dimanche 19 novembre 2006
YES : symphonic live

Une ancienne chronique remise ici et remaniée...
Une chronique totalement placée sous la non objectivité totale vu que je suis un fan du groupe. Ah oui, c'est aussi légèrement bordélique. Pas grave.
Premier frisson sur "Close to the edge". Avec l' orchestre
symphonique, ça déchire sa mère tro' de la balle ! Je remarque aussi
que Jon anderson entretient des liens étranges de parenté avec une
créature nommée Jean Saintôt et ami de la créature que je suis
moi-même. C' est simple, si Jean s' était lancé dans la chanson plutôt
que des études littéraires, il serait devenu un Jon anderson, le côté
"hippie périmé" en moins. Les mêmes gestes (plus lents avec Jon
néanmoins)...C'en est troublant.
Long distance runaround, mais où est the fish, sa suite ? Aie aie.... Don't go reste toujours aussi marrante et sympathique (ha ce pwet pwet ! huhu), In the presence of reste un beau morceau sombre qui néanmoins pourrait encore faire un peu mieux...Mais c'est beau.
Gates of delirium. Aoutch, second frisson de fan assumé qui vous
courbe délicatement l' échine et vous fait pousser ce "aouuuuuuuuhhhh"
à la tex avery.
Puis little pause ,Steve Howe qui reprend Bach (je crois. Concerto pour
lute en D majeur, second mouvement, c'est de qui sinon ? o_O) en
guitare accoustique et en solo suivi de son traditionnel "mood for a
day", pendant que tout le monde va aux toilettes, c'est toujours
chouette et faut dire que le "papy" à la guitare, ben putain il touche
toujours autant et mweft, ça fait plaisir à voir.
Oui je suis pour l' hypothèse que les vieux boivent (et donc urinent
beaucoup) malgré que la canicule à failli en faire disparaître une
bonne partie dernièrement.
*Mode pub on*
LE VIEUX. Une espèce en voie de disparition à protéger impérativement. Une espèce à redécouvrir.
*mode pub off*
Bon je m' embrouille là...De là à ce que l' on suivre mon exemple et
fabrique des parks et zoos pour vieux, il n' y a qu' un pas.
Et puis comme dit l' autre, les vieux faut les tuer dès la naissance. Certes.
Rahhh je m' embrouille encore. Bon "Starship trooper" sans
le symphonique (oui c'est un morceau, rien à voir avec le film sinon le
titre), c'est toujours la classe et le final en ascension est toujours
aussi bien, mais avec l' orchestre symphonique (encore aux gogues ?) ça
aurait été super-méga-bien-de-la-mort-qui-tue (©). Magnification, bien, mais dreamtime la surpasse, et c'est dommage que cette dernière n' ait pas été jouée live (mais bon, elle est un peu complexe alors...). And you and I, sublime. L'or reste et ne s'en va pas au détartrage moulinette 90's. Tant mieux. Ritual,
3è choc car toute une partie en improvisée où notre bassiste semble
jouer les duettistes avec le batteur, le claviériste ou steve howe
notre guitariste adoré^^ . I've seen all good people, toujours aussi bon. Je me retient encore de jouir, je deviens un vieux cochon là sinon. Owner of a lonely heart,
manque de pêche comparée à la version live du house of blues de 1999.
Bizarre.L' orchestre ne jouait pas pour ce morceau ni celui d' après.
Peut être la peur de dénaturer le morceau ? Allez savoir.
On Termine sur un Roundabout toujours aussi succulent.
Puis soudain ça devient Ibiza. C'est la fête, YES est là, les
choristes, violoncellistes et tout le bataclan, viennent à côté du
groupe (situé au premier plan dans la salle), tapent des mains, des
pieds, youpi c'est la joie, tralàlàlà. Nan je ne rêve pas, ni n'
invente. Il faut le voir pour le croire...
Comme quoi Roundabout est prouvé être aussi efficace que les beatles ou Queen dans la mélancolie et la déprime qui nous guettent.Joie.Jouir.
Voilà, le concert est fini, merci de m'avoir écouté pousser de longs râles gutturaux.
dimanche 5 novembre 2006
Mark Romanek
Mark Romanek - Le perfectionniste

