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Sans argent pour partir en vacances, Jamie et ses amis s’ennuient à mourir dans leur petite ville de Rainmouth. Leurs journées se résument à trainer dans les snacks, déambuler à la fête foraine et essayer désespérément de sortir avec une fille en s’incrustant dans des soirées. Alors lorsque Juliana arrive en ville, Jamie a immédiatement le coup de foudre pour cette magnifique et entreprenante jeune femme. Mais au même moment, il apprend qu’un loup-garou rôderait autour de Rainmouth et qu’il serait particulièrement friand de chair vierge… Pour Jamie et ses amis, se dépuceler va devenir une question de vie ou de mort.

 

Ah L'Ecosse ! Ah les loups-garous ! Deux choses qui ne sont pas assez représentées au cinéma. Il y a eu bien sûr quelques fleurons qui abordaient ces rivages avec une certaine justesse. D'un côté le toujours aussi trash et drôle Trainspotting. De l'autre Hurlements ou plus récemment, l'excellent Ginger snaps qui mélange adolescence et lycanthropie avec un certain brio. C'est aussi le parti pris de Love bite sur un versant largement plus comique. La réunion en somme de American Pie avec Twilight comme écrivait un critique. Cela peut sembler complètement antinomique mais en fait non. Et moi qui ne suis pourtant pas fan des American Pie, jugeant leur humour souvent trop graveleux et qui n'avoue n'avoir vu que le premier Twilight, j'avoue que le rapprochement est assez bien vu. Osons-le dire tout de suite, j'ai pris mon pied devant ces ados complètement obsédés (et parfois très très cons) là où j'ai tendance à moins me marrer (je suis plus Monthy Pythons hein). Il faut avouer que c'est généralement bigger-than-laïfe pour coller à la réalité de ce que l'on peut être à cet âge et c'est tant mieux en somme. Les répliques ne font pas dans la dentelle (j'ai ri comme une baleine aux 10 premières minutes), les personnages non plus. Excepté le héros, un peu plus romantique que ses potes.

 

 

A noter que les filles ne sont pas mieux loties non plus à cet âge là (mention spéciale à l'enrobée Alicia qui semble aussi intéressée que les mâles à jouer à touche-pipi au plus vite). En fait garçons comme filles, tout le monde semble se faire royalement chier dans une petite ville réputée uniquement pour sa tourte (à moins que ce ne soit un clin d'oeil britannique au cousin américain American Pie ?) et où la seule occupation intéressante semble en fait de s'échanger gentiment fluides en tous genres dans la bonne humeur ou la déconnade alcolisée de la moindre fête proposée. Même les flics n'ont rien d'autre à faire que patrouiller bêtement, emmerdant volontiers les jeunes parce qu'à nouveau, ben, il n'y a rien d'autre à faire ! Cela vire à la caricature presqu'à la longue mais au moins le film est court. On aurait même aimé qu'il soit un peu plus court vu que le jeu de piste avec le loup-garou est constamment repoussé vers la fin du film, laissant plus de marge aux aventures de nos drôles et lourds héros, mais rallongeant un peu plus le film que nécessaire. On l'aura compris, Love Bite est une sympathique comédie humoristique plus qu'un film fantastique et horrifique avant tout.

 

 

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Parmi nos héros, le plus mignon est le moins boulet. Alors, vous avez deviné lequel est-ce ?

 

Et le loup-garou me dites vous ? Ce brave lycan est peu dévoilé dans l'ensemble du film, plus dans sa dernière demi-heure où là, il a vraiment les crocs. Probablement parce que les effets spéciaux pour celui-ci sont un peu rudimentaires on s'en doute. Tant mieux, la créature n'en marche qu'un peu mieux et chacune de ses apparitions s'avère à la fois brutale (dans le genre déchiquetage, lui aussi ne fait pas dans la dentelle) et incongrument marrante (sauf au final). On ajoute à ça une belle photographie et une captation assez juste de ce que doit être l'ambiance de ce genre de petite ville paumée non loin de la mer et c'est tout bon.

 

Et puis il faut ajouter deux atouts de choix non négligeable pour ce film. Déjà, Timothy Spall en second rôle complètement déjanté (il faisait déjà le traître "Queudver" dans l'univers d'Harry Potter, souvenez-vous) et qu'on est content de retrouver (c'est à vrai dire, une "gueule" reconnaissable d'emblée dans le cinéma britannique aux côtés d'un Liam Cunningham ou d'un Brendan Gleeson). Et puis surtout Jessica Szohr qui illumine le film dans le rôle de Juliana, jeune femme aventurière et très sûre d'elle. C'est elle qui pousse le timide et raisonnable Jamie à prendre les devants, semblant même l'encourager en lui tendant toutes les perches. Mais est-ce vraiment intéressé ou bien n'y a t'il pas autre chose derrière ? Le film a bien conscience du charme de son actrice et l'utilise complètement dans l'histoire. Et dans le même temps, c'est chouette d'avoir un personnage de jeune femme qui sait où elle va et qui de fait, à plus de caractère que prévu.

 

 

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*coeur avec les doigts*

 

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Ici Juliana nous explique qu'il faut manger régulièrement des fruits et légumes. Surtout des fruits. (*)

 

 

Bref un bon moment passé avec le DVD sorti le 21 novembre 2016 chez la Metropolitan Filmexport. Le film ne casse pas trois pattes à un canard mais il reste bien fun. Par contre pas de chapitrage dans le menu du DVD alors qu'il y a bien des chapitres quand on utilise la zapette. Groumpf donc mais c'est juste un léger bémol.

 

Chronique en partenariat avec Cinetrafic et les opérations DVDtrafic.

http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-horreur-2016

http://www.cinetrafic.fr/film-2017

 

 

(*) Ah, vous penseriez que je n'essaierais pas d'abaisser la chronique au niveau du film ? Oh quand même, ne soyez pas naïfs mes poussins adorés. Vous espériez quoi encore ? Un grand verre de Schweppes ? Hey, what did you expect ? :)