aristoi

 

On peut supposer que la chose est commune à de nombreux lecteurs : écouter de la musique pendant qu'on dévore un gros roman. Mais l'idée de se faire sa "bande originale" de l'oeuvre l'est moins. Rien de plus simple dans ce cas, encore faut-il mettre en place le processus. Soit un même auteur et groupe avec quelques chansons étalées sur tout le livre (à vous de les faire revenir ou pas), soit un thème principal qui va revenir régulièrement un peu comme l'unité musicale d'un film (on connaît tous le thème principal des Dents de la mer ou de Star Wars par exemple) et devenir finalement LE thème de votre roman.

 

Il en ressort que l'on finit par associer une chanson ou un thème instrumental avec une oeuvre bien précise comme un souvenir précieux. Evidemment je doute que cela marche pour tous les livres ou tous les genres. Prenez le roman policier, il y a forcément une codification musicale qui est liée au film noir qui intervient probablement comme on pourra être tenté d'associer un orchestre symphonique à de la science-fiction ou du synthé Carpenterien à un bon récit horrifique. Soit. Mais l'on peut aussi choisir de sortir volontairement des sentiers battus si la musique en elle-même est presque cinématographique, qu'elle a suffisamment de volonté pour s'imposer d'elle-même à votre lecture.

 

Les exemples qui suivent sont personnels : Les morceaux Immature et Unravel (Björk) sur Aristoï de Walter Jon Williams, l'instrumental Music of the mind de Jamiroquai sur Cyteen de C.J.Cherryh ou plus récemment Joël Fajerman et son Aventure des plantes (initialement une bande-originale d'ailleurs...) sur le Noô de Stefan Wul. Il arrive aussi parfois que c'est le roman qui vous dicte impérieusement ses besoins musicaux, là encore exemples personnels, Coltrane qui rythme furieusement Kafka sur le rivage (comme je le dis en lien, ce fut une découverte), Led Zeppelin ou le MC5 dans Le temps du twist (Joël Houssin).

 

Et vous, avez-vous aussi vos soundtracks de livres ?gneee