Perfectionniste féru d'Art et de cinéphilie (grand fan de Kubrick), Romanek est peut-être le plus perfectionniste de tous, en contrepartie c'est une sorte d' ours associal qui n' hésite pas à martyriser les acteurs et musiciens qui tournent les clips avec lui, à imposer ses ordres et désirs pour que le clip colle avec la vision qu'il a choisi et bien sûr, à chaque fois l' image est d'une beauté nette et stupéfiante, c'est dire le soin maniaque de ce gros barbu qui a souvent des airs reclus de Peter Jackson.
Les anecdotes sur Romanek ne manquent pas et si possible j'en livrerais quelques unes, mais sachez que tous ses clips ont en général presque tous des clins d'oeil à l'Art, que ce soit l'Art contemporain, l'Architecture, les peintures de Dali ou Magritte, des photographies ou le cinéma etc....
Tracklist :
1. Jay Z 99 "Problems" (director's cut)
2. Linkin Park "Faint" ( 3mn)
3. Red Hot Chili Peppers "Can't Stop " ( 4mn 36)
4. Johnny Cash "Hurt" (3 mn 50)
5. Audioslave "Cochise" (director's cut) (4 mn 04)
6. No Doubt "Hella Good" (director's cut) ( 4 mn 11)
7. Mick Jagger "God Gave Me Everything" ( 3 mn 31)
8. Janet Jackson "Got Til It's Gone" ( 4 mn 11)
9. Fiona Apple "Criminal" ( 4 mn 24)
10. Nine Inch Nails "Perfect Drug" (4mn 10)
11. Beck "Devil's Haircut" ( 3mn 14)
12. Weezer "El Scorcho" (director's cut) (4 mn 06)
13. Eels "Novocaine for the Soul" ( 3 mn 40)
14. Sonic Youth "Little Trouble Girl" (4 mn 25)
15. Michael et Janet Jackson "Scream" (director's cut) (4mn 47)
16. Madonna "Bedtime Story" ( 4 mn 25)
17. R.E.M "Strange Currencies" ( 3mn 50)
18. G. Love and Special Sauce "Cold Beverage" ( 2 mn 51)
19. Nine Inch Nails "Closer" (director's cut) ( 4mn 41)
20. David Bowie "Jump, They Say" ( 4mn 02)
21. Madonna "Rain" ( 4mn 32)
22. Lenny Kravitz "Are You Gonna Go My Way" ( 3mn 24)
23. Keith Richards "Wicked as it Seems" (director's cut) (3mn 55)
24. En Vogue "Free Your Mind" (4 mn 13)
25. k.d Lang "Constant Craving" ( 3mn 58)
Pfiooooou ça en fait des choses à dire, alors comprenez qu'il y a des
clips dont je ne parlerais pas...Ils ne sont pas spécialement
intéressants quand à d'autres, je n'esquisserais qu'une ligne alors bon...
Jay-Z
Bon ben on voit des nanas qui trémoussent leurs fesses, le producteur
Rick Rubin (gné ?) et un mec qui arbore un casque de viking. Mais sinon
c'est une banale vidéo de rap. En clair, ça n'intéressera peut-être pas grand monde puisque c'est un clip assez banal...
Linkin Park
La grande originalité consiste à avoir filmé pendant les 2/3 du morceau, le groupe en concert, de dos. Des ombres chinoises si on veut. Intéressant.
Red hot chili peppers
Un gros clin d'oeil aux "one minutes sculptures" de l'artiste d'art contemporain Erwin Wurm mais au lieu que ce soit le public qui pose comme dans les expos de l'artiste, là Romanek fait poser le groupe dans des situations similaires...
No Doubt
Contient des images de homards et Jet set Radio (footage noir et blanc !). Bon sang Mark !
Mick Jagger
Ah ! Celle là est intéressante à plus d'un titre. Romanek impose un
système de cables harnaché aux épaules et ventre de Mick Jagger et des
différents intervenants et par ce système, la caméra est maintenue de 1
à 2 mètres. Ce sont les acteurs quand ils bougent qui font bouger la
caméra et se filment eux-mêmes, imposant leur rythme malgré le poids de plus de 20 kilos à se trimballer par les harnais. Une vidéo à voir.
Fiona Apple
Intéressante aussi cette dernière puisque Mark choisit d'illustrer le
propos de la chanson, une histoire de fillette consentante pour être
violée, une histoire d'inceste ou je ne sais plus quoi... Pour
accentuer le malaise des paroles et des situations (une jeune fille
recroquevillée dans un placard...), Romanek réduit la lumière en un
cercle, comme si un voyeur découvrait la maison avec une lampe de
poche, en plus d'utiliser un flash spécial donnant à Fiona et les
jeunes filles des yeux rouges. A voir aussi malgré/pour son côté inquiétant et dérangeant.

