Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Chroniques visuelles
Publicité
6 novembre 2008

Les chroniques de fond de tiroir (8)


Découvrez New Order!

"Elegia" de New Order et en version longue siouplaît ! ^^

ninechansons ... Quand le réalisateur du sympathique Code 46, le trublion Winterbottom (qui a aussi réalisé un film sur la période Joy Division/Factory/New Order --24 hours party people, pas vu mais ça me permet de justifier l'écoute du magnifique "Elegia" que je vous met en haut-- se met en tête de réaliser un film mêlant rock et sexe (et les drogues ? "sexe and drugs and rock and roll" dixit notre regretté Ian Dury !), on s'interroge. Puis le célibataire déviant que je suis devient alors franchement intéressé au vu du projet qui contient des scènes de sexe non simulées (si, si) pour une durée de 69 minutes (la bonne blague... Enfin on peut aussi penser que vu cette durée métaphoriquement sezuelle, on aura pas le temps de s'ennuyer puisque c'est court). Au final, ça bande pas mal mou (on aurait espéré le contraire). Les chansons rock sont molles ! Mais molles ! Evidemment avec ça, t'as pas envie de découvrir les rigolos de Franz Ferdinand ou Black rebel motorcycle club dont j'attendais pas mal dans ce film au vu de leur réputation que je commence à trouver maintenant un peu surestimée. Punaise, c'est pas parce qu'on traite de l'amour que ça se doit d'être mou. (sitôt le disque fini je me suis réecouté à fond du Led Zeppelin et autres Interpol parce que bon...) Bon, et les deux comédiens là-dedans ? Beh, ils s'en sortent plutôt bien et Winterbottom essaye de ne pas tout dévoiler les parties intimes du monsieur et de la madame dès le début (par contre à la fin, ça devient bien hard ! agnaaa) et joue même habilement avec le passé (la relation amoureu... enfin à ce point c'est plus du sexe que de l'amour ce qui en devient gênant, j'y viens après) et le présent (la relation consommée, le pauvre homme déprime à mort en Antarctique.... -_-). Le problème c'est que le film ne se focalise que sur le sexe quand ce ne sont pas les scènes de concert. Du coup on s'attache peu aux protagonistes et le sexe sans sentiments, c'est toujours un peu post-coïtus froidus. Pourtant ça aurait pas pris longtemps pour montrer à Winterbottom comment ils se rencontrent, comment ils ont un coup de foudre, etc... Mais non. Dommage. Parce qu'en l'état ça donne un film interessant mais un peu brouillon. Pour vous faire une idée, je met 3/6. Voilà. Un film moyen souffrant de ses bonnes intentions malgré justement les bonnes intentions.


thekillers Un classique du film noir tout le monde le sait. Mais aussi surtout le film qui fit démarrer (c'était leur premier film !) les jeunes et inexpérimentés Burt Lancaster et Ava Gardner. Lui en boxeur au bout du rouleau acceptant un casse, entraîné par Elle, vamp glamour, femme fatale qui fait tomber les hommes derrière elle. Le film se revoit encore avec un plaisir évident aujourd'hui et non pour ses grandes qualités (le noir et blanc expressioniste d'un Siodmak qui comme Fritz Lang et bien d'autres s'était enfui d'une Allemagne nazie, le superbe plan-séquence de l'attaque des coffres-forts...) mais aussi pour son histoire toujours aussi prenante. A noter que le remake de 64 par Don Siegel avec Angie Dickinson et Lee Marvin (et pis aussi Ronald Reagan ! ça vaut son pesant de cacahouètes...) est très bien aussi. J'aurais tendance à dire que le remake lui est légérement supérieur, c'est dire (et vous connaissez ma haine des remakes) !


