent dans tous les sens et font du "boum boum", c'est pas trop ma tasse de thé mais mon ptit-fils qui aime bien ça a insisté pour que je le regarde avec lui et comme j'avais déjà auparavant vu le premier, ben je l'ai regardé, ouaip monsieur ! Et c'était drôle. On voit que le réalisateur aime bien ses personnages, le ptit jeune là, Tobey machin, l'es mignon en plus et bien il est bien maladroit, mais ça le rend bien plus humain et proche de nous que tous ces cinglés en costume plastique qui courent les rues et se prennent pour des chauves souris ou des super lapins ou je ne sais quoi (...)


Bref Spider-man 2, un film qui fait plaisir à toute la famille.nooooodles

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dimanche 6 août 2006

Children of Dune

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La jaquette américaine, pas franchement transcendante...


Children of Dune est la suite de la mini série sur l'univers de Dune. On reprend les mêmes acteurs (sauf Saskia Reeves qui ne pouvant rejouer le rôle de Dame Jessica est remplacée par Susan Sarandon --toujours aussi belle et ma foi, je ne vais pas m' en plaindre--) et on suit les bouquins à la lettre ou presque. Ces "enfants de Dune" sont en fait la réunion des deux livres retraçant la suite de la saga des Atréïdes sur Dune, "le messie de Dune" et "les enfants de Dune". L' un n'a qu' un seul épisode à lui (1h20 quand même soit un bon film) l' autre à les secondes et troisièmes parties (soit 3h10). Bref comme pour Dune, on a droit à 4h30 environ de programme avec un son parfait et une image sublime.



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La couverture des "enfants de Dune" chez Pocket par Siudmak

Sauf qu' autant Dune était shakespearien dans son déroulement, chargé de toute la tragédie antique de Paul Atréïdes menant ses fremens sur les Harkonnens et l' empereur, tandis que cette "seconde saison" là, se veut plus aventureuse, plus tournée vers le grand public et avec plus d' action. Les effets spéciaux sont donc encore poussés plus loin (emmy awards 2003 des meilleurs effets spéciaux !)  pour montrer une Dune devenue 12 ans après la prise de pouvoir de Paul, le nouveau carrefour respecté de tout l' impérium.
On pourrait croire que comme dans toute grande et belle histoire, tout se serait passé pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles mais voilà non. Paul, même Kwisach Haderach (l' homme supérieur, qui avec ses visions peut tout voir mais je ne vais pas m'étendre là dessus, le mieux c'est encore de lire le livre, incroyable de richesse) n'a pas su empêcher ce Djiad que les fremens allaient déclencher dans toute la galaxie pendant 12 ans, propageant une foi fanatique en Muad' dib (le nom frémen de Paul) et asservissant, neutralisant, des mondes entiers....
Paul qui pendant 12 ans, a suivi le schéma de ses visions pour essayer de garder le contrôle de la main mise sur l' épice et pourtant a vu la fin de l' humanité à venir. 12 ans pendant lesquels Chani, la compagne de Paul n'a pu enfanter, à cause d' un contraceptif donné par Irulan, jalouse...
Et pendant ce temps, les ennemis des Atréïdes se rassemblent, prêt à tenter quelque chose de définitif...



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Paul, de plus en plus contrôlé par l' épice au lieu de la contrôler et qui signe lentement sa décrépitude...

Contrairement aux longueurs que l' on pouvait ressentir en voyant la série de Dune, on ne s' ennuit plus une seconde ici. Bien sûr, pour le fan de la série littéraire, quelques erreurs persistent....
Par exemple dans le roman, Scytale du Bene Tleilax peut constamment changer de tête et d' apparences, tel un caméléon. Pourquoi ne pas avoir fait un morphing à la Stargate ici (d'autant plus que le budget le permettait aisément) ? Dans les "enfants de Dune", les jumeaux sont des enfants de 9 ans, terriblement intelligents (adultes?) et douée des mêmes dons qu' Alia --et même plus puissants qu' elle-- et ici ce sont des adolescents d' une vingtaine d' années. Je suis un peu perplexe mais je comprends que placer des enfants acteurs serait plus dur à diriger que des adolescents...


M' enfin bon, mis à part ces quelques petits détails en exemple, non initiés tout comme fans vont passer un sympathique moment... Et puis bon quoi, flûte hein, on l'a la suite de Dune.

Y'aura t'il une suite de prévu ? L'adaptation de "l'empereur dieu de Dune" (considéré à juste titre comme l'un des meilleurs segments de la saga) ? On se plaît soudain à le rêver très fort...

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mardi 18 juillet 2006

La Horde sauvage

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1968, 1969.
Les années charnières où tout bascule : la musique, les conflits sociaux (Viet-nam pour l'Amérique, Mai 68 pour la France), les films.