Beck dans le clip d'Odelay...
Nin Inch Nails
Première vidéo pour Trent Reznor, seconde en fait si on prend l'ordre
chronologique. Les références aux vampires d' Anne Rice abondent.
Romanek construit une ambiance de tons bleutés et verdâtres où l'
absinthe coule à flot. Les images surréalistes abondent (le vautour et
le crâne, les jumelles inquiétantes un peu siamoises par leurs cheveux entremêlés, le cimetière, la statue à la main
géante), le résultat est sublime.
Beck
La vidéo de l' album Odelay voit notre frippon marcher dans les rues
avec sa boîte à zik et l'instant d'après, l'image stoppe et la caméra
regarde plus précisément la tête du personnage avant de passer à une
autre séquence. La "vérité" on ne la saura qu'a la fin du
clip...Sympathique.
*une anecdote* A un moment, on voit une voiture arriver sur Beck, s'arrêter à ses genoux, et le plan s' arrête pour aller ensuite sur le visage en gros plan... La vérité c'est que Beck s'est fait l'instant d'après à peine renverser et à eu une fracture au genoux...
EELS
Novocaine for the soul, morceau mythique qui voit le groupe planer au
dessus du sol, faire de la musique dans l'air, sur des murs, sauter au
ralenti en noir et blanc. Simple mais beau.
Sonic Youth
Grandes références à l'architecture pour un clip barré et froid (jouant sur les cadrages) qui fout largement les boules. Cherchez le petit martien, arg...
Michael & Janet Jackson
Un vaisseau spatial où nos deux chanteurs se montrent énervés, cassent
tout, hurlent...Mais finissent par se réconcilier. Après Jet set, Mark
insère des images d'anime japonais de personnages qui hurlent.
*l'anecdote* C'est un des clips les plus chers du monde et pour cause,
il a fallu construire l'intérieur du vaisseau spatial et les effets
spéciaux. Et Romanek d'entrer dans le guiness book des records pour
ça....

David Bowie dans Jump they say...
Madonna
Un clip étrange et beau qui explore les rêves érotiques de la madonne
et fait des réferences à la mythologie, aux anges, à l'onirisme. Le
style Romanek (colombes, ralentis, instants suspendus) à son apogée.
Nin Inch Nails
La vidéo de Closer qui avait déclenché un certain tollé à l'époque et
pour cause, on y voit un animal "torturé" (en fait non, c'est du simulé
: Romanek ne supporte pas qu'on fasse du mal aux animaux), une femme
nue, des masques, un nautile (oui, oui...), des cloportes, un crâne de
cochon, des humains torturés, une gravure de vagin etc...
Et Romanek n'épargne rien non plus au film, le frottant au sol,
utilisant du super 8, du 16 mm, brûlant la pellicule à certains
moments...
*l'anecdote* Trent Reznor est suspendu à plusieurs fils qui le font
tournoyer tête en bas à plusieurs moments. Après ce plan, le pauvre
Trent est parti gerber aux chiottes...
Mark arrête de torturer tes chanteurs
David Bowie
L'une des meilleures vidéos de Bowie, et on la doit à Mark, donc merci.
Les références au "2001" de Kubrick et à "la jetée" abondent dans une
chanson où Bowie évoque son demi frère schizophrène disparu...
Madonna
Seconde vidéo ici de Madonna, on la voit cheveux coupés courts et
bleus. En fait toute l'esthétique tire vers le bleu, on se croirait
chez Bilal. Le clip met en scène une publicité en tournage au japon.
Madonna joue le rôle d'un célèbre mannequin dirigée par un grand
réalisateur, lequel n'est autre que le génial compositeur Ryuchi
Sakamoto, invité spécialement pour le clip.
Lenny Kravitz
Un classique de chez classique ce morceau ! Et selon Robin Williams, ce
clip est un hommage à la coiffure afro-américaine. En voyant le clip on
comprend...
*l'anecdote* La discothèque du clip fut construite spécialement pour celui-ci et détruite après. Erf....
Kd lang
Une scène de théâtre avec des clowns et une grande mélancolie dotée
d'espoir qui s'en dégage. La musique est sublime, ça m'a donné envie
d'écouter un peu plus ce groupe.

Le nautile ! Là !
Comme avec tous les dvds de cette collection, on a droit à un livret de
56 pages assez remplis d'interviews et photos et des commentaires audio
de Romanek à propos de son travail. Sans oublier un mini documentaire
où Ben Stiller, Robin Williams et Chris Rock évoquent le travail de
Mark. Et le making of de 99 problems.
Le son est en stéréo et le seul regret que l'on pourrait formuler outre
le prix parfois excessif de cette collection, serait le manque de
sous-titres français... Mais bon, ce sont des clips surtout non ?
Bon visionnage.
Edit du 25 décembre 2006, ajout de deux vidéos : NIN : Closer ainsi que David Bowie : Jump they say.
Anton Corbijn
Anton Corbijn - Le rêveur...

