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À la mort de leur mère, une jeune femme israélienne et ses deux frères découvrent qu'elle avait enfoui un important secret. La quête de la vérité va les entraîner jusqu'en France, dans un voyage qui provoquera un chaos sans nom, tour à tour tragique et hilarant, au milieu duquel Dorona, Natanel et Shai s'interrogeront sur leur identité, sur la vérité et sur l'amour.

 

"J'aime les personnages et les films qui évoluent "sur le fil". J'aime la capacité que la vie quotidienne a de surprendre, au point de paraître complètement surréaliste et merveilleuse par instants. Dans De douces paroles, j'aime plus particulièrement l'espression d'émerveillement ou de surprise qui passe sur les visages des personnages lorsqu'ils sont confrontés à chaque rebondissement de l'histoire. Leurs réactions révèlent à quels points ils peuvent être naïfs et pétris de certitudes à propos de la vie qu'ils mènent, et, à l'opposé, à quel point le moindre changement peut les mettre dans un état de vulnérabilité extrême. Ils me font rire, ils me touchent, et avant toute chose, leur fragilité me fait les aimer encore plus."

Shemi Zarhim, dans les notes d'intention du film.

 

Oh la bonne surprise ! Typiquement le genre de film dont je n'attendais rien et qui est taillé dans du feel-good movie avec ce qu'il faut d'émotion, d'humour et de sensibilité pour m'emporter. Où l'histoire de trois pieds nickelés en quête de la vérité et qui feront le voyage de leur Israël natal jusque dans le sud de la France (tiens c'est joli Marseille) afin d'avoir le fin mot sur le secret de leurs origines. Ecritures ciselée, personnages tour à tour parfois irritants puis attachants une fois qu'on apprend à mieux les connaître, on va de rebondissements en rebondissements. Si bien qu'à la fin on a plus forcément trop envie de les quitter.

 

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Mieux que le spoof movie, le Slurp movie.

 

Il sera aussi question de deuil, de cheminements intérieurs ou à deux avec parfois un poil de fantastique dans deux, trois scènes (le fantôme façon Woody Allen, en largement moins grave dans le ton). Ce n'est évidemment pas nouveau mais la sauce prend d'emblée puisque chacun des personnages est excellemment bien écrit avec une subtilité qu'on jure calqué sur la vie, telle qu'on al connaît. Il y a Dorona, exigeante et méfiante (surtout avec cette mère et ce père qu'elle redécouvre), Natanel, trop carré surtout dans son rôle nouveau de père de famille (le personnage a aussi fonction de critique/remsie en cause de la religion d'une manière assez subtile), Shaï enfin, le plus jeune, gay, drôle, inventif. Souvent rabroué par son frère pour ses idées en tous genres mais qui ici, permettront justement à nos héros de mener l'enquête en ne se dispersant pas trop.

 

On pourra prendre le film comme une comédie douce et légère, comme une certaine allégorie de la vie. On constatera étonné que l'essentiel n'est pas forcément la réponse à tout prix mais plus le chemin parcouru et d'où au final, une mutation, une évolution apaisée est née. Et puis bon les répliques fusent, les acteurs sont bons, c'est bien filmé, que demande le peuple bon sang ? Grosse surprise du box-office Israélien ? C'est amplement mérité ! Une des excellentes surprises de 2016 que j'ai regretté maintenant d'avoir loupé en salles mais que je suis content d'avoir vu grâce au DVD de Blaq Out (sorti le 18 octobre 2016). D'ailleurs je l'ai mis dernièrement dans mon petit top des meilleurs films de l'année, eh ouais (top très subjectif vous vous en doutez).

 

Chronique réalisée dans le cadre de la dernière opération dvdtrafic de Cinetrafic :

http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-2016

http://www.cinetrafic.fr/tous-les-films