A cette époque, on a droit à une pléthore d'oeuvres plus ou moins brutales ou hors des sentiers battus qui viennent mettre en cause tout un pan du cinéma. 2001 l'odyssée de l'espace, Easy rider, La nuit des morts vivants... Sans oublier ce qu'on a appelé alors "la nouvelle vague", une foule de jeune cinéastes français plein d'idées et d'avenir qui allaient alors en remontrer à Hollywood (Truffaut, Godard, Louis Malle...), laquelle saura se souvenir d'eux (Spielberg et Lucas ne cachent pas leur admiration pour Truffaut et tonton Spielby l'invitera même en hommage à jouer le rôle d'un chercheur français dans le sous estimé "Rencontre du 3è type"...).

1969 c'est aussi l' année de sortie de "La horde Sauvage" (The wild Bunch).

On doit d'ailleurs à la fin des années 60, 2 maîtres qui vont largement donner un second souffle au western moribond et bien gentil alors du duo des deux John (John Ford, John Wayne -- lesquels ont quand même fait de sublimes films), ces maîtres, depuis largement reconnus sont Sergio Leone et Sam Peckinpah.

Du premier on retient la création d'un genre unique (le "western-spaghetti") où il fut d'ailleurs le seul à exceller et créer des perles (parce que bon, les Lucky Luke ou les Terence Hill hmmm bon... http://ecritvain.jexiste.fr/miragev2/html/emoticons/W-rire.gif ), du second on retient le côté cynique, amoral, désabusé à l'extrême et violent (voir chronique des "chiens de paille").

Et en 1969, sort "la horde sauvage", film de western qui ne plaira pas du tout au public américain (on s'en doute) vu qu'il n'y aura pas de méchants indiens à zigouiller mais plus un massacre poussé à l'absurde en plein territoire Mexicain.

l'histoire : Au sud du Texas, Pike Bishop et ses hommes s'apprêtent à attaquer les bureaux de la compagnie de chemin de fer. Mais Duke Thornton --son ancien ami-- et ses chasseurs de primes les attendent au tournant. La prise de banque tourne court et le braquage se transforme en massacre généralisé aussi bien chez les chasseurs de primes que chez Pike ou les gens de la ville. Pike réussit à s'enfuir avec le butin et 5 rescapés mais arrivés à leur point de cache, ils s'aperçoivent qu'on les a dupés : l'or n'est qu'un tas de rondelles de fer percées.
Pour Pike, plus d'alternative, il faut fuir le plus vite possible, direction le seul étât où la loi n'osera guère les chercher : au Mexique....
De son côté Duke, accusé du désastre à la banque se voit contraint de poursuivre Pike afin de le tuer à moins de se retrouver au bout de la corde.
On lui donne 40 jours sinon...

Et la poursuite s'engage...

On se souvient qu'a sa sortie ce film déclencha un tollé de réaction violentes.
"Pas d'espoir."
"Des acteurs vieillissants".
"Trop violent."
"Pas de femmes...Sauf des putes qui ne sont même pas des héroïnes."
Pourtant aujourd'hui le film est considéré à juste titre comme un classique et Peckinpah sans le savoir avait beaucoup de courage dans ses réalisations (en même temps le bonhomme était un putain de personnage, les anecdotes ne manquent pas sur lui...) car avec ce film, c'est tout l'Ouest américain qui est déboulonné au vitriol.

Oui le western c'est pas que les indiens méchants.
Oui le western c'est aussi des salauds impitoyables qui pourtant à leur manière peuvent faire preuve d'humanité. Surtout quand ces salauds sont assez âgés (William Holden qui interprète Pike) et qu'ils ont perdus leurs illusions, un thème que Clint Eastwood reprendra dans son excellent "Impitoyable" en 1994.

Et même dans ce film, les enfants sont innocents, ils sont même pointés du doigts comme d'une rare cruauté (une première à ce moment, je ne sais pas si on l'a déjà dit), et ce dès la scène d'ouverture, incroyable métaphore de l'ensemble du film :
Alors que Pike et ses hommes arrivent en ville pour faire leur braquage, on aperçoit des enfants jouant avec des insectes : en fait, des scorpions attaqués par une multitude de fourmis que les enfants excitent avec des branches de bois avant de mettre de la paille et brûler le tout.

Les scorpions, ce ne sont que Pike et ses hommes.
Les fourmis, la multitude, tout l'Ouest américain ou plutôt les soldats à la fin du film.
Les brindilles qui brûlent ? L'embrasement final dans la violence.

Tout le film repose sur la comparaison entre un Ouest américain finissant et un nouvel Ouest américain qui ne veut plus des vieillards et des hors la loi. Pike et ses hommes doivent se réfugier au Mexique où même là, ils découvriront la modernité (la première automobile, la mitrailleuse) et dans un sursaut final, en feront leur dernier soubresaut (l'attaque de la garnison mexicaine où comment 4 hommes enragés et une mitraillette descendront en enfer en entraînant avec eux plus de 200 hommes. Les scorpions contre les fourmis on vous dit...).