De tous les réalisateurs de clips, Corbijn est sans doute le plus
ancien, celui qui photographe de Joy Division à la base, est resté le
même, proposant un univers en noir et blanc, ou caméra super 8, ou
couleurs sépia dans ses vidéos, en plus d' un certain sens des
cadrages, géométries, oppositions...
Eh oui, Corbijn est le plus ancien de tous puisque contrairement aux
autres, il commence les clips vidéos dès la préhistoire de ceux-ci, en
1984....
Tracklist par ordre chronologique :
* Propaganda - Dr Mabuse (1984)
* David Sylvian - Red guitar (1984)
* Echo and the Bunnymen - Seven seas (1984)
* Golden earring - Quiet eyes (1986)
* Echo and the Bunnymen - The game (1987)
* Depeche Mode - Behind the wheel (1987)
* Joy Division - Atmosphere (1988)
* Joni Mitchell + Peter Gabriel - My secret Place (1988)
* Depeche Mode - Enjoy the silence (1990)
* U2 - One (director's cut - 1992)
* Nick Cave and the Bad Seeds - Straight to you (1992)
* Depeche Mode - Walking in my shoes (1993)
* Nirvana - Heart Shaped Box (1993)
* Henry Rollins - Liar (1994)
* Metallica - Hero of the day (1996)
* Metallica - Mama Said (1996)
* Depeche Mode - Barrel of a gun (1996)
* Depeche Mode - It's no good (1997)
* Herbert Grönenmeyer - Bleibt alles Anders (1998)
* Mercury Rev - Opus 40 (1999)
* Mercury Rev - Goddess on a Hiway (1999)
* Joseph Arthur - In the Sun (2000)
* Herbert Grönenmeyer - Mensch (2002)
* U2 - Electrical Storm (2002)
* Travis - Re-Offender (2003)
* The Killers - All these Things That I've done (2005)
Comme on peut le voir, ça se bouscule au portillon, et en plus y'a que du beau monde. Et l' esthétique Corbijn dans tout ça ?
Difficile a décrire.
Etant fils de religieux hollandais à la base, on
sent une certaine iconographie mais ce n'est pas que ça. Plus que les
musiciens, c'est le cadre et le côté plastique qui l' intéressent,
ainsi on verra souvent défiler des espaces déserts, des plaines, des
lieux où l' homme est presque inexistant. Corbijn dans le livret avoue
adorer les deux T de l' Europe (Tati et Tarkovski).
Sans doute celà joue-t-il beaucoup et effectivement on ressent par bribes ces influences mais loin d' être totalement digérées, elles ne font que servir le clip en lui-même et se révèlent parfois anecdotiques. D' ailleurs, remarque personnelle de cinéphile, à part Oshii et peut-être Gilliam, je ne voit aucun réalisateur réussir à comprendre pleinement l' oeuvre de Tarkovski, le seul dont Bergman disait qu'il était son maître (Je parlerais de Tarkovski un jour ici, au grand dam de Kitano Jackson hu hu...)... Mais passons aux clips, je vais tenter de dire quelques mots, du moins sur les plus intéressants, vu que ceux sur Dépêche mode, tout le monde en a sûrement vu un (Corbijn est le photographe et réalisateur attitré du groupe) mais je peut toujours en parler...