bserkwoah Plutôt que parler que de films, faisons une petite pause entre-deux. Je continue donc la saga Berserk en mangas (ou "mangasses" comme diront certains personnes avec un mépris non dissimulés que nous leur renvoyons bien gentiment à la face). Avec les tomes 20 à 22, un virage énorme à 90° se prend dans les plis de l'oeuvre, lui faisant gagner encore plus d'envergure (elle en a pas mal il faut dire. A ceux qui me parlent d'héroïc-fantasy en me citant constamment "Conan" et autres Seigneurs aux anneaux un peu tout gonflés au stéroïds de synthèse, je ne réponds que Dark Crystal et.... Berserk. C'est la seule oeuvre actuelle dans le monde de la BD (et je n'oublie pourtant pas "Gorn" ou "le grand pouvoir du Chninkel" et autres "Thorgal") qui pour moi se hisse au même pouvoir de fascination brute que peut procurer la magie du cinéma. Je lui avais déjà dédié tout un dossier sur un autre blog mais un dossier n'est pas assez face à cette oeuvre ultraviolente et parfois bourrée de sexe, encore que l'auteur s'est bien calmé là-dessus, l'histoire devenant plus approfondie avec le temps, commençant à aborder des notions de magie qu'on jurerait issues de Tolkien (même si Miura revendique plus un héritage digne de Clive Barker, H.R.Giger ainsi que le surréalisme de Bosch pour ces créatures) ! De nouveaux personnages importants font leur apparition, d'autres deviennent plus profond, enfin Griffith ressurgit et avec lui, c'est toute la chute de l'ancien monde qui arrive....

_f_c_b_c_Berserk_Vol22Chap02_fr__04_05_

Je ne le dirais jamais assez, lisez Berserk.


soycubadividi Depuis un certain moment aiguillé par un certain cyborg, j'avais véritablement envie de voir ce film. Mais je n'ai sauté le pas qu'après avoir vu en cours un plan-séquence que je trouvais proprement hallucinant d'une caméra parcourant le sommet d'un immeuble (où un concours de danse a lieu) avant de descendre la façade. Doté de plans-séquences, le film l'est assurément et quasiment fait que de celà, maniés d'une main de maître et d'une maîtrise formidable qui laisse songeur. Le film en lui-même n'en est pas un, documentaire et fictionnel à la fois (4 histoires avec des protagonistes différents sur le Cuba d'avant la révolution et pendant celle-ci), mais surtout, vrai poème filmique d'un Kalatozov tombé vraisemblablement amoureux de l'île. Il y a bien sûr quelques petits défauts (les américains sont de gros capitalistes méchants, bouh...) mais ce n'est que pur chipotage devant la magie de l'objet. Devant l'écran, on se tait, on s'efface.

....Je suis Cuba.

Bon, pas trouvé ce fameux plan-séquence sur You tube, mais y'en a un équivalent en légo pour se donner une "idée"...


quantumpouet ... Chaque James Bond est un évènement en soi. Ce dernier ne dérogeait pas à la règle (oui Jesus, je vais aller voir Hellboy 2, rhooo) et nous nous y précipitâmes avec des amis. D'autant plus que celà s'avérait des plus prometteurs : Amalric, Craig, Olga Kurylenko.

Beh en fait.... non. Pas vraiment perso. Marc Forster n'était sans doute pas le réalisateur le mieux désigné pour le projet à vrai dire. Si vous détestez la caméra Parkinsonienne tellement en vogue de nos jours dans n'importe quel actionner, fuyez d'emblée car vous allez être servis bien copieusement ici. Et encore, si l'action se dotait d'une vraie lecture de l'espace et d'une tension interne, passe encore, mais non, le plus souvent c'est illisible au possible (sauf la très belle scène des échaffaudages chorégraphiée en diable), la faute à cette caméra qui bouge tout le temps quand le montage ne vient pas enterrer avec de gros sabots l'affaire. Pire, les personnages semblent n'avoir qu'une ligne de description sur le scénario. A l'écran ça donne donc un Craig en zombie devenu machine à tuer sans âme, un Amalric carrément en vacances (son personnage est ridicule en plus) et une Olga Kurylenko filmée très banalement, pas attachante pour deux sous à la différence d'un personnage secondaire de jeune anglaise... qui disparaît très vite (alors que c'est sans doute avec M le meilleur personnage du film) ! Le générique lui-même essaye de cacher le naufrage : esthétique 70's à fond par les graphistes de MR12 mais là où celà était sublime avec un vrai sens de la nostalgie dans "Arrête moi si tu peut" (dont le générique d'ouverture est un des grands moments du film), ici c'est froid, on sent trop la machine, c'est trop publicitaire comme ces reprises de styles que je vois dans les magasines et qui me débectent à force de repomper dans une période passéïste de notre histoire. Le passé est le passé, faut innover un peu. Quand à la musique de ce générique, elle est consternante. Alicia Keys n'est pas Tina Turner ni même Shirley Bassey et notre guitariste des White Strips a beau plaquer une guitare chaleureuse, ça reste fadasse et déjà vu. Les motivations de Bond depuis Casino Royal ? La vengeance encore et encore pour une fille que le spectateur a déjà oublié et qui peut sembler plus un ressort scénaristique : Si vous n'avez pas revus Casino Royal auparavant, n'allez donc pas voir ce film sinon vous pourriez penser ça pendant le film : "Ah ouais, il veut venger Vesper... Ah euh elle ressemblait à quoi déjà ?" ...Pouf, trou blanc du spectateur. Ce qui est d'ailleurs troublant (hoho) car généralement chaque épisode de Bond se suffit à lui-même indépendamment des autres. Ici on est dans une logique de suite comparé au précedent, ce qui est assez déboussolant.