‘J’ai fait ce film […] parce que j’étais très en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre une certaine manière de présenter les hors-la-loi, les criminels, contre un romantisme de la violence […] C’est un film sur la mauvaise conscience de l’Amérique’

Sam Peckinpah.

D'un point de vue technique.

* français 2.0 mono (d'assez bonne qualité quand même).
* Anglais 5.1 stéréo hallucinant.
* Italien 2.0 mono correct.
Présence de sous-titres : Français, Anglais, Italien, Russe, Néerlandais, Arabe, Bulgare, Roumain, Hébreu + Anglais, Italien pour les malentendants.

* DVD 1 : commentaire audio + bandes annonces de 6 autres films de Peckinpah notamment The getaway (le Guet-apens) avec Steeve Mc Queen.

* DVD 2 : en VOST :
* 3 documentaires assez importants (l'un fait 1h20, les autres une demi heure chacun)
* Les scènes coupées/alternatives.

D'un point de vue artistique :

Chef d'oeuvre contenant de nombreuses scènes d'anthologie (l'attaque du train, l'attaque du début, le chariot dynamité et le gunfight final, hallucinant).
Violent ? Oui, mais culte et toujours aussi incroyable.

Pour plus d'infos, le lien de dvdclassik (le dvd multizone) très riche et fourni : http://www.dvdclassik.com/Critiques/horde-sauvage-dvd.htm

Posté par Nio Lynes à 19:55 - Epopées épiques... - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 juin 2006

Easy Rider

easyrideuh

Il y a eu Fight club (roman et film), puis avant ça Trainspotting puis bien avant encore... Easy Rider. (*)

Easy Rider, c'est le contre-pied d'un état Américain qui va bientôt plonger. Porté aux nues par la contre culture populaire, des hippies aux motards (le film contribua grandement à populariser la moto et créa chez certain des vocations spéciales. Être Hell's angels par exemple...), le film de Hopper (jouant une sorte de Crosby dans le film, représentant le pessimisme, l' avenir et la fuite en avant par rapport à Fonda, "Captain America" rebelle et taciturne vivant l' instant présent) sorti en 69 est un parfait instantané documentaire (la mise en scène libre d'Hopper y doit beaucoup) d'un pays plongeant à la dérive (la fracture naissante entre l' état et les jeunes, les drogues douces et dures, la guerre du viet nam en toile de fond). C' est aussi le symbole douloureux (à ce sujet, la fin est incroyablement brutale) d' une Amérique hypocrite, chrétienne qui veut tenter de se montrer libre tout en étouffant ceux qui le sont réellement, les marginaux.

Partout où vont nos 2 motards, la bêtise humaine se met en travers de leur chemin. L' incompréhension, la violence, une tension soudaine qui râcle le fond du film pour exploser par moments fugaces avant de péter à la gueule du spectateur à la fin. Ajouter à celà que les acteurs fumaient vraiment de l' herbe sur le tournage (d' où une scène mythique où Nicholson --incroyable Jack-- arrive à dire son texte sur un étât paranoïaque --Chris Carter reprendra l' idée-- au courant de l' existence des extraterrestres tout en étant visiblement ailleurs.), que celui-ci était assez difficile (tensions, disputes entre les acteurs, drogue, alcool, vol des motos...), que les acteurs (plus ou moins professionnels) parfois ne jouaient pas mais vivaient carrément leur rôle et que le montage fut très dur, surtout quand on apprend que le film en entier durait près de 3h et fut réduit à un montage de 1 h 30.

Et bien près de 30 ans ont passés et ce film reste toujours autant incroyable. Un coup de poing et une ôde à la liberté.

Le documentaire accompagnant le dvd a la durée équivalente à un film (près d' une heure et quelques minutes) et restitue au mieux ce que fut le tournage éprouvant du film (avec musique de Bobby Krieger des Doors à l'appui !)...

Enfin comment parler d' Easy Rider sans ne pas mentionner sa B.O mythique ? Hopper l' avoue, il a sélectionné des chansons qu' ils écoutaient pendant le trajet. Des standards et des morceaux simples entendus à la radio ou choppés dans leurs vinyles et aussi incroyable que ça paraisse, la restitution musicale de l' époque se passe de commentaire. Musiques mythiques de Jimi Hendrix, les Byrds, Bob Dylan, Steppenwolf... Un régal quoi.

Ajoutez à celà que la V.O est en stéréo 5.1 (au contraire de la version française en mono erf) est vous obtenez un film indispensable (facile à aquérir à petit prix aussi puisque malgré mes moyens très restreints d' étudiant fauché, je l' ai eu à 5 euros alors bon)...

(*) D'ailleurs je sais pas pourquoi je compare, ça n' a rien à voir sauf vous faire baver d' envie et de plaisir...

Posté par Nio Lynes à 01:18 - Epopées épiques... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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