Nirvana - Heart Shaped Box.
Reviens Kurt tu nous manques...
Propaganda est assez intéressant dans le fait que Corbijn se sert du noir et blanc pour faire un clip expressioniste en clin d' oeil à Fritz Lang. Tout est donc utilisé, surimpressions, noir et blanc, jeux de lumières, même la "main" et le titre donnent à penser que ce clip en plus de s'inspirer de Lang en est aussi un bel hommage. La musique du groupe est bien aussi.
Le clip de David Sylvian, encore noir et blanc (cherchez pas la couleur chez Corbijn, elle n' apparaît que vers 1990, arf...), joue cette fois sur le visage du chanteur de Japan et du générique de Furyo en alternant celui-ci (qu'il a fort beau d'ailleurs) dans un paysage de plaines, roches acérées, avec des chevaux (...Sortis d' Andréï Roublev de Tarkovski ?), un enfant et un vieillard. Bien sûr, chaque plan ici à sa symbolique et la musique, très poétique s' accorde merveilleusement avec les images. Un de mes préférés de Corbijn.
Echo and the Bunnymen (seven seas) présente le groupe sur une pièce de théâtre tandis que celui de Joni Mitchell en duo avec Peter Gabriel, présente une tente et une pièce sombre, isolés de tout.Mouais.
Passons à Joy Division. Au vu de la date, celà fait
maintenant quelques années que Ian a disparu pourtant, un matin, le
patron de la Factory ainsi que des proches de Curtis demandent si il ne
serait pas possible de faire un clip en hommage à celui-ci, en
réutilisant le "morceau posthume" Atmosphere diffusé peu de temps après
la mort du chanteur sur les ondes. Corbijn, d' abord réticent (il a été
le photographe du groupe, il les connaît tout aussi bien, même voire
mieux que d' autres...), puis poussé par Tony Willson, s' exécute, réutilisant ses
propres photos (mythiques depuis le temps), où défilent des êtres
coiffés comme des moines, en blanc ou en noir, à l' image des deux
polarités, négatif, positif qui ouvrent le clip. Un bel hommage.
Depêche mode maintenant. Hmmm, je ne les ai pas tous vus, mais je peut en parler tout de même : Enjoy the silence
est le plus Tarkovskien dans son etat d' esprit : un roi (dave gahan)
qui se promène (non c'est pas Peer Gynt), loin des hommes, de ses
sujets (paradoxal...), à la recherche du calme pour poser sa chaise
longue et se reposer. Grands plans de paysages, arbres isolés, soleil
et neige, les couleurs rendues par la super 8 sont assez hallucinantes
je trouve. Et ce grain...
On en boufferait, certes.
Barrel of a gun montre Dave qui s' enerve, deviens méchant, a
des paupières peintes sur ses yeux ou le contraire, change de coupe (oh
placebo avant l' heure !) et porte un vêtement fait d' ampoules
lumineuses, tandis que It's no good présente le groupe comme un ptit groupe sans fric obligé de faire les bars miteux avec deux danseuses... 
Nirvana est intéressant pour son esthétique marquante et choquante de la couleur. A la base, c'est tourné en noir et blanc, puis on repeint par dessus, et puis le clip est riche en connotations lourdes de sens psychologiquement : le père crucifié avec chapeau de noyel sur la croix, les corbeaux mécaniques, la mère énorme avec les organes à l' air (comme sur la pochette d' In Utero), l' arbre a foetus, la jeune fille représentant la terre, qui gît comme morte avec les roses qui se fânent (couverture du dvd au fait). Anton, mon ami, qu' avais tu bu ce soir là ?
Un mot sur les autres clips, plus ou moins intéressants. Si celui de Metallica ne révolutionnera pas l'industrie du clip (c'est assez humble et gentil mais bon, on aimerait mieux pour Metallica), le clip de Joseph Arthur dénote une idée poétique : le chanteur-guitariste marche devant lui en lisant un livre dont il déchire les pages après lecture. Au fur et à mesure qu'il fait ça, des ailes d' ange lui poussent dans le dos...
Le clip d' Herbert Grönemeyer, Mensch, nous montre l' envers d'une pub pour glaces avec un ours joué par un figurant qui quand la lumière s' éteint, décide se promener. Il déprime et erre ça se voit, et pendant tout le clip, le figurant jouant l'ours (il a une bonne bouille en plus) n' enlève pas le costume au point qu' on arrive a croire en l' existence mélancolique de cet ours. Sublime. Le clip de The Killers joue sur une chronologie à la Tarantino contrariée (faut tout reconstituer le clip à l'aide des petits numéros) tandis que ceux de U2 nous montrent le groupe soit comme des Travestis à Berlin en quête d' identité (le mur n'étant tombé que depuis 2 ans et demi) dans One, soit comme une histoire d' amour entre le chanteur et une sirène (jouée par Samantha Morton, la précog de Minority Report) pour Electrical Storm.
Enfin le meilleur pour la fin avec Mercury Rev et Goddess on a Hiway
qui est une énorme critique à peine voilée des USA : Le chanteur, dès
le début peint des flingues en bois, des jouets. Sortant de sa maison,
il prend la route et se fait poursuivre par le shérif de la mince
frontière du petit pays d' Amérique. On pourrait s' attendre à ce que
le pauvre chanteur se fasse coffrer mais non : le shérif lui confisque
les flingues en bois et lui en donne un vrai à la place. (!!) Puis un
peu plus tard, le chanteur peint des petites statues de la liberté
qu'il accroche à sa voiture. Rebelotte, il prend sa voiture, va faire
un tour, le shérif l' arrête, et lui enlève toutes les statues de la
liberté. (!!!)
Jouissif et facilement compréhensible par tous. 
En plus de ça, on a droit à un livret de 56 pages comme les autres dvds de la collection, des vidéos de promos, un documentaire sur Anton et son sens de l'humour Hollandais, des interviews de Dave Gahan, U2 etc...
Du tout bon, ok c'est du toutes zones, mais un si bel objet d' art a ce prix, ça casse. Bref regardez les clips sur You Tube (cf partie musique), et amusez vous bien...
samedi 4 novembre 2006
Spike Jonze
SPIKE JONZE - Le déconneur.