Enfin ne cherchez pas ce que veut dire le titre "Quantum of solace", c'est sans doute révélé dans un dialogue du film et après baste, déjà oublié. C'est en gros le grand mystère de ces années 2000. agnaaa

Publicité
Commentaires
P
Bon ben, on va lire Bersek alors :D<br /> <br /> <br /> <br /> Je ne suis pas d'accord avec toi concernant Quantum of Solace. Certes il est moins marquant que Casino Royale mais je trouve que c'est un bon film. Il y a pas mal de scènes scotchantes et bien filmées. La caméra bouge pas mal mais ça retranscrit le bouillonnement intérieur de Bond donc ça ne m'a pas dérangé. Je ne trouve pas non plus qu'il soit devenue une machine à tuer, il est plus froid parce qu'il a été trahi mais on voit bien à la fin que non seulement il veut vivre mais qu'il sait encore se montrer protecteur. <br /> <br /> <br /> <br /> Je n'ai pas vu les autres films mais Les Tueurs me tente beaucoup !
Répondre
N
Merci Olivier !<br /> Oui, le scénario, c'est le gros mystère de ce film, tout comme le titre. Avec le recul, je pense plus que c'est un Bond de transition, histoire de clore le chapitre "vesper" et passer à autre chose. Enfin du moins, je l'espère, on verra ça au prochain épisode mais au moins Bond ira bien mieux. Sauf si ils nous le font "ah, je dois me repentir, je l'ai vengée, mais elle me manque trop, donc je bois et je continue à tuer à tout va" et là, ça sera un peu lourd à la fin.... M'enfin c'est que mon avis. :)
Répondre
E
tout d'abord merci de tes commentaires sur mon blog, je vais donc te rajouter à mes favoris.<br /> Sinon, je n'ai pas du tout aimé ce dernier james bond qui ressemble davantage à un épisode de Jason Bourne et ds lequel le méchant se révèle anecdotique.<br /> Et puis, le scénario est inexistant!
Répondre
N
Merci Rom pour ton commentaire. J'ai entendu aussi beaucoup de bien de "the wire". Peut-être me laisserais-je tenter oui... :)
Répondre
R
Tout à fait d'accord avec toi sur Soy Cuba, magique du premier au dernier plan. <br /> Pour ce qui est du fameux travelling entre les immeubles, lors du cortège funèbre, pas d'hélico, mais la caméra est fixée à un rail (on peut d'ailleurs le voir dans la fabrique de cigares).<br /> Quant à Rome, j'adore en effet le couple Cleopatre/Marc Antoine qui y est mis en scène de façon magnifique. <br /> Autre série estampillée HBO, que j'ai découvert récemment, sublime, démentielle, immense : The Wire (Sur écoute). Ma série préférée, ma série de chevet tout simplement. La perfection absolue. En termes d'écriture, d'intensité, de pertinence, de mise en scène. Du jamais vu.<br /> Et je dois avouer que j'ai tendance à préferer les séries au cinéma. Dans mon panthéon, The Wire est à égalité avec mon film préféré. C'est dire.
Répondre
Chroniques visuelles
Publicité
Chroniques visuelles
Archives
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 549 468
Publicité
Publicité