J' avoue, au vu des délirants "Dans la peau de John
Malkovitch" et "Adaptation", je m' attendais à mieux de Jonze. Je
connaissais ses clips formidables pour Fatboy Slim, Björk et les
chemicals brother et je me frottais les mains en pensant "chouette".
Et au final une demi déception, venant plus du ait que Jonze comparé à Cunningham et Gondry n'a pas les mêmes ambitions artistiques mais prends quand même bien son pied, créant un univers de pastiches, références et humour décalé....
Bon, soyons francs, c'est festique, c'est ludique, on rigole avec des potes mais ce n'est pas le genre de dvd que je garderais. Pas que ce soit emmerdant, non, bien au contraire, c'est rigolo mais bon, passer après les deux autres, on reste un peu amer, surtout que contrairement au Gondry, c'est un double face aussi mais rempli de plein de presque trois fois rien.
L'ensemble reste dans la bonne humeur mais au final les clips marquent moins et certains ne pourraient paraître que comme l'aspect promotionnel de plus à une musique pas si bien que ça. Certes le rôle du clip est de faire accepter au pauvre consommateur que nous sommes que "zyva, il est quand même bon mon morceau" mais ici, l'aspect promotionnel reste trop souvent dans ce qu'il est, une logique de produit visant à faire accepter la musique, ce que Patchworkman disait en commentaires de Michel Gondry, plus bas.
Mais dans l'ensemble ça reste drôle et bon enfant.
Un des clips des Beastie boys se présente d' ailleurs comme une parodie
de Starsky et Hutch : costumes, génériques flashy, moustaches et
grosses lunettes, cadrages n'importe nawak, cherchez pas c'est uniquement de la
grosse déconne
...
Le clip de California (wax) orne la pochette : durant les 3/4 du clip, un homme court en feu dans les rues, on ne sait pourquoi et le clip se termine calmement sur la vision d'une petite fille dans une limousine. C'est antérieur au 11 septembre je précise mais en choisissant la sobriété allié a un certain sens du spectaculaire, Jonze marque radicalement l'esprit ici.
Spike Jonze au fait, c'est énormément de clip de rap, parmi lesquels surnagent quelques perles. Ainsi si on se contrefout royalement de Notorious Big et de son clip peuplé de gamins qui se prennent pour des grands, en référence au film Bugsy Malone qui était en lui même une "semi parodie" de Dick Tracy; on appréciera plus la performance du groupe The Pharcyde dont le clip est tourné entièrement à l' envers et reste pourtant fluide car les rappeurs ouvrent la bouche au bon moment. Petite prouesse technique non négligeable.
Le clip de Weezer est réalisé en référence à "Happy days" avec ambiance années 50 mais parvenu à ce niveau du dvd on commence à s'endormir. Jonze est sympa, ok, Jonze est fun, ok Jonze est digne de Mtv, oui ça se voit facilement, alors on commence à zapper, bien sûr on devrait pas, on a honte, mais on est seuls et on a le pouvoir de la télécommande folle alors on se gêne pas.
Surtout ce dvd ne vaut que pour trois clips sublimes que je vais décrire plus longuement parce qu'eux, là, sont des chefs d' oeuvres géniaux (trouvables sur "You Tube") qui feraient presque oublier tout le reste du dvd (enfin non, au prix que ça coûte hélas) :
The chemical Brothers - Elektrobank
Une tension incroyable et une sorte de duel, de défi entre l' héroïne
qui s' est blessée à la jambe et sa pire ennemie, une pétasse blonde
toute vêtue de noir (non je n'ai rien contre les blondes) qui la nargue
de haut. Un duel à l'ancienne sur une compétition de gymnastique.
Et là le drame (parfaitement accentué par la musique), l' héroïne se
ramasse mal sur sa blessure, se foule le pied en atterissant et à ce
moment là, ses parents arrivent pour la voir dans la salle, l'
entraîneur se doute de quelque chose, il se relève inquiet. C'est au
ralenti mais on sent brutalement la gravité du moment. La jeune
gymnaste décide alors malgré sa blessure qui vient --on s'en doute-- de
se réouvrir de se lancer et commence une série de salto avant en
prenant appui sur une course à toute vitesse dans la salle et un
trempoline.....
Sublime.
Jamais encore et jamais après, on n' avait vu un clip comme ça montrant un total sacrifice de soi envers les autres.
Chef d' oeuvre émotionnel.
Fatboy Slim - Weapon of choice
Un hotel, un homme la cinquantaine fatigué est dans un fauteuil, il
regarde sa montre et soudain une musique passe à la radio près de lui.
Et dès le début du morceau de Fatboy qui passe sur la radio, il se lève
et commence à entamer une incroyable et dégénérée chorégraphie de pas
de danse...
Cet homme c'est Christopher Walken et fait incroyable, notre Chris
mutant adoré n'a pas été doublé du tout. Y'a pas de doublure dans le
clip, eh oui, je tenais à le préciser. Quand à la danse et pourquoi
lui, il faut savoir qu' avant de commencer sa carrière d' acteur, notre
Chris était un passionné de danses notamment celles de Broadway, qu'il
arrivait à faire. Jonze tombe sur une vieille image de lui dansant et
séduit, tente le coup se disant qu'il n'a rien à perdre. Effectivement
à son étonnement, Chris accepte et c'est parti pour un clip de délire
fou fou fou.
Indispensable.
Björk - It's oh so quiet
Sans rire, ce mini clip en hommage et clin d' oeil aux comédies
musicales à inspiré Lars Von Trier pour son Dancer in the
dark et en soi, il faut dire que le clip en plus d' être frais est
particulièrement brillant. Une björk dans les rues qui chante
lentement, "shhhh, shhh" (une reprise formidable par l'islandaise !) mais quand le refrain tonitruant commence, on
est dans le cartoon fou, fou, fou. C'est les parapluies de Cherbourg,
c'est les flics qui dansent, les gens qui s' amusent avec les pneus,
prêts à entamer presque une chorégraphie de claquettes, les colonnes et
boîtes aux lettres qui deviennent vivantes....
Sublime aussi. Si ce clip ne vous donne pas envie de revoir West side story ou La mélodie du Bonheur, flûte alors !
Bref un dvd pas si indispensable mais ces trois clips le sont eux. Après si vous prenez aussi sur le net les autres bah, amusez vous bien hein, mais même comparé à ces trois derniers c'est moins important bizarrement....
mercredi 1 novembre 2006
Michel Gondry

Le travail de Michel Gondry, si l'on veut comparer éventuellement avec Chris
Cunningham, est emblématique d' un savoir faire assez artisanal du
cinéma qui rend grandement hommage à Méliès, celui de faire presque
tout à la main, sans non plus barder l' image de mille et un trucs en
images de synthèses. Chez Gondry, un clip se résume à une idée, mais
une idée sacrément bien travaillée par les effets (d'ailleurs on pourrait même dire que tout le clip chez lui est un effet spécial...) et exploitée avec un souci du
perfectionnisme qui ferait parfois peur.
Michel Gondry devient un nom connu dans le milieu dès qu' il collabore
avec Björk en 1993 (Human Behaviour) bien que son savoir faire lui ait
déjà permis auparavant de travailler avec IAM (Je danse le Mia et ses
travellings toujours plus en avant) et Jean François Coen (La tour de
Pise et son travail sur le lettrage et la typo)...

IAM : je danse le Mia

Björk : Bachelorette
Par la suite, il réalisera de nombreux clips pour Björk mais s' illustrera aussi avec les Rolling Stones (Like a rolling Stone carrément hypnotique et barré pour une reprise Dylannienne), les Daft Punk (Autour du mondeuuuuuuh... la chorégraphie robotique qui tue), les chemical Brothers, les Whites Stripes, Kylie Minogue, Beck ou Radiohead ainsi que le domaine de la publicité qu' il connaît depuis ses débuts à la caméra (cf, la publicité d' Air France, magnifique et très connue) avant de récemment s' illustrer avec ses longs métrages dont le 2e "eternal sunshine of a spotless mind" Réutilise notre Jim Carrey (après the truman show et Man on the moon) pour une nouvelle histoire où il donne la pleine mesure de son talent sans oublier "la science des rêves"...

Björk : Joga

Daft Punk : around the world
Pour ce qui est du contenu du DvD, on est assez gâtés : comme il y a plein de choses, c' est un double face qui s' attache à la chronologie des clips et travaux en 2 parties (soit 1987/1995 en side B et 1996/2003 en side A). Pour les travaux hors des clips on a droit à un peu de tout notamment deux pubs réalisées pour Smirnoff et Polaroïd assez jouissives dans leurs genre, mais aussi de petits courts mettrages explorant grandement l' univers enfantin cher à Michel Gondry. Enfin le son (stéréo) et le livret luxueux de 52 pages parachèvent l' objet pour en faire un indispensable. Seul regret, tous les clips de Gondry n' y sont pas. Il n' y a donc pas le travail réalisé pour Etienne Daho, ni le "knive out" de Radiohead ni justement la publicité d' Air France avec l'avion qui traverse les nuages (cherchez bien sur "you tube" vous pourriez la voir...), sublime mais bon on va pas chipoter non plus tellement l' objet à de la prestance et de la classe en soi.


Le clip de Kylie Minogue et ses Kylie qui se dédoublent dans le même passage et repassage de la même rue est maintenant mythique.Un clip à revoir tant il fourmille de détails (la rue se double de détails en double, triple, quadruple au passage des Kylies !)....
J' achèverais là cette chronique sur le jeu de mot assez douteux de "Hello Kylie".
....Voix de Michel Denisot : Désolé.
Chris Cunningham

Tracklist clips présentés.
- Autechre - Second Bad Vibel
- Aphex Twin - Come to daddy
- Portishead - Only you
- Madonna - Frozen
- Letfield featuring Afrika Bambaataa - Africa Shox
- Squarepusher - Come on my selector
- Aphex Twin - Windowlicker
- Björk - All is full of love
Ce DVD fait partie d' une collection de 7 dvd à la base (et prochainement bientôt 10 à ce qu'il paraîtrait), qui ont pour thème le travail des réalisateurs de clips (devenus pratiquement pour tous, des plasticiens accomplis, des réalisateurs établis...), leur univers...
Le travail de Cunningham est assez impressionant , fait de rêves, de pensées, maîtrise technique assez hallucinante (à la base, Cunningham est sculpteur et graphiste), ce jeune anglais manipule l' image comme un génie à tel point qu' il travailla sur Alien 3 et le projet A.I de Spielberg/Kubrick avant de petit à petit vouloir s' intéresser au monde des vidéos et d' y mêler son grain de sel.
Je vais essayer de parler --décrire ?-- les différents clips sur le dvd en mettant en garde quand même, ce dvd ne contient pas les clips que Cunningham à fait pour "the auteurs" ou celui de "Placebo" (36 degrees), mais juste les plus connus (en fait les plus poussés, ceux qui portent vraiment sa griffe personnelle, ce que ne montrent pas forcément le clips de Placebo ou the auteurs), ainsi qu' un très court échantillon de son travail pour la publicité ou des expositions, ce qui est au final peu et frustrant mais le plaisir qu'on a à voir ces vidéos est largement compensé car le réalisateur à choisi la qualité plutôt que la quantité, et là, ça fait diantrement plaisir...
ça commence avec la vidéo d' Autechre en 1995 pour "Second Bad Vibel", où Chris réalise en plus du montage assez azimuté représentant un robot construit avec des pièces d' avion sur fond d' abstraction, l' artwork de la pochette. La créature ressemble à un robot explorateur du sol martien et Chris en profite pour nous faire péter à la tronche plein d'effets speciaux (notamment des captures issus de Alien ! (*)) en plus de créer des images frappantes, notamment les dernières secondes du clip, sortes de peintures abstraites du plus bel effet.
ça continue en 1997 (exit "the auteurs" comme je l' ai dit -_-...) avec le clip assez hallucinant et agressif d' Aphex Twin, Come to Daddy. A la base, l' Aphex voulait se moquer de Prodigy en faisant ce morceau et a commencé à récolter le succès auprès d' un plus large public que celui de la simple electronica... Ici il est question d' enfants terribles (Cunningham s'inspire de son propre passif d'après l'interview du livret avec le dvd), de télés dangereuses, de mutants hurleurs (voire pédophile si on regarde le clip sous un autre angle encore que la ressemblance clin d'oeil à "rencontres du 3e type" m'a particulièrement frappé...), de grand mères terrorisées et d' inquiètantes banlieues. Encore une fois, comme pour Autechre, le livret et tout l' artwork de l' e.p qui en découlent résultent des bons soins de l' ami Chris.

Come to daddy : vous inquiétez pas, ils sont..."gentils"...
Toujours en 1997, c' est sur le clip "only you" de Portishead qu' on le remarque à l' oeuvre. Avec ce superbe clip (d' un point de vue graphique), il montre que l' on peut tout aussi bien le soir, dans des ruelles mal éclairées, flotter comme si on était sous l' eau.De ce point de vue, l'univers claustrophobe et oppressant (étouffant) du groupe issu de Portishead (oui la ville qui donne son nom au groupe !) s' en trouve très bien rendu...

De 1998 à 2000, il s' illustrera successivement et magistralement avec les clips de Madonna (le gothique et sublime Frozen), Letfield (Africa Shox où une véritable prise de position idéologique et politique se joue entre les états unis et l' Afrique à travers le démembrement successif d' un jeune noir face à l' indifférence de la population new yorkaise.), Squarepusher (Come on my selector, impossible à écouter en entier sans les images frappadingues d' un tex avery issu d' un asile à Osaka au Japon), Aphex Twin encore (Windowlicker, parodie des clips de rappeurs, avec une sacrée dose de dérision, d' humour noir, et des références multiples à Tex Avery, Björk, Michaël Jackson. Clip et morceau --se jouant des codes de la pornographie-- assez hallucinants à la 1ere vision je dois dire...)

Letfield : l' homme de porcelaine O_o


Aphex Twin : Windowlicker heum...
Cerise sur le gateau, le clou du dividi est atteint, avec ce qu'on peut appeler "l' apogée" de Chris Cunningham, le clip de Björk : All is full of love, où nous pouvions voir deux (--peut être les plus beaux androïdes que j' ai pu voir jusqu' a présent enfin, avec ceux de PSO, ceux d' I Robots s' inspirant ouvertement hélas de ceux du clip de chris cunningham--) androïdes de sexe féminin s' embrasser et commencer à faire une étrange position de...Hum hum.


Pour l' aspect technique, on est content et même si on a pas toujours droit aux grandes bandes façon film, l' image est de très bonne qualité. Le son aussi. (5.1 ? 2.0 stéréo ? Impossible de savoir vraiment...). Avec le dvd se trouve aussi un petit livret de 52 pages contenant des interviews, des croquis, photos, bref que du bonheur...
Bémol toutefois : le fait que celà soit un dvd toutes zone, lui confère un prix assez cher (35 euros), mais apparamment pour Noyel, les prix avaient baissés à 14 euros, ce qui est nettement plus abordable (et peut-être pour Noël 2006 rebaisseront ils les prix ?), et puis il n' y a pas les clips moins importants certes, mais tout aussi chouettes de "the Auteurs", "Placebo", "The Holy Barbarians" etc...
A part ça, que du bonheur.
(*) Les captures d'ecrans d'ordinateur de "mother"...